Lymphome de Hodgkin - Test médical Clinique Omicron
Classification, biologie tumorale et stadification
- Classification histologique de l'OMS 2022 : le LH se divise en deux entités biologiquement et cliniquement distinctes ; lymphome de Hodgkin classique (LHC) — 95 % des LH : cellules de Reed-Sternberg (RS) + variantes (cellules lacunaires dans la sclérose nodulaire + cellules momifiées + variantes lymphocytaires) → phénotype : CD30+ + CD15+ + PAX5 (faible) + CD45− + CD20− (ou faiblement positif) + BCL6 variable → EBV (Epstein-Barr virus) : associé dans 30–40 % des LHC (proportion variable selon le sous-type et la région géographique) → sous-types histologiques du LHC : sclérose nodulaire (SN) : 70–75 % → bandelettes de fibrose divisant le ganglion en nodules + cellules lacunaires (variante de RS) + CD30++ → prédominance féminine + jeune adulte + médiastin ++ + cellularité mixte (CM) : 15–20 % → cellules RS classiques abondantes + EBV + (80 %) → adulte d'âge moyen + stades avancés + pays en développement + riche en lymphocytes (RL) : 5 % → RS rares + nombreux lymphocytes + pronostic favorable + délétion en lymphocytes (DL) : <1 % → forme la plus rare + RS abondantes + VIH+ + stades avancés + pronostic le moins favorable ; lymphome de Hodgkin à prédominance lymphocytaire nodulaire (LPLN) — 5 % des LH : cellules tumorales «popcorn» (cellules LP — lymphocyte predominant) → phénotype : CD20+ + CD45+ + BCL6+ + CD30− + CD15− → évolution indolente + rechutes locales tardives fréquentes + risque de transformation en lymphome B diffus à grandes cellules (LBDGC) → prise en charge distincte du LHC (rituximab actif sur CD20+)
- Stadification d'Ann Arbor modifiée Lugano 2014 et facteurs pronostiques : stadification d'Ann Arbor (révisée — classification de Lugano 2014 — Cheson et al. — JCO 2014) : stade I : atteinte d'une seule région ganglionnaire ou d'un seul site extraganglionnaire + stade II : atteinte de ≥2 régions ganglionnaires du même côté du diaphragme ± extension directe à un organe adjacent (IIE) + stade III : atteinte ganglionnaire des deux côtés du diaphragme ± atteinte splénique (IIIS) + stade IV : atteinte extraganglionnaire diffuse (moelle osseuse + foie + poumons + os — non par contiguïté) + suffixe A/B : A = absence de symptômes B + B = présence d'au moins 1 symptôme B : fièvre inexpliquée >38 °C + sueurs nocturnes profuses + perte de poids >10 % en 6 mois ; facteurs pronostiques de mauvais pronostic — stades limités défavorables (EORTC + GHSG) : GHSG (German Hodgkin Study Group) — facteurs défavorables (stades I–II) : masse médiastinale volumineuse (rapport masse médiastinale/diamètre thoracique >0,33) + atteinte extraganglionnaire + VS >50 mm/h (sans symptômes B) ou >30 mm/h (avec symptômes B) + ≥3 aires ganglionnaires atteintes + EORTC : facteurs similaires + âge >50 ans → définit les groupes : favorable (0 facteur) + intermédiaire (1–2 facteurs) + défavorable (>2 facteurs) ; score pronostique international (IPS) — stades avancés (III–IV — Hasenclever 1998 — NEJM) : 7 facteurs de mauvais pronostic (1 point chacun) : albumine <40 g/L + Hb <105 g/L + sexe masculin + stade IV + âge ≥45 ans + leucocytes >15 × 10⁹/L + lymphocytes <0,6 × 10⁹/L ou <8 % des leucocytes → IPS 0–1 : survie sans progression (SSP) à 5 ans : 77–84 % + IPS ≥4 : SSP à 5 ans : 42–47 %
