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Endocrinologie reproductive & Gynécologie & Urologie & Médecine de famille

Inhibine B - Test médical Clinique Omicron

L'inhibine B est un membre de la superfamille du TGF-β (Transforming Growth Factor-bêta), une glycoprotéine homodimérique composée d'une sous-unité α et d'une sous-unité βB, produite de façon gonade-spécifique. Chez la femme, elle est sécrétée principalement par les cellules de la granulosa des follicules antraux en phase folliculaire précoce (J2–J5) sous l'influence de la FSH. Chez l'homme, elle est produite exclusivement par les cellules de Sertoli des tubes séminifères. L'inhibine B exerce un rétrocontrôle négatif sélectif sur la sécrétion de FSH hypophysaire (sans affecter la LH), constituant ainsi un régulateur clé de l'axe hypothalamo-hypophyso-gonadique. En pratique clinique, son dosage est utilisé dans deux contextes principaux : l'évaluation de la réserve ovarienne chez la femme (en parallèle avec l'AMH et la FSH basale) et l'évaluation de la spermatogenèse chez l'homme infertile (marqueur de la fonction des cellules de Sertoli et de la spermatogenèse active). Comparée à l'AMH — qui est aujourd'hui le marqueur de référence de la réserve ovarienne —, l'inhibine B présente une variabilité intercyclique plus importante et une sensibilité moindre pour la détection des réserves ovariennes diminuées. Cependant, elle conserve une utilité clinique réelle, notamment dans l'évaluation de l'infertilité masculine et dans certains contextes pédiatriques (évaluation de la puberté et de la fonction testiculaire).

