Le 15 avril 2026, trois des plus grands ordres professionnels du Québec ont publié un avis conjoint exceptionnel sur les pratiques entourant l’hormonothérapie en ménopause. Le Collège des médecins du Québec (CMQ), l’Ordre des infirmières et des infirmiers du Québec (OIIQ) et l’Ordre des pharmaciens du Québec (OPQ) ont parlé d’une même voix : certaines pratiques observées au Québec ne respectent pas les standards cliniques et compromettent la sécurité des patientes.
Ce n’est pas un signal d’alarme contre l’hormonothérapie en soi — c’est un traitement valide, bien encadré par la science, qui soulage de nombreuses femmes en ménopause. C’est une mise en garde claire contre des pratiques qui dépassent les données probantes. Chez Clinique Omicron, nous appuyons pleinement ces directives.
Ce que les trois ordres professionnels dénoncent
Les avis publiés le 15 avril 2026 ciblent des façons de prescrire, de vendre et de promouvoir l’hormonothérapie qui s’écartent des données probantes :
- Des prescriptions trop rapides et en trop grandes quantités, sans évaluation clinique rigoureuse préalable.
- Des bilans sanguins inutiles ou extensifs — des tests sans valeur clinique démontrée qui gonflent les coûts sans protéger les patientes.
- Des traitements non appuyés sur des données probantes, des approches qui ne reposent pas sur des études scientifiques solides.
- La promotion d’une marque ou d’un type d’hormonothérapie particulier, créant un conflit d’intérêts potentiel.
- Des pratiques qui ne respectent pas le consentement libre et éclairé.
Ces préoccupations viennent de trois présidents d’ordres professionnels : le Dr Mauril Gaudreault (CMQ), Jean-François Desgagné (OPQ) et Luc Mathieu (OIIQ). Leur prise de position commune est rare — et délibérée.
Les recommandations officielles : ce qu’une pratique conforme doit inclure
Des traitements approuvés par Santé Canada
Seuls les traitements d’hormonothérapie approuvés par Santé Canada doivent être utilisés. Cela exclut les préparations magistrales non approuvées et les formulations présentées comme « bio-identiques » sans approbation réglementaire.
Des données probantes comme boussole clinique
Les décisions de traitement doivent s’appuyer sur ce que la science a réellement démontré, pas sur des tendances ou des témoignages.
Des bilans paracliniques justifiés cliniquement
Les tests sanguins ne doivent être demandés que lorsqu’ils sont indiqués par l’évaluation clinique — pas de façon systématique pour toutes les femmes qui consultent.
Un consentement libre, éclairé et révocable
La patiente doit recevoir une information complète, sans pression ni influence indue. Elle peut retirer son consentement en tout temps.
Il n’existe aucune « spécialité » reconnue en ménopause
Au Québec, il n’existe aucune spécialité médicale reconnue en ménopause ou en hormonothérapie. Un professionnel qui se présente comme « spécialiste en ménopause » utilise un titre qui n’a pas de reconnaissance officielle au sens du CMQ ou de l’OIIQ.
Un médecin peut avoir une expérience clinique significative dans ce domaine, mais un titre auto-attribué vient souvent d’une formation privée ou d’une association commerciale.
Comment évaluer la crédibilité d’un professionnel
- Vérifiez l’inscription au registre de l’ordre professionnel (cmq.org).
- Demandez sur quelle base clinique le traitement est proposé.
- Un professionnel sérieux explique les risques autant que les bénéfices.
- Méfiez-vous des promesses de « rajeunissement » ou de résultats garantis.
Vos droits comme patiente
Le droit à l’information complète
Avant de commencer un traitement hormonal, vous avez le droit de connaître les bénéfices attendus, les risques possibles, les alternatives disponibles.
Le droit de refuser ou de changer d’idée
Vous pouvez dire non à un traitement. Et si vous acceptez aujourd’hui, vous pouvez changer d’idée demain. Le consentement n’est pas irrévocable.
Le droit de demander un deuxième avis
Consulter un autre médecin avant de prendre une décision est une démarche saine.
Le droit de signaler une situation préoccupante
Vous pouvez contacter le CMQ, l’OIIQ ou l’OPQ selon le professionnel concerné.
L’engagement de Clinique Omicron
Clinique Omicron appuie sans réserve les directives publiées le 15 avril 2026 par le CMQ, l’OIIQ et l’OPQ. Notre approche repose sur les mêmes principes :
- Nous n’utilisons que des traitements approuvés par Santé Canada.
- Nos décisions cliniques s’appuient sur des guides de pratique reconnus et des données probantes actuelles.
- Nous ne prescrivons pas de bilans sanguins extensifs sans indication clinique justifiée.
- Nous prenons le temps d’expliquer les options, les risques et les bénéfices — sans pression ni influence commerciale.
- Nos médecins ne se présentent pas comme des « spécialistes en ménopause » — ils sont des médecins de formation rigoureuse qui traitent la ménopause avec compétence.
Les pratiques dénoncées par les trois ordres nuisent aux patientes et à la confiance envers le système de santé. La sécurité des femmes qui traversent la ménopause n’est pas négociable.
Clinique Omicron
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