- Bilan diagnostique initial et rôle du TEP-TDM : présentation clinique évocatrice : adénopathie cervicale indolore (70 % des cas) + médiastinale (60 % des cas de LHC-SN) + axillaire + inguinale → consistance ferme + non douloureuse + non inflammatoire + prurit généralisé inexpliqué (médiateurs libérés par les éosinophiles + basophiles du microenvironnement) + alcool-pain : douleur intense dans les adénopathies déclenchée par la consommation d'alcool → pathognomonique du LH (10–15 % des cas) + symptômes B : fièvre (souvent ondulante — fièvre de Pel-Ebstein : cycles de fièvre élevée + apyrexie) + sueurs nocturnes profuses + amaigrissement >10 % ; bilan diagnostique initial : biopsie ganglionnaire exérèse complète (pas de ponction-aspiration à l'aiguille fine — insuffisante pour l'architecture) → immunohistochimie : CD30 + CD15 + CD20 + CD45 + EBV-EBER + ALK + TDM thoraco-abdomino-pelvienne + cervicale avec injection + TEP-TDM au ¹⁸F-FDG (standard de référence pour la stadification — Cheson 2014) : hypermétabolisme ganglionnaire + extraganglionnaire → stadification initiale + évaluation de la réponse en cours de traitement (TEP-TDM interim — score de Deauville) + biopsie ostéo-médullaire : remplacée par le TEP-TDM (sensibilité supérieure pour détecter l'atteinte médullaire) → encore indiquée si TEP non disponible ou discordance clinico-radiologique + bilan biologique : NFS + VS + LDH + albumine + bêta-2 microglobuline + bilan hépatique + créatinine + sérologies VIH + VHB + VHC (avant immunosuppression) + test de grossesse si femme en âge de procréer + bilan de fertilité (cryoconservation des spermatozoïdes ou ovocytes selon le traitement envisagé) ; score de Deauville (5-point scale — évaluation TEP-TDM en cours de traitement) : 1 : pas de fixation + 2 : fixation ≤médiastin + 3 : fixation >médiastin mais ≤foie + 4 : fixation modérément supérieure au foie + 5 : fixation nettement supérieure au foie ou nouvelle lésion → TEP-TDM interim négatif (score 1–3) : réponse métabolique complète → déescalade thérapeutique possible → TEP positif (score 4–5) : résidu évolutif → escalade thérapeutique
Traitement, surveillance et séquelles à long terme
| Situation clinique | Stratégie thérapeutique | Surveillance et complications |
|---|---|---|
| LH classique stades limités (I–IIA) favorables et défavorables ABVD × 2–4 — radiothérapie ISRT — TEP-adaptatif |
Les stades limités (I–IIA) sont traités par une approche combinée chimio-radiothérapie adaptée au TEP-TDM interim, avec un objectif de déescalade thérapeutique pour réduire les séquelles à long terme ; chimiothérapie de 1re ligne — ABVD (doxorubicine-Adriamycin + bléomycine + vinblastine + dacarbazine) : schéma standard historique (DeVita 1970 + Bonadonna 1975) → cycles de 28 jours (J1 + J15) → bien toléré + efficacité prouvée sur 40 ans de données ; protocoles selon le groupe de risque : stades limités favorables (GHSG : 0 facteur défavorable) : ABVD × 2 cycles + radiothérapie ISRT (Involved-Site Radiation Therapy — 20 Gy) → essai HD10 du GHSG (Engert 2010 — NEJM) : ABVD × 2 + 20 Gy = équivalent à × 4 + 30 Gy → taux de contrôle à 5 ans : 93–97 % + stades limités défavorables (GHSG : ≥1 facteur défavorable) : ABVD × 4 cycles + ISRT 30 Gy → essai HD11 du GHSG (Ruhl 2006 — JCO) → stades II avec masse volumineuse (bulky) : ABVD × 4–6 + ISRT 30–36 Gy ; approche TEP-adaptée (déescalade) : TEP-TDM après cycle 2 (interim TEP) → si score Deauville 1–3 (réponse complète) → omission possible de la radiothérapie ou réduction de la dose → essai RAPID (Radford 2015 — NEJM) : patients stades IA–IIA + TEP-TDM négatif après 3 cycles ABVD → pas de différence significative de survie sans progression entre radiothérapie et pas de radiothérapie → progression vers l'omission de RT chez les bons répondeurs + essai H10 (Raemaekers 2014 — JCO) : résultats moins favorables sans RT → balance bénéfice/risque à discuter individuellement ; brentuximab védotine (BV) dans les stades limités : essai BREACH (phase 2) + protocoles AVD + BV en