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Orthopédie & Médecine d'urgence & Médecine sportive & Médecine de famille

Luxation | Clinique Omicron Québec

Une luxation est une perte complète et permanente du contact normal entre les surfaces articulaires d'une articulation — les surfaces articulaires ne sont plus en regard l'une de l'autre. Elle se distingue de la subluxation (perte partielle du contact articulaire — les surfaces restent partiellement en contact) et de l'entorse (lésion ligamentaire sans perte de contact articulaire). La luxation implique obligatoirement une rupture capsulo-ligamentaire permettant la sortie d'un ou plusieurs segments osseux de l'articulation, et s'accompagne fréquemment de lésions associées — rupture tendineuse + fracture associée (fracture-luxation) + lésion vasculaire + lésion neurologique. La prise en charge d'une luxation est une urgence orthopédique dans la quasi-totalité des cas : la réduction (manœuvre de remise en place des surfaces articulaires) doit être effectuée le plus rapidement possible pour réduire le risque de lésion vasculaire ischémique, de lésion nerveuse par compression, de raideur articulaire et de nécrose avasculaire. Les articulations les plus fréquemment luxées chez l'adulte sont l'épaule (50–55 % des luxations — luxation antérieure dans 90–95 % des cas), le coude, le poignet, les doigts, le genou, la rotule, la cheville et la hanche (les trois dernières étant des urgences absolues en raison du risque de lésion vasculaire et de nécrose avasculaire). La luxation chez l'enfant présente des particularités importantes — en raison de la fragilité des cartilages de croissance (épiphysolyse plus fréquente que la luxation vraie), la subluxation de la tête radiale (pronation douloureuse — « coude du bambin ») est une entité très fréquente nécessitant une manœuvre de réduction spécifique.

Classification, mécanismes et évaluation clinique

  • Classification des luxations et mécanismes physiopathologiques : classification anatomique des luxations selon la direction de déplacement : luxation antérieure : le segment distal est déplacé vers l'avant (ex : luxation antérieure de l'épaule — la tête humérale sort en avant de la glène → direction la plus fréquente — 90–95 % des luxations de l'épaule) + luxation postérieure : déplacement vers l'arrière (ex : luxation postérieure de la hanche après traumatisme à haute énergie — choc frontal au genou en voiture + luxation postérieure de l'épaule — crise d'épilepsie + électrocution) + luxation inférieure (erecta) : rare → ex : luxation inférieure de l'épaule → bras bloqué en élévation → déplacement vers le bas + luxation supérieure : très rare + classification selon le mécanisme étiologique : traumatique : impact direct ou indirect + transmission de force → luxation aiguë + récidivante : luxation répétée du même côté → instabilité articulaire chronique (lésion de Bankart + lésion de Hill-Sachs à l'épaule) + habituellement (volontaire ou involontaire) : certaines personnes luxent volontairement leurs articulations → laxité ligamentaire généralisée (hyperlaxité — syndrome d'Ehlers-Danlos + syndrome de Marfan) + pathologique : arthrite destructrice + infection articulaire + tumeur + classification selon l'ancienneté : luxation fraîche (récente — moins de 3 semaines) : réduction relativement facile avant l'organisation des tissus + luxation ancienne (plus de 3 semaines) : fibrose + organisation des tissus → réduction difficile ou impossible sans chirurgie ; mécanismes physiopathologiques des lésions associées à la luxation : lésions ligamentaires et capsulaires : déchirure de la capsule articulaire + des ligaments = obligatoire pour permettre la sortie des surfaces articulaires → elles doivent être réparées (spontanément si réduction précoce + ou chirurgicalement si instabilité persistante) + lésions nerveuses : compression ou traction nerveuse lors du déplacement articulaire → ex : nerf axillaire (circonflexe) dans les luxations antérieures de l'épaule (10–20 % des cas) → hypoesthésie du moignon de l'épaule → nerf poplité (sciatique poplité externe) dans les luxations du genou → lésions vasculaires : compression ou rupture vasculaire → ischémie distale → urgence chirurgicale vasculaire → ex : artère poplitée dans les luxations du genou (20–40 % des cas) → vérifier les pouls distaux SYSTÉMATIQUEMENT + fractures associées (fractures-luxations) : avulsion osseuse + fractures du rebord glénoïdal (Bankart osseux) + fractures de la tête fémorale + fractures du cotyle + nécrose avasculaire : interruption de la vascularisation épiphysaire → ex : nécrose de la tête fémorale après luxation de la hanche (risque augmente avec le délai de réduction)
  • Évaluation clinique, bilan radiologique et principes de prise en charge : évaluation clinique systématique d'une luxation : douleur intense + impotence fonctionnelle complète + déformation articulaire visible ou palpable (pas toujours évidente) + position caractéristique du membre → ex : luxation antérieure de l'épaule → bras en abduction-rotation externe + déformation en épaulette (saillie acromiale) + vide sous-acromial → examen neurovasculaire AVANT et APRÈS la réduction (documentation des lésions pré-existantes) : pouls distaux + coloration cutanée + temps de recoloration capillaire + sensibilité (zones tributaires des nerfs à risque) + motricité → évaluation de la douleur + de l'anxiété (difficultés de réduction si spasme musculaire intense) + bilans radiologiques : radiographie standard AVANT la réduction (sauf certaines luxations simples du doigt évidentes) : face + profil + incidences spécifiques selon l'articulation → objectif : confirmer la direction + exclure les fractures associées → après la réduction : clichés de contrôle + TDM (scanner) si fracture associée suspectée ou complexe + écho-Doppler si lésion vasculaire suspectée → principes généraux de la prise en charge : réduction : le plus rapidement possible (« golden time ») → réduction fermée préférée (sans chirurgie) → nécessite souvent une analgésie + une sédation procédurale (morphine IV + midazolam IV ± propofol) → vérification de la réduction par les clichés de contrôle → immobilisation : variable selon l'articulation + la stabilité post-réduction + les lésions associées → réhabilitation : kinésithérapie précoce → récupération de la mobilité + de la force → prévention des récidives

