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Infertilité - Test médical Clinique Omicron

L'infertilité est définie par l'Organisation mondiale de la santé et la Société canadienne de fertilité et d'andrologie (SCFA) comme l'incapacité d'un couple à concevoir après 12 mois de rapports sexuels réguliers non protégés chez les femmes de moins de 35 ans, ou après 6 mois chez les femmes de 35 ans et plus. Elle touche environ 1 couple sur 6 au Canada, soit environ 15–17 % des couples en âge de procréer — une prévalence en augmentation, attribuée en partie au report de la maternité, aux changements environnementaux et aux modifications des modes de vie. La distribution des causes est approximativement équilibrée entre les facteurs féminins (40 %), les facteurs masculins (30–40 %), et les causes combinées ou inexpliquées (20–30 %). Chez la femme, les principales causes sont les troubles ovulatoires (syndrome des ovaires polykystiques — SOPK — en tête), les facteurs tubaires (séquelles des IST — Chlamydia + gonorrhée — + chirurgie pelvienne), les anomalies utérines (myomes + polypes + malformations + Asherman), et l'endométriose. Chez l'homme, les causes les plus fréquentes sont l'oligospermie, l'asthénospermie et la tératospermie (souvent idiopathiques), ainsi que la varicocèle, les infections génitales et l'hypogonadisme. L'évaluation initiale du couple infertile doit être systématique — incluant le bilan hormonal féminin, l'échographie pelvienne, l'évaluation de la perméabilité tubaire et le spermogramme — et rapidement orientée vers un centre de médecine reproductive. Au Québec, les traitements de procréation médicalement assistée (PMA) — induction de l'ovulation, insémination intra-utérine (IIU), fécondation in vitro (FIV) et intracytoplasmique (ICSI) — sont partiellement couverts par la RAMQ dans des conditions définies.

Causes féminines, masculines et bilan d'infertilité

  • Causes féminines d'infertilité — troubles ovulatoires, facteurs tubaires et utérins : troubles de l'ovulation (35–40 % des causes féminines) : SOPK (Syndrome des Ovaires PolykystiquesK) : cause la plus fréquente (70–80 % des anovulations) → critères de Rotterdam 2003 : ≥2 critères sur 3 : oligo-anovulation + hyperandrogénisme clinique ou biologique + morphologie polykystique des ovaires à l'écho (≥20 follicules ou volume ovarien >10 mL) → mécanisme : résistance à l'insuline + hyperinsulinémie → augmentation de la LH (rapport LH/FSH souvent >2) → hyperandrogénisme (testostérone + SDHEA élevés) → anovulation chronique → infertilité + hyperplasie de l'endomètre + insuffisance ovarienne prématurée (IOP) : FSH >25 UI/L + aménorrhée avant 40 ans → association avec les pathologies auto-immunes + anomalies chromosomiques (Turner XX / mosaïque) + iatrogène (chimio + radiothérapie pelvienne) → hyperprolactinémie : prolactine >25 µg/L → inhibe la sécrétion de GnRH → anovulation + galactorrhée + causes : microprolactinome (IRM hypophysaire) + médicaments (antipsychotiques + métoclopramide) → hypothyroïdie + anorexie / exercice excessif → hypogonadisme hypogonadotrope → réserve ovarienne diminuée : AMH (Hormone Anti-Müllérienne) basse + compte des follicules antraux (CFA) <6 + FSH jour 3 élevée (>10 UI/L) → marqueurs du vieillissement ovarien + facteurs tubaires et péritonéaux (30–40 % des causes féminines) : séquelles d'IST (Chlamydia trachomatis ++ + gonorrhée) → salpingite → adhérences → obstruction tubaire → HSG (hystérosalpingographie) ou laparoscopie diagnostique → endométriose : hétérotopies de l'endomètre hors de la cavité utérine → réaction inflammatoire → adhérences pelviennes + destruction des follicules ovariens + altération de la réceptivité endométriale → classification rASRM I–IV → chirurgie laparoscopique améliore les taux de grossesse (stages III–IV) + anomalies utérines : myomes sous-muqueux (type 0–2) → distorsion de la cavité utérine → réduction de l'implantation → polypes endométriaux → synéchies (Asherman post-curetage) → malformations