Biochimie, régulation et valeurs de référence

  • Structure moléculaire, synthèse et régulation de l'inhibine B : structure biochimique : membre de la superfamille TGF-β → inhibine B = hétérodimère α-βB (18 kDa chaque sous-unité) + inhibine A = hétérodimère α-βA → activine = homodimère βA-βA ou βB-βB (sans sous-unité α) → la follistatine neutralise l'activine (et partiellement l'inhibine) dans les tissus → l'inhibine B et l'inhibine A partagent la même sous-unité α mais diffèrent par leur sous-unité β → cette différence structurelle explique leurs profils de sécrétion distincts pendant le cycle menstruel + chez la femme — sécrétion et profil cyclique : cellules de la granulosa des follicules antraux → principale source d'inhibine B en phase folliculaire précoce → l'inhibine B est produite en réponse à la stimulation par la FSH → pic d'inhibine B en phase folliculaire précoce (J2–J7) → décline après le pic de LH → inhibine A : produite en phase lutéale → par le corps jaune + follicule dominant en fin de phase folliculaire → pic en phase lutéale moyenne → rétrocontrôle négatif de l'inhibine B sur la FSH hypophysaire : l'inhibine B sécrétée par les follicules antraux → inhibe sélectivement la sécrétion de FSH → PAS d'effet sur la LH → réduction de la FSH → limite le recrutement folliculaire → mécanisme de régulation du nombre de follicules recrutés à chaque cycle → la mesure de l'inhibine B reflète indirectement le pool de follicules antraux (réserve ovarienne) → chez l'homme — sécrétion et régulation : cellules de Sertoli (uniquement) → l'inhibine B est le marqueur sérologique de la fonction des cellules de Sertoli + de la spermatogenèse active dans les tubes séminifères → régulation : la FSH stimule la production d'inhibine B par les cellules de Sertoli → l'inhibine B inhibe en retour la sécrétion de FSH → boucle de rétrocontrôle → une FSH élevée + inhibine B basse = rétrocontrôle insuffisant → altération de la spermatogenèse → la testostérone (cellules de Leydig) a un effet permissif sur la production d'inhibine B par les cellules de Sertoli → intégration de l'axe LH/testostérone + FSH/inhibine B ; valeurs de référence (varient selon les laboratoires — méthode immunoenzymatique ELISA ou CLIA) : femme en âge de procréer (J2–J5 du cycle) : 15–300 pg/mL (selon les laboratoires et la méthode) → diminution progressive avec l'âge → inhibine B <45 pg/mL à J3 → diminution de la réserve ovarienne → inhibine B indétectable (<10–15 pg/mL) → ménopause + insuffisance ovarienne sévère → à noter : l'AMH est aujourd'hui préférée à l'inhibine B pour l'évaluation de la réserve ovarienne (demi-vie plus longue + moins de variabilité intercyclique + dosable n'importe quand dans le cycle vs inhibine B = J2–J5 uniquement) + homme adulte : 80–350 pg/mL (selon les laboratoires) → inhibine B <80 pg/mL → altération de la spermatogenèse → inhibine B indétectable (<15–20 pg/mL) + azoospermie + FSH très élevée → échec sévère de la spermatogenèse (azoospermie non-obstructive grave) → pronostic très défavorable pour la TESE + enfant prépubère : faible chez les filles (souvent indétectable) → détectable chez les garçons (produite par les cellules de Sertoli immatures — marqueur de la présence de tissu testiculaire fonctionnel)
  • Principales indications cliniques et comparaison avec l'AMH : indication 1 — évaluation de la réserve ovarienne chez la femme : inhibine B vs AMH : l'AMH est aujourd'hui le marqueur de référence de la réserve ovarienne (produite par les cellules de la granulosa des follicules preantraux et antraux précoces + stable tout au long du cycle + demi-vie plus longue + moins influencée par la contraception hormonale) → l'inhibine B a une variabilité intercyclique plus importante + doit être dosée en J2–J5 uniquement → dans le contexte de l'évaluation de la réserve ovarienne, l'inhibine B est maintenant considérée comme un marqueur de 2e intention derrière l'AMH et le CFA (compte des follicules antraux) → cependant, dans certaines situations où l'AMH n'est pas disponible ou ses résultats sont discordants, l'inhibine B garde une valeur diagnostique complémentaire → Seifer 1997 — Journal of Clinical Endocrinology and Metabolism : inhibine B J3 <45 pg/mL → diminution de la réserve ovarienne + moins bons résultats en FIV → donnée fondatrice + Groome 1996 — Journal of Clinical Endocrinology and Metabolism : développement du dosage de l'inhibine B → validation de la méthode → indication 2 — évaluation de la spermatogenèse dans l'infertilité masculine : inhibine B = marqueur de la fonction des cellules de Sertoli et de la spermatogenèse tubulaire → corrèle avec la concentration et la motilité des spermatozoïdes (Sharpe 1994 — Journal of Endocrinology + Pierik 1998 — Clinical Endocrinology) → inhibine B basse + FSH élevée → spermatogenèse altérée → azoospermie non-obstructive (sécrétoire) probable → valeur prédictive pour la TESE (extraction chirurgicale des spermatozoïdes) : inhibine B >80 pg/mL → probabilité de retrouver des spermatozoïdes à la TESE : 60–70 % → inhibine B indétectable + FSH >15 UI/L → probabilité de retrouver des spermatozoïdes à la TESE : <15–20 % → limite du pronostic de la TESE → Ballesca 2000 — Human Reproduction : inhibine B + prédiction de la spermatogenèse résiduelle dans l'azoospermie non-obstructive + indication 3 — évaluation de la puberté et de la fonction gonadique pédiatrique : chez le garçon : inhibine B détectable dès la période néonatale (mini-puberté) → puis reste détectable en prépuberté + augmente fortement à la puberté (stimulation par la FSH) → son dosage aide à évaluer l'intégrité du tissu testiculaire et la présence de cellules de Sertoli fonctionnelles → utile dans le diagnostic différentiel du retard pubertaire (inhibine B détectable → cellules de Sertoli présentes → tissu testiculaire présent) vs anorchidie + chez la fille : inhibine B souvent indétectable en prépuberté → apparaît à la puberté + indication 4 — tumeurs de l'ovaire et testicules (marqueur tumoral accessoire) : tumeurs des cellules de la granulosa (TCG) de l'ovaire : inhibine B + inhibine A toutes deux très élevées → utilisées comme marqueurs de suivi (réponse au traitement + récidive) → Burger 2001 — Journal of Clinical Endocrinology and Metabolism : inhibine B + tumeurs granulosa + suivi + tumeurs des cellules de Sertoli (testicules) : inhibine B peut être élevée

