Syndrome des jambes sans repos (SJSR)
Physiopathologie, étiologies et critères diagnostiques
- Critères diagnostiques IRLSSG 2012 et physiopathologie : critères diagnostiques obligatoires (IRLSSG 2012 — Allen 2014 — Sleep Medicine) — les 5 doivent être réunis : critère 1 — Urge to move (envie irrésistible de bouger les jambes) : le patient ressent une envie irrésistible de bouger les membres inférieurs (rarement les bras) → généralement accompagnée ou causée par des sensations désagréables → les sensations sont décrites par les patients avec une grande variété de termes : impatiences + fourmillements + picotements + brûlures + courant électrique + jambes qui « bougent toutes seules » + difficulté à garder les jambes immobiles → critère 2 — Rest induction (aggravation au repos ou à l'inactivité) : les symptômes apparaissent ou s'aggravent lors des périodes d'inactivité — couché + assis + voyages en voiture ou en avion → critère 3 — Relief by movement (soulagement par le mouvement) : les symptômes sont partiellement ou totalement soulagés par le mouvement (marche + étirement + frottement des jambes) → le soulagement persiste tant que le mouvement est maintenu → critère 4 — Evening/nocturnal worsening (aggravation vespérale-nocturne) : les symptômes sont pires le soir et la nuit → dans les formes sévères → peuvent survenir toute la journée mais toujours aggravés le soir + critère 5 — Not solely accounted for (ne s'explique pas uniquement par une autre pathologie) : les critères 1–4 ne s'expliquent pas par un autre trouble médical (crampes musculaires + neuropathie périphérique + ischémie artérielle des membres inférieurs + arthrite + veines variqueuses + œdème) ou comportemental (akathisie + position inconfortable) → éléments supplémentaires de soutien (non obligatoires mais augmentant la certitude diagnostique) : réponse aux traitements dopaminergiques + PLMS (Periodic Limb Movements in Sleep — mouvements périodiques des membres pendant le sommeil) : documentés par PSG dans 80 % des SJSR → mais non spécifiques + antécédents familiaux (SJSR primaire — fréquent) + scores de sévérité : IRLS (International RLS Severity Scale) : questionnaire 10 items → 0–10 léger + 11–20 modéré + 21–30 sévère + 31–40 très sévère ; physiopathologie — rôle du fer et de la dopamine : fer cérébral : déficit en fer dans les neurones de la substance noire (SNc) et dans les neurones dopaminergiques du thalamus + globus pallidus → altération de la synthèse de dopamine (la tyrosine hydroxylase est une enzyme fer-dépendante — Fe²⁺ comme cofacteur) + réduit la biodisponibilité de l'hème protéine de transport → déficit dopaminergique relatif dans les circuits de contrôle moteur → impatiences motrices + l'adénosine A1 (co-régulateur de la dopamine striatale) est également altérée par le déficit en fer → modèle fer-dopamine-adénosine de Earley 2011 — Sleep Medicine Reviews → variabilité circadienne : la sécrétion de dopamine + la biodisponibilité du fer diminuent la nuit → explique l'aggravation vespérale-nocturne → bases génétiques : polymorphismes BTBD9 (chromosome 6p21.2 — risque × 1,8) + MEIS1 (chromosome 2p14 — risque × 1,7) + TOX3 + MAP2K5 → marqueurs de susceptibilité → pas de test génétique clinique disponible + PLMS (Periodic Limb Movements in Sleep) : mouvements stéréotypés des membres inférieurs pendant le sommeil NREM → extension du gros orteil + dorsiflexion de la cheville + flexion du genou → par séquences de 4 mouvements minimum espacés de 5–90 s → éveils partiels → fragmentation du sommeil → PLMS index >15/h → pathologique → la PSG n'est pas requise pour le diagnostic de SJSR mais confirme les PLMS si nécessaire