cours d'évaluation dans les stades limités défavorables → pas encore standard en 2025 | Radiothérapie ISRT (Involved-Site Radiation Therapy) — technique moderne : ISRT remplace l'EFRT (Extended Field RT) et l'IFRT (Involved Field RT) des années 1990–2000 → volumes cibles réduits au seul site initialement atteint (basé sur l'imagerie TEP-TDM pré-traitement) → réduction majeure de la dose aux organes à risque (poumons + cœur + seins + thyroïde + moelle épinière) → doses : 20 Gy pour les stades favorables + 30–36 Gy pour les défavorables ou bulky → technique : IMRT (radiothérapie par modulation d'intensité) ou protonthérapie (si disponible — réduction de la dose cardiaque et pulmonaire) → protonthérapie au Canada : Centre de protonthérapie du CHUM (Montréal) → en cours de développement 2024–2025 ; surveillance post-traitement stades limités : TEP-TDM de fin de traitement (score Deauville) → remission complète (RC) si score 1–3 → suivi : clinique + TDM tous les 6 mois × 2 ans puis annuellement × 3 ans + NFS + VS + bilan biologique tous les 3–6 mois → pas de TEP-TDM de surveillance systématique en RC (NCCN + ESMO 2023 — risque de faux positifs + coût) → surveillance spécifique des séquelles : TSH annuelle si irradiation cervicale + bilan cardiovasculaire (facteurs de risque + ECG + échographie cardiaque selon la dose cardiaque reçue) + mammographie annuelle à partir de 8–10 ans post-radiothérapie thoracique si irradiation des seins chez la femme <30 ans → risque de cancer du sein secondaire augmenté ×5 dans ce contexte → EFR si irradiation médiastinale + bléomycine (toxicité pulmonaire synergique) |
| LH classique stades avancés (IIB–IV) ABVD — BV-AVD — BEACOPP escaladé — TEP-adaptatif |
Les stades avancés nécessitent 6 cycles de chimiothérapie avec ou sans consolidation par radiothérapie selon la réponse TEP-TDM — l'approche est de plus en plus individualisée ; schémas de chimiothérapie pour les stades avancés : ABVD × 6 cycles : schéma standard de référence → taux de réponse complète : 70–80 % → survie globale (SG) à 5 ans : 85–90 % pour l'ensemble des stades avancés + BEACOPP escaladé (bleomycine + étoposide + doxorubicine + cyclophosphamide + vincristine + procarbazine + prednisone) : intensifié → GHSG HD12-HD15 : supérieur à l'ABVD pour la survie sans progression dans les stades III–IV avec IPS ≥3 → mais : toxicité hématologique majeure (neutropénie fébrile fréquente) + infertilité + myélodysplasie secondaire → réservé aux patients <60 ans avec IPS élevé (≥3–4) + BV-AVD (brentuximab védotine + doxorubicine + vinblastine + dacarbazine) : essai ECHELON-1 (Connors 2018 — NEJM) : BV-AVD vs ABVD stades III–IV → réduction du risque de progression ou décès de 23 % → taux de SSP à 2 ans : 82 % vs 77 % → toxicité : neuropathie périphérique ++ (34 % grade 3–4) → approuvé FDA 2018 + Santé Canada 2019 + remboursé INESSS Québec pour les stades III–IV → devient standard de soin en 1re ligne pour les stades avancés au Canada + BV-AVD préféré à l'ABVD car pas de bléomycine (évite la toxicité pulmonaire) ; TEP-TDM interim et adaptation thérapeutique — stades avancés : TEP-TDM après cycle 2 (ABVD) : score Deauville 1–3 (TEP-) → poursuivre ABVD → TEP après cycle 2 + score 4–5 (TEP+) → escalade : switch vers BEACOPP escaladé (essai RATHL — Johnson 2016 — NEJM + essai HD0801) → amélioration de la SSP vs poursuite ABVD + en cas de BV-AVD : TEP-TDM interim non encore formellement guidé par les données — pratique en évolution | Consolidation par radiothérapie dans les stades avancés : indications en 2025 : uniquement si résidu TEP-positif en fin de chimiothérapie (score Deauville 4–5) → ISRT 30–36 Gy sur le résidu + masse