Luxations spécifiques — diagnostic et réduction

Articulation / typePrésentation, réduction et particularitésReferences and recommendations
Luxation de l'épaule — la plus fréquente
Luxation antérieure — Bankart — Hill-Sachs — nerf axillaire — manœuvre Cunningham — Milch — traction-contretraction — Stimson — récidive — arthroscopie — Bristow-Latarjet — immobilisation
Luxation antérieure de l'épaule — 90–95 % des luxations de l'épaule : mécanisme : chute sur le bras en abduction-rotation externe → la tête humérale glisse en avant de la glène → tableau clinique : douleur intense + bras maintenu en légère abduction + rotation externe + déformation en épaulette (saillie acromiale) + vide sous-acromial → nerf axillaire atteint dans 10–20 % → tester la sensibilité du moignon de l'épaule AVANT la réduction → examen vasculaire (pouls radial) → radiographie standard : face + profil + tangentielle de la glène → confirme la direction + exclut les fractures associées → lésion de Bankart (arrachement labrum antéro-inférieur) dans 90 % des 1res luxations + lésion de Hill-Sachs (encoche de la tête humérale) → facteurs prédictifs de récidive : âge <25 ans au 1er épisode (risque de récidive 80–90 %) + lésion de Bankart + Hill-Sachs volumineuse → méthodes de réduction (nombreuses) : Cunningham (sans traction) : patient assis + massages des muscles deltoïde + biceps → relâchement musculaire → réduction spontanée → très douce + AUCUNE sédation nécessaire → Milch : traction axiale + rotation externe progressive + Stimson : patient allongé en décubitus ventral + poids suspendu au poignet → manœuvre de traction-contretraction : classique + nécessite 2 opérateurs + souvent sédation → vérifier les pouls + la sensibilité après réduction → radiographie de contrôle systématique → immobilisation : écharpe simple × 2–3 semaines → rééducation précoce + instabilité récidivante : chirurgie → réparation de Bankart (arthroscopique) + ou butée osseuse (Bristow-Latarjet) si glenoid bone loss >20–25 % → résultats : 90–95 % de succès à court terme + luxation postérieure de l'épaule (5–10 %) : mécanisme : crise d'épilepsie + électrocution + accident + bras en rotation interne forcée → signe clinique : bras en rotation interne + limitation de la rotation externe → radiographie difficile → profil axillaire ou TDM → ne pas manquer (sous-diagnostic fréquent) Cunningham 2003 — Annals of Emergency Medicine : manœuvre de Cunningham + luxation épaule → réduction sans sédation → référence + Miller 2017 — Emergency Medicine Clinics : luxation de l'épaule → méthodes de réduction + Liavaag 2011 — JBJS : luxation épaule + récidive + âge → facteurs prédictifs + Bankart 1938 : description originale de la lésion de Bankart → ACEP (American College of Emergency Physicians) 2019 : luxation épaule → réduction + Rowe 1956 — JBJS : luxation épaule + récidive → référence historique + Canadian Orthopedic Association (COA) : instabilité de l'épaule + traitement + INESSS Québec + RAMQ : réduction aux urgences + chirurgie Bristow-Latarjet + Bankart arthroscopique → remboursés si indication
Luxation de la hanche, du genou et urgences vasculaires
Luxation hanche postérieure — nécrose avasculaire — nerf sciatique — golden time — prothèse luxée — luxation genou — artère poplitée — écho-Doppler — angioscanner — réduction urgence — lésion multiligamentaire