- Étiologies, facteurs déclenchants et formes cliniques : SJSR primaire (idiopathique — 50–60 %) : antécédents familiaux dans 50–70 % des SJSR primaires → début souvent avant 45 ans → progression lente → SJSR secondaire (40–50 %) — causes à rechercher systématiquement : carence martiale et ferritine basse : la carence en fer est la cause secondaire la plus fréquente + la plus traitable → ferritine <75 µg/L associée à une aggravation des symptômes du SJSR (Allen 2001 — Sleep Medicine Reviews) → même sans anémie franche → mécanisme : réduction du fer cérébral disponible (voir ci-dessus) → traitement de la carence améliore ou résout les symptômes dans 50–70 % des cas + IRC (insuffisance rénale chronique) : 20–40 % des hémodialysés ont un SJSR → mécanisme : accumulation de toxines urémiques + carence en fer + neuropathie urémique → dialyse améliore partiellement → grossesse : 20–25 % des femmes enceintes + 3e trimestre ++ → mécanisme : carence en fer + variations hormonales → résolution habituelle après l'accouchement → médicaments aggravants ou déclenchants : antidopaminergiques (métoclopramide + halopéridol + rispéridone + quétiapine + prochlorpérazine) → BLOQUENT les récepteurs D2 → aggravent massivement le SJSR → à éviter → antidépresseurs sérotoninergiques (ISRS + IRSNA : paroxétine ++ + venlafaxine + amitriptyline) → réduction de la neurotransmission dopaminergique → aggravent le SJSR → la mirtazapine (antagoniste H1 + sérotoninergique) aggrave aussi → antihistaminiques (diphenhydramine — Benadryl + les somnifères OTC contenant des antihistaminiques) → antagonisme dopaminergique → aggravent le SJSR → lithium + antinauseux (dompéridone — moindre risque SNC car peu de passage BHE + ondansetron) + neuropathies périphériques (DT2 + alcool + VIH) → aggravent le SJSR → traitement de la neuropathie peut améliorer → maladie de Parkinson : association avec le SJSR (dopaminergique commun) → souvent contrôlé par les traitements antiparkinsoniens + formes cliniques particulières : SJSR de l'enfant : souvent confondu avec des « douleurs de croissance » + association avec le TDAH (trouble déficitaire de l'attention) → ferritine à doser + SJSR de la femme enceinte : risque accru de prééclampsie + somnolence diurne excessive → traitement : correction de la carence en fer + clonazépam (si nécessaire) → agonistes dopaminergiques déconseillés en grossesse + augmentation (augmentation — complication iatrogène des agonistes dopaminergiques) : voir section traitement
Traitement du syndrome des jambes sans repos
| Traitement / étape | Données, modalités et résultats | Études clés et recommandations |
|---|---|---|
| Mesures non pharmacologiques et correction de la carence en fer Ferritine cible — fer IV — fer oral — hygiène du sommeil — mesures comportementales — médicaments aggravants — bain chaud — exercice — alcool — caféine — tabac |
Mesures non pharmacologiques — 1re étape obligatoire : identifier et traiter les causes secondaires → arrêt ou remplacement des médicaments aggravants : antidopaminergiques (métoclopramide + halopéridol + rispéridone) → substituer ou arrêter si possible → antidépresseurs sérotoninergiques → si possible → substituer par bupropion (moins d'effet sur la dopamine) ou tramadol + antihistaminiques (diphenhydramine) → éviter → si somnifère nécessaire → préférer mélatonine + ou doxylamine à faible dose (moins d'effet dopaminergique que la diphenhydramine) → ou agoniste dopaminergique si SJSR sévère → mesures comportementales et d'hygiène du sommeil : exercice physique régulier modéré (marche + vélo — mais pas d'exercice intense le soir) → étirements des membres inférieurs avant le coucher → bain ou douche chaude → massage des membres inférieurs → distraction mentale (lecture + jeux + activités cognitives) lors des épisodes → application de froid ou de chaleur locaux → éviter la caféine (café + thé + sodas) + l'alcool + le tabac → régulariser les horaires de sommeil → éviter le manque de sommeil chronique ; correction de la carence en fer — traitement prioritaire si ferritine <75 µg/L : bilan systématique à effectuer chez tout patient avec SJSR : ferritine + NFS + saturation de la transferrine (TSAT) → ferritine basse (<75 µg/L) → supplémentation en fer indiquée même si pas d'anémie franche → fer oral : sulfate ferreux 325 mg × 2–3/j → à prendre à jeun + acide ascorbique 200 mg pour améliorer l'absorption → surveillance : ferritine + NFS à 3 mois → cible ferritine : 75–150 µg/L → amélioration des symptômes du SJSR en 3–6 mois → effets indésirables : constipation + nausées → prendre avec les repas