Applications cliniques de l'inhibine B

Contexte cliniqueDonnées, interprétation et conduite à tenirÉtudes clés et recommandations
Inhibine B et réserve ovarienne chez la femme
Réserve ovarienne — AMH — FSH basale — CFA — inhibine B J3 — FIV résultats — ménopause — IOP — vieillissement ovarien — transition menstruelle — inhibine B grossesse
Inhibine B dans le contexte de la réserve ovarienne : profil d'inhibine B selon l'état reproductif : femme en âge de procréer avec réserve ovarienne normale : inhibine B J3 : 80–200 pg/mL → pic en phase folliculaire précoce (J5–J7) → inhibine A prédominante en phase lutéale + inhibine B basse à la périménopause : l'inhibine B décline progressivement avant la FSH et avant les variations œstrogéniques → la réduction de l'inhibine B est un marqueur précoce de la réduction du pool folliculaire → Burger 2000 — Journal of Clinical Endocrinology and Metabolism : inhibine B + transition ménopausique → déclin de l'inhibine B précède la hausse de la FSH + la réduction des œstrogènes → marqueur précoce du vieillissement ovarien + en ménopause établie : inhibine B indétectable → FSH très élevée (>40 UI/L) → absence d'activité folliculaire + insuffisance ovarienne prématurée (IOP) : inhibine B indétectable ou très basse + FSH >25 UI/L à deux reprises + aménorrhée >4 mois chez une femme <40 ans → corrélation avec l'AMH (toutes deux effondrées) + inhibine B dans l'évaluation de la réponse à la stimulation ovarienne (FIV) : l'inhibine B en J3 prédit la réponse ovarienne à la stimulation : inhibine B <45 pg/mL → réserve diminuée → moins bonne réponse à la FSH → moins de follicules recrutés → moins d'ovocytes ponctionnés → réduction du taux de succès de la FIV → Seifer 1997 — JCEM : inhibine B J3 <45 pg/mL → corrèle avec moins bons résultats de la FIV → mais : l'AMH et le CFA sont aujourd'hui préférés à l'inhibine B pour la prédiction de la réponse ovarienne (meilleure performance diagnostique + moins de variabilité) + inhibine B et grossesse : augmente légèrement au 1er trimestre → produite par le corps jaune (premières semaines) + par le cytotrophoblaste → retour aux valeurs préconceptionnelles au 2e trimestre → inhibine B diminuée dans la grossesse (cytotrophoblaste peu producteur d'inhibine B vs inhibine A qui est élevée dans la prééclampsie) ; résumé de la place de l'inhibine B dans le bilan de réserve ovarienne actuel (2024) : bilan de 1re intention : AMH + FSH basale (J2–J5) + CFA à l'échographie (compte des follicules antraux) → bilan de 2e intention ou complémentaire : inhibine B J3 si AMH discordante + ou si non disponible → la tendance des guidelines actuelles (ESHRE 2023 + SOGC 2022) est de ne plus recommander l'inhibine B en routine dans le bilan de réserve ovarienne — l'AMH l'ayant largement remplacée + l'inhibine B conserve une valeur dans les contextes de recherche + les tumeurs de la granulosa + l'évaluation de la ménopause + la transition ménopausique Seifer 1997 — Journal of Clinical Endocrinology and Metabolism : inhibine B J3 <45 pg/mL + diminution réserve ovarienne + résultats FIV → donnée fondatrice + Groome 1996 — JCEM : développement + validation du dosage immunoenzymatique de l'inhibine B + Burger 2000 — JCEM : inhibine B + transition ménopausique → déclin de l'inhibine B précède la hausse de la FSH → marqueur précoce de la diminution de la réserve + La Marca 2009 — Human Reproduction Update : AMH vs inhibine B → AMH supérieure pour l'évaluation de la réserve ovarienne + meilleure corrélation avec le CFA + moins de variabilité → AMH = marqueur de référence + ESHRE 2023 + SOGC 2022 : réserve ovarienne → AMH + FSH + CFA = bilan de 1re intention → inhibine B = 2e intention + Broer 2011 — Human Reproduction Update : méta-analyse → AMH et CFA supérieurs à inhibine B et FSH pour la prédiction de la réponse à la stimulation ovarienne + Scfa (Société canadienne de fertilité et andrologie) + INESSS Québec : dosage AMH et inhibine B dans le bilan d'infertilité
Inhibine B dans l'infertilité masculine et l'azoospermie
Spermatogenèse — cellules de Sertoli — azoospermie non-obstructive — azoospermie obstructive — TESE — FSH inhibine B — varicocèle — cryptorchidie — Klinefelter — chimiothérapie — hypogonadisme