utérines congénitales (utérus bicorne + utérus en T → DES) ; causes masculines d'infertilité (30–40 % des causes) : anomalies du spermogramme (OMS 2021 — 6e édition — Cooper 2021) : normes actualisées : volume ≥1,4 mL + concentration ≥16 millions/mL + motilité totale ≥42 % (progressive ≥30 %) + morphologie normale (Kruger strict) ≥4 % → oligospermie : concentration <16 millions/mL → asthénospermie : motilité progressive <30 % → tératospermie : morphologie normale <4 % → azoospermie : absence de spermatozoïdes (obstructive → CBAVD + vasectomie + ou non-obstructive — sécrétoire — hypogonadisme + cryptorchidie + chimiothérapie) → varicocèle : dilatation des veines du plexus pampiniforme → augmentation de la température testiculaire → altération de la spermatogenèse → présente dans 15 % des hommes + 40 % des hommes infertiles → réparation chirurgicale ou embolisation → amélioration du spermogramme dans 50–70 % + infections génitales passées : orchite ourlienne + infections à Chlamydia → obstruction du canal déférent + altération de la spermatogenèse + causes génétiques masculines : syndrome de Klinefelter (47,XXY) → azoospermie sécrétoire → caryotype + microdelétions du chromosome Y (AZF a + b + c) → azoospermie + mutations CFTR → CBAVD (absence congénitale bilatérale des canaux déférents) → FSH élevée + hypogonadisme hypogonadotrope (déficit en GnRH) → hypospadias + causes iatrogènes : chimiothérapie + radiothérapie + anabolisants + médicaments (spironolactone + colchicine + sulfasalazine) + exposition professionnelle (chaleur + pesticides + solvants)
  • Bilan initial d'infertilité du couple : bilan féminin de base : dosage hormonal (jour 2–5 du cycle) : FSH + LH + E2 (estradiol) + AMH → évaluation de la réserve ovarienne + prolactine + TSH → hypothyroïdie ou hyperprolactinémie → bilan androgénique si SOPK suspecté (testostérone totale + libre + DHEA-S + 17-OHP) + progestérone J21 (jour 21 ou 7 jours avant les règles) : >10–30 nmol/L → ovulation confirmée + échographie pelvienne (J2–J5) : compte des follicules antraux (CFA) + morphologie ovarienne (SOPK ?) + utérus (myomes + polypes + anomalie) → échographie 3D si malformation utérine suspectée + hystérosalpingographie (HSG) : évaluation de la cavité utérine + perméabilité tubaire → indispensable dans le bilan de base → HyCoSy (Hysterosalpingo-Contrast Sonography) : alternative à l'HSG → moins d'irradiation + laparoscopie diagnostique : si HSG anormale + ou si endométriose suspectée + ou si infertilité inexpliquée persistante → permet le bilan et le traitement simultanés + bilan masculin de base : spermogramme (× 2 à ≥3 mois d'intervalle) : normes OMS 2021 + si anomalie → bilan étiologique : bilan hormonal (FSH + LH + testostérone totale + prolactine + TSH) + caryotype (si azoospermie) + microdelétions chromosome Y (si azoospermie ou oligospermie sévère <5 millions/mL) + mutations CFTR si CBAVD suspectée + écho-Doppler testiculaire si varicocèle suspectée → bilan commun du couple : bilan infectieux (Chlamydia — sérologie + NAAT si IUD + PCR cervicale + urétrale) + groupe sanguin + RAI + sérologies VIH + VHB + VHC + rubéole + toxoplasme → obligatoires avant PMA + caryotype si anomalie morphologique ou chromosomique suspectée + test de compatibilité muqueuse cervicale (test post-coïtal — Hühner) → moins utilisé depuis le développement des techniques de PMA → infertilité idiopathique (unexplained infertility) : 10–30 % des couples → bilan complet normal → approche par étapes → induction + IIU → FIV

Traitements de l'infertilité

Traitement / techniqueDonnées, modalités et résultatsÉtudes clés et recommandations
Induction de l'ovulation et traitement du SOPK
Létrozole — clomifène — gonadotrophines — métformine — SOPK — taux d'ovulation — grossesses multiples — syndrome d'hyperstimulation ovarienne — déclenchement