si intolérance → fer intraveineux : indications : intolérance ou échec du fer oral + IRC (HARSAH) + malabsorption (MICI + gastrectomie) + SJSR sévère avec carence → carboxymaltose ferrique (Ferinject) 500–1 000 mg IV × 1 à 2 doses → ou saccharose de fer (Venofer) + Allen 2011 — Journal of Clinical Sleep Medicine : fer IV (ferric carboxymaltose) + SJSR + ferritine basse → amélioration significative des scores IRLS + Efficacité plus rapide que le fer oral → délai de réponse : 4–8 semaines + si ferritine normale (>75 µg/L) mais SJSR sévère → envisager traitement pharmacologique spécifique | Allen 2001 — Sleep Medicine Reviews : carence en fer (ferritine <75 µg/L) + SJSR → mécanismes + traitement + Allen 2011 — Journal of Clinical Sleep Medicine : fer IV + SJSR + ferritine basse → amélioration IRLS + Silber 2013 — Mayo Clinic Proceedings : algorithme diagnostic + traitement SJSR → fer en 1re ligne si ferritine <75 µg/L + Trenkwalder 2017 — Lancet Neurology : revue complète du SJSR → physiopathologie + traitement + AASM 2012 (Aurora) : recommandations thérapeutiques SJSR → critères diagnostiques + traitement → niveau de preuve + ASDA + WASM (World Association of Sleep Medicine) 2023 : guidelines SJSR → fer + agonistes dopaminergiques + alpha-2-delta + INESSS Québec + RAMQ : couverture fer IV (Ferinject) dans les indications reconnues |
| Traitements pharmacologiques — agonistes dopaminergiques, alpha-2-delta et autres Pramipexole — ropinirole — rotigotine patch — gabapentine — prégabaline — augmentation — benzodiazépines — opioïdes — clonazépam — méthadone — SJSR réfractaire |
Agonistes dopaminergiques — efficaces mais risque d'augmentation : mécanisme : stimulation des récepteurs D2/D3 → réduction des symptômes de SJSR + pramipexole (Mirapex) : 0,125–0,75 mg per os 2–3h avant le coucher → commencer à 0,125 mg/soir → titrer progressivement → RLS-3 (Winkelman 2006 — Neurology) : pramipexole → réduction IRLS de 59 % vs 26 % placebo → référence + ropinirole (Requip) : 0,25–4 mg per os 1–3h avant le coucher → commencer à 0,25 mg/soir → TREAT RLS 1 (Trenkwalder 2004 — Neurology) : ropinirole → efficacité démontrée → rotigotine (Neupro) : patch transdermique 1–3 mg/24h → changé quotidiennement → avantage : couverture continue 24h → RECOVER (Hening 2010 — Sleep Medicine) : rotigotine → SJSR + efficacité + qualité du sommeil → AUGMENTATIONlaquelle (complication iatrogène majeure) : définition : aggravation paradoxale des symptômes sous agonistes dopaminergiques → apparition des symptômes plus tôt dans la journée + extension aux bras + augmentation de l'intensité + résistance progressive + incidence : 20–30 % à 5 ans sous agonistes dopaminergiques → 50–80 % à 10 ans → Garcia-Borreguero 2016 — Sleep Medicine : augmentation + agonistes dopaminergiques + prévalence + facteurs de risque + gestion → facteurs de risque d'augmentation : doses élevées d'agoniste + ferritine basse + durée prolongée du traitement → recommandation actuelle : limiter les agonistes dopaminergiques aux formes intermittentes + ou les utiliser à doses minimales → préférer les ligands alpha-2-delta en première ligne pour les formes chroniques continues (AASM 2021 + Trenkwalder 2017 Lancet Neurology) ; ligands alpha-2-delta (anticonvulsivants) — alternative de choix pour le SJSR continu : mécanisme : modulation des canaux calciques voltage-dépendants → réduction de la transmission sensorielle + motrice → gabapentine énacarbil (Horizant — non disponible au Canada) + gabapentine (Neurontin) : 300–2 400 mg per os 1–2h avant le coucher → commencer à 300 mg/soir → titrer selon la réponse et la tolérance → IRLS 06–001 (Garcia-Borreguero 2010 — Sleep Medicine) : gabapentine → réduction IRLS significative → prégabaline (Lyrica) : 75–300 mg per os au coucher → avantage : absorption plus régulière + moins de variabilité + PRESTO (Allen 2014 — Sleep Medicine) : prégabaline vs pramipexole → prégabaline non-inférieure sur l'IRLS + moins d'augmentation → recommandée en 1re ligne pour les SJSR chroniques quotidiens selon les guidelines AASM 2021 + effets indésirables des alpha-2-delta : somnolence + vertiges + prise de poids + œdème + dépression respiratoire si associés aux opioïdes → à réduire si DFGe <60 (accumulation) ; benzodiazépines : clonazépam (Rivotril) 0,25–1 mg per os au coucher → réduit les éveils nocturnes + les PLMS → mais ne traite pas les causes du SJSR → habituellement en 2e intention si autre traitement insuffisant → risque de dépendance + sédation diurne → lorazépam possible si clonazépam non disponible → opioïdes : réservés aux formes sévères réfractaires à tous les traitements précédents → tramadol 50–100 mg au coucher → ou oxycodone libération prolongée → ou méthadone 2,5–10 mg si SJSR très sévère + augmentation sous agonistes → Walters 1993 — Sleep : opioïdes + SJSR → efficacité → mécanisme : récepteurs opioïdes mu dans le striatum + interaction avec la voie dopaminergique + dipyridamole : agoniste indirect de l'adénosine A1 → données préliminaires positives + mécanisme théorique cohérent + essais en cours | |
| Gestion de l'augmentation, SJSR réfractaire et situations particulières Augmentation agonistes — réduction ou arrêt agoniste — switch prégabaline — SJSR grossesse — SJSR IRC hémodialyse — SJSR enfant — TDAH — SJSR Parkinson — suivi — scores IRLS |
Gestion de l'augmentation sous agonistes dopaminergiques : reconnaître l'augmentation : aggravation des symptômes malgré l'augmentation des doses (ou stabilité après majoration initiale) + apparition de symptômes plus tôt dans la journée + extension aux membres supérieurs + résistance progressive → conduite à tenir : 1/ corriger la carence en fer si ferritine <75 µg/L (diminue le risque d'aggravation) → 2/ ne PAS augmenter la dose d'agoniste (aggravera l'augmentation) → 3/ transition vers un ligand alpha-2-delta : réduire progressivement l'agoniste dopaminergique (de 25 % par semaine) tout en introduisant progressivement la prégabaline ou la gabapentine → période de transition souvent difficile + symptômes de rebond → 4/ en cas d'augmentation sévère avec symptômes très intenses pendant la transition → envisager un opioïde de courte durée pour couvrir la période de sevrage + Garcia-Borreguero 2016 — Sleep Medicine : gestion de l'augmentation → switch vers ligands alpha-2-delta + ou opioïdes → recommandations pratiques ; SJSR et grossesse : le SJSR survient dans 20–25 % des grossesses → 3e trimestre ++ → mécanisme : carence en fer + variation hormonale (augmentation de l'estradiol et de la progestérone) → évaluation : ferritine + NFS → traitement de 1re ligne : correction de la carence en fer per os (sulfate ferreux) → mesures comportementales → si insuffisant → clonazépam 0,5 mg au coucher (catégorie C FDA — utiliser avec précaution) → agonistes dopaminergiques : déconseillés pendant la grossesse (données insuffisantes) → la plupart des cas se résolvent dans les semaines suivant l'accouchement ; SJSR et IRC / hémodialyse : prévalence 20–40 % chez les hémodialysés → mécanisme : toxines urémiques + carence en fer + neuropathie urémique → traitement : correction de la carence en fer (IV — carboxymaltose ferrique) → agonistes dopaminergiques à faibles doses (pramipexole 0,125 mg 2h avant les séances de dialyse) → gabapentine réduite (accumulation si DFGe <30) → la transplantation rénale améliore ou résout le SJSR dans 50–70 % des cas ; SJSR de l'enfant : souvent confondu avec des « douleurs de croissance » → critères diagnostiques adaptés à l'enfant (IRLSSG 2013) → association étroite avec le TDAH (trouble déficitaire de l'attention) → mécanisme commun dopaminergique → traitement : ferritine cible >50 µg/L → correction de la carence → si persistance + sévère → pramipexole à faibles doses (hors AMM pédiatrique) → éviter les antihistaminiques somnifères → informer l'école + la famille + suivi et outils d'évaluation : IRLS (International RLS Severity Scale) : autoquestionnaire 10 items → évaluer avant et après traitement → cible : réduction de ≥10 points + PSG (polysomnographie) : indiquée si diagnostic incertain + ou si PLMS sévères + ou si efficacité thérapeutique insuffisante → NSF (National Sleep Foundation) + WASM 2023 + AASM 2021 : recommandations de suivi + réévaluation des