volumineuse initiale (>10 cm) : ISRT de consolidation discutée même en cas de RC TEP → tend à être évitée chez les jeunes si TEP négatif complet → essai HD15 (Engert 2012 — NEJM) : parmi les patients BEACOPP + TEP-TDM fin de traitement négatif : pas de bénéfice à la consolidation par RT → confirme l'approche TEP-guidée ; réponse TEP de fin de traitement : RC (Deauville 1–3) → surveillance → survie globale à 5 ans : 90–95 % pour les stades III-IV en RC + réponse partielle ou résidu positif (Deauville 4–5) → biopsie du résidu si accessible → si viable : traitement de 2e ligne + autogreffe ; surveillance des stades avancés : identique aux stades limités + surveillance des séquelles de la polychimiothérapie : cardiotoxicité (anthracyclines — doxorubicine dose cumulée + bléomycine → synergique avec RT) → échocardiographie de base + suivi à 1 an + 5 ans + toxicité pulmonaire (bléomycine → pneumopathie interstitielle + fibrose — risque augmenté si O₂ per-opératoire ou per-anesthésique + irradiation médiastinale) → EFR de base + à 1 an → signaler à tout anesthésiste → risque de toxicité O₂ même des années après la bléomycine + neuropathie périphérique (BV) : surveillance clinique + EMG si symptômes + gonadotoxicité (infertilité) : variable selon le protocole → BEACOPP + alcylants : risque élevé → spermatocryoconservation et cryoconservation ovocytaire avant tout traitement → oncofertilité (CHU de Québec + CHUM) |
| LH réfractaire et récidivant ICE — DHAP — autogreffe — brentuximab — nivolumab — pembrolizumab |
Environ 10–15 % des LH sont réfractaires à la 1re ligne ou rechutent après réponse initiale — leur traitement a été transformé par les nouvelles thérapies ciblées ; définition : réfractaire primaire : absence de RC après chimiothérapie de 1re ligne (résidu TEP-positif en fin de traitement) + rechute précoce : rechute dans les 12 mois suivant la fin du traitement de 1re ligne → mauvais pronostic + rechute tardive : rechute >12 mois → pronostic plus favorable → peut être retraitée par le même schéma dans certains cas ; chimiothérapies de sauvetage (2e ligne) : objectif : obtenir une RC suffisante (TEP négatif) pour aller en autogreffe → schémas : ICE (ifosfamide + carboplatine + étoposide) : protocole le plus utilisé au Canada + en pratique quotidienne + DHAP (dexaméthasone + cisplatine + cytarabine haute dose) + IGEV (ifosfamide + gemcitabine + étoposide + vinorelbine) + GVD (gemcitabine + vinorelbine + doxorubicine liposomale) + brentuximab védotine (BV) en 2e ligne (si CD30+) : essai SG35-0003 (Younes 2012 — JCO) : 102 patients LH récidivants/réfractaires → taux de réponse objective 75 % + taux de RC 34 % → approuvé FDA 2011 + Santé Canada 2013 + combinaison BV + nivolumab (CheckMate 205 — Herrera 2018 — Lancet Oncology) : taux de réponse objective 85 % → options en attente d'autogreffe | Autogreffe de cellules souches hématopoïétiques (ASCT) — 2e ligne standard : ASCT = traitement de référence des LH réfractaires/récidivants en RC2 (2e rémission complète) → conditionnement haute dose : BEAM (carmustine + étoposide + cytarabine + melphalan) → réinfusion des CSH autologues → taux de survie globale à 5 ans après ASCT en 2e ligne : 50–60 % + consolidation post-ASCT par brentuximab védotine : essai AETHERA (Moskowitz 2015 — Lancet) : BV × 16 cycles post-ASCT vs placebo → amélioration de la SSP (42 mois vs 24 mois) → approbation FDA 2015 + Santé Canada + remboursé INESSS pour patients à risque élevé de rechute post-ASCT (rechute précoce + réfractaire primaire + ≥2 facteurs de risque) ; inhibiteurs des checkpoints immunitaires (anti-PD-1) — LH réfractaire/récidivant : mécanisme : les cellules RS surexpriment PD-L1 