Inhibine B dans l'infertilité masculine — rôle de marqueur de la spermatogenèse : base physiologique : cellules de Sertoli → inhibine B → rétrocontrôle FSH → l'inhibine B corrèle directement avec le nombre de cellules de Sertoli fonctionnelles et l'état de la spermatogenèse → interprétation clinique combinée inhibine B + FSH + testostérone : inhibine B normale (>80 pg/mL) + FSH normale + testostérone normale → spermatogenèse normale attendue → azoospermie si présente → probablement obstructive (CBAVD + obstruction des canaux déférents) → inhibine B basse (40–80 pg/mL) + FSH légèrement élevée → altération modérée de la spermatogenèse → oligospermie probable + inhibine B très basse (<40 pg/mL) + FSH élevée (>10 UI/L) → spermatogenèse sévèrement altérée → oligospermie sévère ou azoospermie non-obstructive → inhibine B indétectable + FSH très élevée (>15–20 UI/L) + testostérone normale ou basse → échec total de la spermatogenèse → azoospermie sécrétoire → pronostic défavorable pour la TESE → Pierik 1998 — Clinical Endocrinology : inhibine B + azoospermie → marqueur discriminant de l'azoospermie obstructive vs non-obstructive → Ballesca 2000 — Human Reproduction : inhibine B + prédiction de la spermatogenèse résiduelle → valeur seuil 80 pg/mL pour différenciation + valeur prédictive de la TESE (extraction chirurgicale des spermatozoïdes testiculaires) : l'inhibine B peut orienter la décision de TESE dans l'azoospermie non-obstructive → inhibine B ≥80 pg/mL → probabilité de retrouver des spermatozoïdes à la TESE : 60–70 % → inhibine B <40 pg/mL → probabilité de retrouver des spermatozoïdes : 30–40 % → inhibine B indétectable → probabilité très faible (<15–20 %) → MAIS : l'inhibine B seule ne suffit pas → valeur limitée → la TESE ne doit pas être refusée uniquement sur la base d'une inhibine B indétectable (des spermatozoïdes peuvent être trouvés malgré une inhibine B très basse) → la décision de TESE doit intégrer le contexte clinique + la génétique (caryotype + microdelétions Y + CFTR) + étiologies de l'inhibine B basse dans l'infertilité masculine : azoospermie sécrétoire (non-obstructive) : syndrome de Klinefelter (47,XXY) + microdelétions du chromosome Y (AZFa + AZFb + AZFc) + cryptorchidie bilatérale + orchite ourlienne + chimiothérapie alkylante + radiothérapie testiculaire + idiopathique → varicocèle : inhibine B modérément réduite → amélioration après varicocélectomie corrèle avec l'augmentation de l'inhibine B → Alukal 2010 — Urology + hypogonadisme hypogonadotrope (HH) : déficit en GnRH → FSH + LH basses → testostérone basse → inhibine B basse → traitement : hCG + FSH recombinante → stimule la spermatogenèse + production d'inhibine B → réponse au traitement suivie par l'inhibine B + LH et la testostérone + cryptorchidie : si bilatérale + non traitée → réduction progressive des cellules de Sertoli → inhibine B basse → indicateur du dommage testiculaire résiduel Pierik 1998 — Clinical Endocrinology : inhibine B + azoospermie → discrimine azoospermie obstructive vs non-obstructive → référence diagnostique + Ballesca 2000 — Human Reproduction : inhibine B + prédiction spermatogenèse résiduelle dans l'azoospermie non-obstructive → seuil 80 pg/mL + Sharpe 1994 — Journal of Endocrinology : revue de la fonction des cellules de Sertoli + rôle de l'inhibine B + Alukal 2010 — Urology : varicocèle + inhibine B + amélioration post-varicocélectomie + Jensen 1997 — European Journal of Endocrinology : inhibine B + spermogramme + corrélation + Cooper 2021 — Human Reproduction (OMS 6e édition) : normes spermogramme + bilan étiologique infertilité masculine + EAU 2023 (European Association of Urology) : guidelines infertilité masculine → inhibine B + FSH + testostérone → bilan de référence + AUA guidelines male infertility 2021 + SCFA (Société canadienne de fertilité et andrologie) : bilan infertilité masculine au Canada + INESSS Québec : remboursement inhibine B dans le bilan d'infertilité
Inhibine B en pédiatrie, tumeurs de la granulosa et situations particulières
Puberté — mini-puberté — retard pubertaire — anorchidie — tumeurs cellules granulosa — hypogonadisme — inhibine B chimiothérapie — préservation fertilité — crytorchidie pédiatrique — anti-Müllérienne