Luxation de la hanche — urgence absolue : mécanisme principal : choc frontal au genou contre le tableau de bord (accident voiture) → luxation postérieure de la hanche (85–90 % des cas) → tête fémorale déplacée en arrière de l'acetabulum → tableau clinique : douleur intense + jambe en flexion + adduction + rotation interne (attitude vicieuse caractéristique) + raccourcissement apparent + nerf sciatique lésé dans 10–20 % des luxations postérieures de hanche → testing sensitivo-moteur systématique (releveurs + EHL + FHL) → fracture du cotyle ou de la tête fémorale dans 25–50 % → TDM systématique avant et après réduction pour détecter les fragments + risque de nécrose avasculaire de la tête fémorale : le risque augmente considérablement avec le délai de réduction → délai <6h → nécrose 4–8 % → délai 6–12h → nécrose 20–30 % → délai >12–24h → nécrose 40–50 % → Epstein 1980 — JBJS : délai de réduction + nécrose avasculaire → référence → réduction fermée urgente : sous anesthésie générale ou sédation profonde (relâchement musculaire indispensable) → manœuvre d'Allis (traction dans l'axe du fémur en flexion à 90°) + ou manœuvre de Bigelow → vérification tomodensitométrique post-réduction → fragments intra-articulaires → si réduction impossible ou fragments → réduction ouverte chirurgicale (urgence) + luxation de prothèse totale de hanche (PTH luxée) : fréquente (1–4 % des PTH) → le plus souvent postérieure → réduction fermée sous sédation → si récidive → révision prothétique → facteurs de risque : abord chirurgical (postérieur > antérieur) + voie d'abord non réparée + cup en mauvaise position → ; luxation du genou — urgence vasculaire absolue : mécanisme : traumatisme à haute énergie (accident + chute de hauteur) → perte complète du contact articulaire tibio-fémoral → lésion multiligamentaire (LCA + LCP + ± ligaments collatéraux + ± capsule) → artère poplitée lésée dans 20–40 % des luxations du genou → ischémie distale → amputation si non reconnue rapidement → nerf poplité (SPE) lésé dans 10–30 % (drop foot) → tableau clinique : déformation majeure du genou + douleur intense + instabilité → PARFOIS la luxation se réduit spontanément avant l'arrivée aux urgences → le genou peut sembler « normal » → MAIS toujours suspecter si mécanisme à haute énergie + instabilité multidirectionnelle + évaluation vasculaire : pouls distaux + ABI (Ankle Brachial Index) → si ABI <0,9 → écho-Doppler urgent + angioTDM → si lésion artérielle → réparation vasculaire chirurgicale en urgence (<6h) + réduction urgente + stabilisation temporaire (fixateur externe) en attente de la reconstruction ligamentaire → reconstruction ligamentaire différée (3–6 semaines) Epstein 1980 — Journal of Bone and Joint Surgery : délai de réduction + nécrose avasculaire tête fémorale → référence absolue + Rihn 2004 — American Journal of Sports Medicine : luxation du genou + lésion artère poplitée → 20–40 % → urgence vasculaire + Moatshe 2017 — KSSTA : luxation genou + lésion multiligamentaire + réhabilitation → Medina 2014 — Journal of Orthopedic Trauma : luxation hanche + nécrose → délai de réduction → Fishman 2012 — Journal of Trauma : PTH luxée + réduction → gestion + COA (Canadian Orthopedic Association) : luxation hanche + genou + urgences orthopédiques + ACEP 2019 : luxations urgentes → réduction + INESSS Québec + RAMQ : réduction de la hanche sous AG + reconstruction ligamentaire du genou → remboursés
Luxations du coude, des doigts, de la rotule et du bambin
Luxation coude postérieure — fracture coroné capitellum — luxation rotule — réduction rotule — récidive rotule — MPFL — doigt IPP — réduction doigt — pronation douloureuse bambin — subluxation tête radiale — manœuvre Méry — immobilisation courte
Luxation du coude — 2e en fréquence chez l'adulte : mécanisme : chute sur la main paume ouverte → hyperextension → déplacement postérieur (90 % des cas) + rupture de la capsule antérieure + ligaments collatéraux → tableau clinique : coude fléchi à 45° + douleur intense + déformation en baïonnette + perte du triangle de Hueter (olécrane + épicondyle + épitrochlée alignés normalement) → bilan : radiographie face + profil → chercher systématiquement une fracture du coroné + du capitellum + de la tête radiale (fracture-luxation terrible triad) → réduction fermée : traction sur l'avant-bras + flexion