et PD-L2 (amplification 9p24.1 — locus JAK2 + PD-L1/PD-L2) → inhibition des lymphocytes T cytotoxiques → l'anti-PD-1 restaure l'immunité anti-tumorale → nivolumab (Opdivo) : essai CheckMate 205 (Armand 2016 — JCO) : 243 patients LH-r/r → taux de réponse objective 69 % + RC 16 % + SG à 2 ans 86 % → approuvé FDA 2016 + Santé Canada 2017 + pembrolizumab (Keytruda) : essai KEYNOTE-087 (Chen 2017 — JCO) : taux de réponse 69 % → approuvé FDA 2017 + Santé Canada 2019 → remboursement INESSS Québec conditionnel aux critères + allogreffe de CSH : indication : rechute après ASCT + patient éligible + donneur compatible → traitement potentiellement curatif des formes multi-réfractaires → taux de survie à 5 ans : 40–50 % → toxicité GVH + mortalité liée à la procédure 5–15 % |
| LH à prédominance lymphocytaire nodulaire (LPLN) et séquelles tardives Rituximab — surveillance tardive — cancers secondaires — cœur |
Le LPLN se distingue du LHC par sa biologie (CD20+) et son évolution — sa prise en charge est individualisée selon le stade et les facteurs de risque de transformation ; particularités du LPLN : évolution indolente + rechutes locales tardives fréquentes (10–15 ans) sans impact sur la survie globale + risque de transformation en LBDGC : 2–7 % des cas → biopsie de toute adénopathie rapidement progressive pour exclure la transformation → traitement du LPLN : stade IA sans facteurs défavorables : radiothérapie ISRT seule (30 Gy) → option surveillance active (watchful waiting) dans les formes très limitées de découverte fortuite → stades avancés : rituximab (anti-CD20) seul × 4–6 cycles → taux de réponse 94 % (Ekstrand 2003 — Annals of Oncology) → ou ABVD si rituximab insuffisant ou transformation suspectée + rechute : rituximab + chimiothérapie selon le schéma de rattrapage + ASCT si transformation + rituximab en maintenance après rechute : réduction du risque de rechute ultérieure ; séquelles tardives du traitement du LH — les plus importantes : cancers secondaires (principal enjeu en 2025) : risque × 2–5 vs population générale → cancers du sein (irradiation médiastinale chez la femme <30 ans → risque × 5–10 à 15–20 ans post-traitement → dépistage IRM annuel dès 8–10 ans post-RT + mammographie) + leucémies myéloïdes secondaires (alkylants — procarbazine + cyclophosphamide + étoposide → pics 5–10 ans post-traitement) + syndromes myélodysplasiques + cancers digestifs (irradiation sous-diaphragmatique) + cancers thyroïdiens + mélanomes + sarcomes du champ d'irradiation ; complications cardiovasculaires : cardiotoxicité liée aux anthracyclines (doxorubicine dose cumulée >250–300 mg/m²) → cardiomyopathie dilatée + coronaropathies accélérées par l'irradiation médiastinale → recommandations ESC 2022 (cardio-oncologie) : échocardiographie de base avant traitement + à 1 an + à 5 ans + puis tous les 5 ans selon la dose cardiaque reçue → dépistage des facteurs de risque cardiovasculaire modifiables (hypertension + diabète + dyslipidémie + tabagisme) → objectifs stricts de LDL si RT médiastinale (<1,8 mmol/L) | Surveillance à long terme des survivants du LH : programme de surveillance selon l'International Lymphoma Radiation Oncology Group (ILROG) + ESMO 2023 + NCCN 2024 : biologie + clinique tous les 3–6 mois × 2 ans → puis annuellement × 3 ans → puis tous les 2–3 ans à vie (risques tardifs) ; dépistage des cancers secondaires : cancer du sein : IRM mammaire annuelle dès 8–10 ans post-RT thoracique chez la femme irradiée avant 30 ans → mammographie en alternance → SOGC + ASCO recommandation formelle + cancer colorectal : coloscopie à 10 ans post-RT sous-diaphragmatique ou à 40 ans (le premier des deux) + TSH annuelle : si