Inhibine B en pédiatrie — marqueur de la puberté et de la fonction gonadique : chez le garçon : inhibine B présente dès la naissance → augmente pendant la mini-puberté (2–6 mois de vie) → reflète l'activation néonatale de l'axe HPG + puis reste stable (faiblement détectable) jusqu'à la puberté → forte augmentation à la puberté sous l'effet de la FSH → permet d'évaluer la présence de tissu testiculaire fonctionnel (cellules de Sertoli actives) → utile dans le diagnostic différentiel entre : retard pubertaire constitutionnel (inhibine B détectable + FSH basse) → hypogonadisme hypogonadotrope permanent (inhibine B très basse ou indétectable si absence de stimulation FSH) → anorchidie (inhibine B indétectable + AMH indétectable + FSH élevée) → cryptorchidie bilatérale (inhibine B modérément basse selon le degré d'atteinte) → Bergadà 2006 — Clinical Endocrinology : inhibine B + marqueur de la présence de tissu testiculaire en cas de gonades non palpables chez l'enfant (utile avec l'AMH pour diagnostiquer l'anorchidie vs cryptorchidie bilatérale — pas besoin d'exploration chirurgicale si inhibine B + AMH indétectables) → chez la fille : inhibine B généralement indétectable avant la puberté → apparaît à la puberté → peu utilisée en pratique pédiatrique vs AMH qui est mieux standardisée ; inhibine B après chimiothérapie ou radiothérapie — préservation de la fertilité : la chimiothérapie alkylante (cyclophosphamide + cisplatine + carmustine) + la radiothérapie pelvienne ou testiculaire → détruisent les cellules de Sertoli + les spermatogonies → réduction durable de l'inhibine B → marqueur du dommage gonadique induit par le traitement → suivi de la récupération de la spermatogenèse après traitement : inhibine B remonte → signe de récupération des cellules de Sertoli → corrèle avec la reprise de la spermatogenèse → le dosage de l'inhibine B à 6–12 mois post-chimio oriente sur la probabilité de récupération de la fertilité → Wallace 2005 — Human Reproduction : inhibine B + chimiothérapie + marqueur du dommage gonadique + récupération de la spermatogenèse ; tumeurs des cellules de la granulosa (TCG) de l'ovaire : l'inhibine B + l'inhibine A sont les marqueurs tumoraux les plus spécifiques des TCG → production excessive → inhibines très élevées → inhibition de la FSH → pas de cycle menstruel + métrorragies + masse pelvienne + puberté précocele si pédiatrique → diagnostic et suivi : inhibine B + inhibine A mesurées au diagnostic + à chaque consultation de suivi → Burger 2001 — JCEM : inhibine B + inhibine A + tumeurs granulosa → marqueurs de suivi + récidive → sensibilité : inhibine A supérieure à l'inhibine B comme marqueur de suivi des TCG adultes → l'inhibine B est plus utile dans les TCG juvéniles (pédiatriques) → suivi par inhibine B + AMH + inhibine A + échographie pelvienne tous les 3–6 mois Bergadà 2006 — Clinical Endocrinology : inhibine B + AMH + enfant + gonades non palpables → diagnostic différentiel anorchidie vs cryptorchidie → référence pédiatrique + Burger 2001 — Journal of Clinical Endocrinology and Metabolism : inhibine B + inhibine A + tumeurs granulosa + suivi + récidive + Wallace 2005 — Human Reproduction : inhibine B + chimiothérapie + marqueur dommage gonadique + récupération spermatogenèse + Sharpe 1994 — Journal of Endocrinology : cellules de Sertoli + inhibine B + développement + Jensen 1997 — EJE : inhibine B + spermogramme + corrélation → référence + La Marca 2009 — Human Reproduction Update : inhibine B vs AMH → AMH supérieure + ESHRE 2023 : inhibine B dans le bilan pédiatrique + Scfa + SOGC 2022 : inhibine B dans le bilan de réserve ovarienne → 2e intention + EAU 2023 + AUA 2021 : inhibine B dans le bilan infertilité masculine + INESSS Québec : couverture inhibine B dans les contextes indiqués + Endocrine Society 2018 : management de l'hypogonadisme masculin + inhibine B dans le suivi
ℹ️ L'inhibine B est le marqueur sérologique de la fonction des cellules de Sertoli chez l'homme — une inhibine B indétectable associée à une FSH très élevée indique un échec sévère de la spermatogenèse, mais ne contre-indique pas formellement la TESE : chez la femme, l'AMH a largement remplacé l'inhibine B comme marqueur de référence de la réserve ovarienne (plus stable, dosable à tout moment du cycle). L'inhibine B conserve une utilité dans l'évaluation de l'infertilité masculine, le suivi des tumeurs des cellules de la granulosa, et l'évaluation de la fonction gonadique pédiatrique (avec l'AMH, pour différencier l'anorchidie de la cryptorchidie bilatérale).
Situations nécessitant une consultation spécialisée urgente