progressive → vérification de la stabilité post-réduction → immobilisation : 1–3 semaines si stable + instabilité ou fracture associée → chirurgie → ; luxation de la rotule : mécanisme : traumatisme en valgus + rotation externe du tibia → ou contraction brutale du quadriceps → déplacement latéral de la rotule (95 % des cas) → tableau clinique : genou fléchi + rotule déplacée latéralement + visible à l'examen + douleur intense → lésion du MPFL (ligament patello-fémoral médial) systématique → souvent : chondral fracture ou ostéochondral fracture + réduction : en urgence → extension progressive du genou (souvent la rotule se réduit spontanément à l'extension) + ou pression médiale de la rotule + immobilisation 3–4 semaines + rééducation quadriceps → récidive dans 30–40 % des cas → chirurgie si ≥2 récidives : ligamentoplastie du MPFL (reconstruction du MPFL) + ± ostéotomie de la tubérosité tibiale antérieure (TTA) ; luxation des doigts (IPP — inter-phalangienne proximale) : mécanisme : coup direct ou choc en hyperextension → déplacement dorsal de P2 sur P1 (le plus fréquent) → réduction : traction progressive dans l'axe + flexion de l'articulation + vérification de la stabilité (test des collatéraux) → radiographie avant + après → immobilisation : attelle en légère flexion × 3–6 semaines → solidarisation au doigt adjacent (buddy strapping) → plaie ouverte = luxation ouverte → urgence chirurgicale + irrigation + fermeture → subluxation de la tête radiale (pronation douloureuse — « coude du bambin ») : entité pédiatrique fréquente (1–6 ans) → mécanisme : traction brusque sur le poignet (enfant tiré par le bras) → la tête radiale glisse partiellement hors du ligament annulaire → tableau clinique : enfant ne bouge pas le bras + avant-bras en pronation + légère flexion → PAS de déformation visible + bilan : radiographie le plus souvent normale (subluxation partielle) → INUTILE si mécanisme typique + tableau typique → manœuvre de réduction (Méry ou supination + flexion) : 1/ supination de l'avant-bras + flexion du coude → ou → 2/ hyperpronation → click palpable → réduction immédiate → reprise de l'utilisation du bras dans les minutes + immobilisation NON nécessaire + risque de récidive dans 30 % des cas (ligament annulaire immature) → explications aux parents Kaplan 2012 — Journal of the American Academy of Orthopedic Surgeons : luxation du coude + fracture-luxation + terrible triad + traitement + Atkin 2000 — American Journal of Sports Medicine : luxation rotule + MPFL + récidive + facteurs de risque + Stefancin 2007 — American Journal of Sports Medicine : luxation rotule + traitement + chirurgie + Macdessi 2001 — Pediatric Emergency Care : pronation douloureuse + manœuvre de réduction → résultats + Bexkens 2017 — Annals of Emergency Medicine (méta-analyse) : manœuvre de supination-flexion vs hyperpronation + pronation douloureuse → hyperpronation légèrement supérieure → COA + ACEP 2019 : luxations urgentes → réduction + réhabilitation + Rang 2000 — Fractures in Children : subluxation tête radiale + pédiatrie → INESSS Québec + RAMQ : réductions aux urgences + ligamentoplastie MPFL + ostéotomie TTA → remboursés si indication
ℹ️ Toute luxation doit être réduite le plus rapidement possible — chaque heure de délai augmente le risque de lésion nerveuse, vasculaire et de nécrose avasculaire : avant et après chaque réduction, l'examen neurovasculaire (pouls distaux + sensibilité + motricité) est obligatoire et doit être documenté. La luxation du genou est une urgence vasculaire absolue — l'artère poplitée est lésée dans 20 à 40 % des cas et une ischémie non reconnue conduit à l'amputation. La luxation de la hanche doit être réduite en moins de 6 heures pour limiter le risque de nécrose avasculaire de la tête fémorale.
Situations requiring a 911 call or immediate emergency care