Induction de l'ovulation dans le SOPK — traitement de 1re intention : létrozole (Femara) 2,5–7,5 mg/j de J3 à J7 : inhibiteur de l'aromatase → réduction transitoire des œstrogènes → stimulation réflexe de la FSH hypophysaire → croissance folliculaire → ovulation → efficacité supérieure au clomifène dans le SOPK : Legro 2014 — NEJM (PPCOSM RCT n=750) : létrozole vs clomifène → taux de naissance vivante : 27,5 % vs 19,1 % (p=0,007) + moins de grossesses multiples + taux d'ovulation + similaire → avantage : demi-vie courte (pas de persistance anti-œstrogénique sur l'endomètre) → disponible hors AMM pour l'infertilité au Canada (utilisation très répandue) + clomifène citrate (Clomid — Serophène) 50–150 mg/j de J3 à J7 : modulateur sélectif des récepteurs aux œstrogènes (SERM) → blocage des récepteurs hypothalamo-hypophysaires → augmentation de la FSH + LH → stimulation folliculaire → efficacité : taux d'ovulation 70–80 % + taux de grossesse par cycle 10–15 % → résistance au clomifène dans 20–25 % du SOPK (obésité + hyperandrogénisme) → grossesses multiples : 5–10 % → mécanisme du résidu anti-œstrogénique : amincissement de la glaire cervicale + de l'endomètre → limite l'efficacité → métformine (en association avec le létrozole ou le clomifène) : réduction de la résistance à l'insuline → réduction de l'androgénémie → amélioration de la réponse à l'induction → Nestler 1998 — NEJM : métformine + clomifène dans le SOPK insulinorésistant → amélioration significative du taux d'ovulation → posologie : 500 mg × 3/j → résultats moins probants si SOPK non insulinorésistant → gonadotrophines (FSH recombinante ou urinaire) : injection SC quotidienne → protocoles de stimulation douce (low-dose step-up) → indication : résistance au clomifène + ou létrozole → ou préparation à l'IIU ou à la FIV → risque de SHO (Syndrome d'HyperStimulation Ovarienne) + grossesses multiples → monitoring écho-hormonal obligatoire → déclenchement de l'ovulation : hCG (choriogonadotrophine alfa — Ovidrel) 250 µg SC → ou GnRH agoniste → si follicule mature ≥18 mm + E2 adéquat → IIU ou rapport programmé dans les 36h → chirurgie laparoscopique (drilling ovarien) : drilling des ovaires au laser ou à l'aiguille → réduction de l'hyperandrogénisme → ovulation spontanée ou réponse améliorée à l'induction → alternative si résistance aux inducteurs et ICP de la FIV souhaitée → Farquhar 2012 — Cochrane : drilling ovarien vs gonadotrophines → efficacité similaire pour les grossesses spontanées + moins de SHO Legro 2014 — NEJM (PPCOSM RCT n=750 femmes avec SOPK) : létrozole → naissances vivantes 27,5 % vs clomifène 19,1 % → résultats fondateurs pour la 1re ligne SOPK + Nestler 1998 — NEJM : métformine + clomifène + SOPK insulinorésistant → amélioration de l'ovulation → Farquhar 2012 — Cochrane : drilling ovarien vs gonadotrophines → efficacité similaire + moins de SHO + ESHRE 2023 (European Society of Human Reproduction and Embryology) : guidelines SOPK → létrozole = 1re ligne dans l'induction de l'ovulation dans le SOPK (recommandation forte) + OMS 2023 : infertilité + SOPK → recommandations → létrozole supérieur au clomifène + SOGC 2022 : guidelines infertilité + induction de l'ovulation → Société canadienne de fertilité et d'andrologie (SCFA) : recommandations canadiennes pour le bilan + traitement de l'infertilité + RAMQ 2021 : couverture des médicaments pour induction de l'ovulation au Québec
Insémination intra-utérine (IIU) et fécondation in vitro (FIV / ICSI)
IIU stimulée — préparation du sperme — taux de succès IIU — FIV protocole — stimulation ovarienne — ponction ovocytaire — ICSI — transfert d'embryon — blastocyste — cryoconservation — DPI