irradiation cervicale ou médiastinale haute → hypothyroïdie dans 30–40 % à 10 ans + cancer thyroïdien : palpation + échographie cervicale tous les 2–3 ans si irradiation cervicale + NFS annuelle à vie : dépister une myélodysplasie secondaire + LDH : rechute du LH possible jusqu'à 10–15 ans post-traitement (rare mais documenté) ; fertilité et grossesse post-LH : BEACOPP + alkylants → risque élevé d'insuffisance ovarienne prématurée + azoospermie → spermatocryoconservation + cryoconservation ovocytaire/embryonnaire AVANT tout traitement cytotoxique → ABVD : gonadotoxicité moindre mais non nulle + la grossesse après LH traité n'est pas contre-indiquée → délai recommandé : 1–2 ans après la fin du traitement (risque de rechute maximal dans cette période) → suivi obstétrical spécialisé si irradiation pelvienne ou cardiaque + qualité de vie à long terme : fatigue chronique (40–60 % des survivants à 5 ans) + anxiété + dépression + syndrome post-traitement + prise en charge pluridisciplinaire en oncologie : consultation psycho-oncologie + médecine physique + réhabilitation |
Adénopathies cervicales ou médiastinales volumineuses + syndrome de veine cave supérieure (œdème en pèlerine + circulation veineuse collatérale + dyspnée + cyanose faciale) → compression médiastinale par masse hodgkinienne → urgence oncologique → TDM thoracique en urgence + biopsie dès que possible → corticothérapie en attente du diagnostic si détresse respiratoire → avis oncologie/hématologie urgente.
Fièvre inexpliquée >38 °C persistante + amaigrissement >10 % + sueurs nocturnes profuses + adénopathies cervicales ou axillaires fermes chez un adulte de 20–35 ans → lymphome de Hodgkin en premier diagnostic différentiel → NFS + VS + LDH + TDM corps entier + biopsie ganglionnaire exérèse → ne pas différer l'investigation au-delà de 2 semaines.
Fièvre + neutropénie (PNN <0,5 × 10⁹/L) chez un patient en cours de chimiothérapie BEACOPP ou BV-AVD → neutropénie fébrile → urgence infectieuse → hémocultures + TDM abdomino-thoracique + antibiothérapie large spectre (pipéracilline-tazobactam ou céfépime) dans les 60 minutes → G-CSF selon protocole → hospitalisation.
Dyspnée progressive + toux sèche + fièvre subfébrile chez un patient traité par bléomycine ou en post-radiothérapie médiastinale → pneumopathie à la bléomycine ou pneumopathie radique → TDM thoracique HRCT → EFR → arrêt immédiat de la bléomycine si confirmée → corticothérapie → éviter l'O₂ à haute concentration (synergique avec la toxicité bléomycine).
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Les médecins de Clinique Omicron peuvent initier le bilan devant une adénopathie suspecte — notamment chez le jeune adulte avec symptômes B, prurit inexpliqué ou masse médiastinale — incluant la biologie (NFS, LDH, VS, CRP, sérologies), l'imagerie (radiographie thoracique, TDM) et l'orientation vers le chirurgien pour biopsie ganglionnaire diagnostique. Le suivi à long terme des survivants du lymphome de Hodgkin — surveillance des rechutes, dépistage des cancers secondaires, bilan cardiovasculaire — peut être coordonné dans plusieurs points de service au Québec, en collaboration avec les équipes d'hématologie-oncologie des centres tertiaires. Pour prendre rendez-vous, visitez cliniqueomicron.ca.
Le contenu de cette page est fourni à titre informatif uniquement et ne remplace pas l'avis d'un médecin ou d'un hématologue-oncologue. Le diagnostic et le traitement du lymphome de Hodgkin doivent être réalisés dans un centre d'hématologie-oncologie spécialisé avec accès au TEP-TDM, à la pathologie hématologique et aux nouvelles thérapies ciblées.
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