Garçon prépubère avec gonades non palpables bilatéralement + inhibine B indétectable + AMH indétectable + FSH élevée → anorchidie bilatérale probable → consultation urologique pédiatrique + génétique → laparoscopie exploratrice pour confirmation → pas de tissu testiculaire fonctionnel → substitution par testostérone à la puberté + conseil psychologique → si inhibine B + AMH détectables → tissu testiculaire présent → cryptorchidie bilatérale haute → orchidopexie chirurgicale urgente.

Femme de 35 ans avec aménorrhée depuis 6 mois + FSH >25 UI/L + inhibine B indétectable + AMH effondrée (<0,5 pmol/L) + bouffées de chaleur → insuffisance ovarienne prématurée (IOP) probable → consultation endocrinologique + gynécologique → bilan complémentaire (caryotype + FMR1 + auto-anticorps anti-ovariens) + traitement hormonal substitutif (THS) + préservation de la fertilité si désir de grossesse (don d'ovocytes) → ostéodensitométrie.

Femme avec masse pelvienne + métrorragies + inhibine B très élevée (>500 pg/mL) + inhibine A élevée + FSH basse → tumeur des cellules de la granulosa (TCG) probable → consultation gynécologique oncologique urgente → échographie pelvienne + IRM + CA-125 + inhibines → chirurgie d'exérèse → suivi par inhibine B + inhibine A tous les 3–6 mois après chirurgie.

Patient traité pour cancer par chimiothérapie alkylante ou radiothérapie pelvienne, avec inhibine B effondrée à 6 mois post-traitement + azoospermie + FSH très élevée → dommage gonadique sévère post-chimiothérapie → consultation en andrologie + endocrinologie de la reproduction → si cryoconservation réalisée avant le traitement → utilisation des spermatozoïdes congelés pour la PMA → si aucune cryoconservation → TESE selon disponibilité et pronostic → suivi de la récupération de la spermatogenèse par inhibine B tous les 6 mois.

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Les médecins de Clinique Omicron prescrivent et interprètent le dosage de l'inhibine B dans le cadre du bilan de réserve ovarienne (en parallèle avec l'AMH + FSH + CFA), du bilan d'infertilité masculine (en combinaison avec le spermogramme + FSH + testostérone), du suivi des tumeurs des cellules de la granulosa et de l'évaluation de la fonction gonadique pédiatrique. Ils orientent vers les spécialistes appropriés (gynécologue + urologue + endocrinologue + oncologue) selon les résultats. Des consultations sont disponibles dans plusieurs points de service au Québec et en télémédecine. Pour prendre rendez-vous, visitez cliniqueomicron.ca.

Le contenu de cette page est fourni à titre informatif uniquement et ne remplace pas l'avis d'un médecin, d'un endocrinologue ou d'un spécialiste en médecine de la reproduction. L'interprétation de l'inhibine B doit toujours être réalisée dans le contexte clinique complet, en intégrant les autres marqueurs de la fonction gonadique.

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