Traumatisme à haute énergie du genou + déformation majeure + instabilité multidirectionnelle + pouls pédieux ou tibial postérieur absent ou diminué + pied froid + pâle → luxation du genou + lésion de l'artère poplitée → appel 911 → urgences orthopédiques + vasculaires → ABI + écho-Doppler + angioTDM → réparation vasculaire dans les 6h → réduction + fixateur externe → NE PAS perdre de temps à la radiographie si ischémie évidente.

Accident de voiture à haute énergie + douleur de hanche intense + jambe en flexion-adduction-rotation interne + impotence fonctionnelle totale → luxation postérieure de la hanche → appel 911 → urgences orthopédiques → réduction sous AG dans les 6h → TDM avant et après réduction → si délai >6h → risque de nécrose avasculaire de la tête fémorale multiplié par 5.

Luxation du coude + douleur irradiant dans l'avant-bras + paresthésies de la main + pouls radial diminué ou absent → lésion de l'artère brachiale ou du nerf médian → urgence orthopédique + vasculaire → réduction immédiate sous sédation → contrôle vasculaire post-réduction → si persistance → exploration chirurgicale → fracture-luxation (terrible triad) → chirurgie.

Luxation ouverte (peau ouverte au-dessus de l'articulation luxée) quelle que soit l'articulation → risque infectieux majeur (arthrite septique) → urgence chirurgicale → irrigation + débridement + fermeture + antibiothérapie IV (céfazoline) → réduction chirurgicale → NE PAS réduire une luxation ouverte dans un contexte non stérile.

Consult at Clinique Omicron

Les médecins de Clinique Omicron évaluent les traumatismes articulaires, orientent en urgence vers les urgences médicales ou orthopédiques pour les luxations nécessitant une réduction immédiate, participent à la prise en charge post-réduction (confirmation de la réduction + bilan neurovasculaire + prescription de l'immobilisation + orientation en kinésithérapie), et assurent le suivi des luxations récidivantes (instabilité de l'épaule + de la rotule) en orientant vers le chirurgien orthopédiste. Des consultations sont disponibles dans plusieurs points de service au Québec et en télémédecine. Pour prendre rendez-vous, visitez cliniqueomicron.ca.

Le contenu de cette page est fourni à titre informatif uniquement et ne remplace pas l'avis d'un médecin urgentiste ou d'un chirurgien orthopédiste. Une luxation est une urgence orthopédique — toute tentative de réduction doit être effectuée par un professionnel de santé qualifié après bilan radiologique, avec une évaluation neurovasculaire complète avant et après la manœuvre.

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