traitements tous les 6–12 mois | Garcia-Borreguero 2016 — Sleep Medicine : augmentation + agonistes dopaminergiques → gestion + switch vers ligands alpha-2-delta + Allen 2014 — Sleep Medicine (PRESTO trial) : prégabaline vs pramipexole → prégabaline non-inférieure + moins d'augmentation → recommandation 1re ligne SJSR continu + Trenkwalder 2017 — Lancet Neurology : revue SJSR → physiopathologie + traitement + augmentation → recommandations actualisées + AASM 2021 (Silber — Journal of Clinical Sleep Medicine) : mise à jour des recommandations thérapeutiques SJSR → prégabaline + gabapentine = 1re ligne formes continues → agonistes dopaminergiques = formes intermittentes → IRLSSG 2012 (Allen 2014 — Sleep Medicine) : critères diagnostiques actualisés → Walters 1993 — Sleep : opioïdes + SJSR réfractaire → efficacité + WASM 2023 : guidelines internationales SJSR → consensus actualisé + Hening 2010 — Sleep Medicine (RECOVER) : rotigotine + SJSR → Winkelman 2006 — Neurology (RLS-3) : pramipexole → Trenkwalder 2004 — Neurology (TREAT RLS 1) : ropinirole + Garcia-Borreguero 2010 — Sleep Medicine : gabapentine → INESSS Québec + RAMQ : couverture agonistes dopaminergiques + prégabaline + gabapentine dans le SJSR |
Patient sous agoniste dopaminergique (pramipexole + ropinirole) depuis plusieurs années avec aggravation progressive des symptômes malgré l'augmentation des doses, extension aux membres supérieurs et survenue des symptômes dès la mi-journée → augmentation (augmentation) iatrogène — complication des agonistes dopaminergiques → consultation neurologique → NE PAS augmenter la dose → réduction progressive + introduction de prégabaline ou gabapentine → couvrir la transition par un opioïde si symptômes sévères → corriger la ferritine si <75 µg/L.
SJSR sévère (score IRLS >20) résistant à la correction de la carence en fer + à la prégabaline + à l'agoniste dopaminergique à dose optimale → SJSR réfractaire → consultation en médecine du sommeil ou neurologie → PSG pour confirmer les PLMS + exclure d'autres troubles du sommeil (SAOS + parasomnies) → discussion de fer IV (si ferritine 75–100 µg/L — zone grise) + opioïdes (tramadol + oxycodone à libération prolongée + méthadone si très sévère) → suivi rapproché.
Enfant avec « douleurs de croissance » nocturnes + insomnie + agitation nocturne + difficultés attentionnelles (TDAH concomitant) + antécédents familiaux de SJSR → SJSR pédiatrique possible → consultation en médecine du sommeil pédiatrique → ferritine + NFS → PSG → si ferritine <50 µg/L → supplémentation en fer avant tout traitement médicamenteux → réévaluation à 3 mois.
Femme enceinte (3e trimestre) avec impatiences des membres inférieurs le soir + insomnie + crampes nocturnes intenses + ferritine <30 µg/L → SJSR de la grossesse + carence en fer → consultation médicale → fer oral (sulfate ferreux) + acide ascorbique → mesures comportementales + clonazépam 0,5 mg si insuffisant (après 14 SA) → éviter les agonistes dopaminergiques en grossesse → rassurer sur la résolution probable dans les semaines post-partum.
Consulter à Clinique Omicron
Les médecins de Clinique Omicron diagnostiquent le syndrome des jambes sans repos sur la base des critères IRLSSG 2012, prescrivent le bilan de la ferritine et du bilan martial, initient la supplémentation en fer orale ou IV si ferritine <75 µg/L, prescrivent les traitements pharmacologiques de première ligne (prégabaline + gabapentine + agonistes dopaminergiques), gèrent l'augmentation iatrogène et orientent vers le spécialiste (neurologie + médecine du sommeil) pour les formes réfractaires ou complexes. Des consultations sont disponibles dans plusieurs points de service au Québec et en télémédecine. Pour prendre rendez-vous, visitez cliniqueomicron.ca.
Le contenu de cette page est fourni à titre informatif uniquement et ne remplace pas l'avis d'un médecin, d'un neurologue ou d'un spécialiste en médecine du sommeil. L'augmentation sous agonistes dopaminergiques est une complication sérieuse qui nécessite une réévaluation médicale et non une simple augmentation des doses.
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