Insémination intra-utérine (IIU) : indication : infertilité idiopathique légère + SOPK + infertilité cervicale + oligospermie légère à modérée (≥5–10 millions/mL après préparation) + infertilité masculine légère + protocole : stimulation légère (létrozole + ou gonadotrophines faibles doses) + monitoring écho-hormonal + déclenchement → préparation du sperme : lavage + centrifugation → sélection des spermatozoïdes mobiles (swim-up ou gradient) → injection des spermatozoïdes préparés dans la cavité utérine (cathéter fin) → procédure ambulatoire + non invasive + taux de succès par cycle : 10–20 % (selon l'âge + la cause) → IIU vs rapports programmés : Verhulst 2006 — Cochrane : IIU + stimulation ovarienne → taux de grossesse supérieur aux rapports programmés → 3–6 cycles avant de considérer la FIV + Custers 2008 — NEJM (RCT n=258) : IIU vs expectative → pas de différence → mais recrutement complexe + résultat nuancé → en pratique : 3–6 cycles d'IIU selon l'âge + la cause + la réserve ovarienne → si ≥35 ans + réserve basse → passer à la FIV plus rapidement ; fécondation in vitro (FIV) : indications : obstruction tubaire bilatérale + endométriose sévère + oligospermie sévère (<5 millions/mL) + infertilité idiopathique après échec de l'IIU + âge avancé (35–40 ans) + réserve ovarienne basse + protocole FIV : stimulation ovarienne contrôlée (SOC) : injection quotidienne de FSH recombinante (Gonal-F + Puregon) ± LH recombinante → pendant 10–14 jours → monitoring écho-hormonal quotidien → prévention du pic de LH prématuré : antagoniste GnRH (cétrorelix — Cetrotide + ganirelix — Orgalutran) → protocole antagoniste — le plus utilisé actuellement → déclenchement de la maturation finale des ovocytes : hCG ou GnRH agoniste + ponction ovocytaire transvaginale guidée par écho sous sédation → 36h après le déclenchement → fécondation : FIV classique : un ovocyte + 50 000–100 000 spermatozoïdes en co-culture → ou ICSI (Injection Intra-Cytoplasmique de Spermatozoïdes) : injection directe d'un spermatozoïde dans le cytoplasme de l'ovocyte → indication si oligospermie sévère + azoospermie (TESE + PESA) + résultats FIV médiocres + facteur immunologique → culture embryonnaire : J1 : 2 pro-nucléi → J3 : embryon 8 cellules → J5–J6 : blastocyste (morula → cavitation → blastocyste : taux d'implantation supérieur — transfert au stade blastocyste = préféré) → transfert embryonnaire : transfert d'1 embryon de qualité optimale au stade blastocyste → stratégie SET (Single Embryo Transfer) → réduction des grossesses multiples → NICE 2013 + ESHRE 2020 : SET recommandé en 1re intention → soutien de la phase lutéale : progestérone vaginale (Crinone + Prometrium) + ± œstradiol + cryoconservation des embryons surnuméraires → transfert différé → taux de succès cumulatif (frais + congelés) → taux de naissances vivantes par cycle de FIV : 35–45 % si <35 ans + 25–35 % entre 35–40 ans + 10–20 % entre 40–42 ans + <10 % après 43 ans → données SOGC + CIHI + RAMQ ; diagnostic préimplantatoire (DPI — PGT) : PGT-A (bilan aneuploïdies) : biopsie des cellules trophoblastiques du blastocyste → séquençage NGS → identification des embryons euploïdes → réduit le taux de fausses couches + améliore les taux d'implantation dans les cas sélectionnés + PGT-M (maladies monogéniques) : mutations spécifiques connues (mucoviscidose + achondroplasie + BRCA + Huntington) → PGT-SR (anomalies chromosomiques de structure) : translocations robertsoniennes + translocations réciproques → ICSI avec spermatozoïdes extraits (azoospermie) : TESE (extraction testiculaire chirurgicale) + PESA (aspiration épididymaire) → combinés à l'ICSI → taux de fertilisation 50–70 % si spermatozoïdes testiculaires Legro 2014 — NEJM : référence FIV SOPK + Verhulst 2006 — Cochrane : IIU + stimulation → supérieure aux rapports programmés + Custers 2008 — NEJM (RCT n=258) : IIU vs expectative → nuancé + ESHRE 2020 : SET = transfert d'1 embryon → recommandation standard + ESHRE 2023 : guidelines infertilité + FIV + ICSI + PGT + SOGC 2022 : infertilité + PMA → recommandations canadiennes + CIHI 2023 : taux de succès FIV au Canada par âge + SCFA (Société canadienne de fertilité et d'andrologie) : standards de pratique en PMA + RAMQ 2021 : couverture FIV (programme québécois de PMA) → 3 cycles de FIV couverts si ≤40 ans + critères d'admissibilité + Fauser 2019 — Nature Reviews Endocrinology : protocoles de stimulation ovarienne + antagoniste GnRH vs agoniste long → ESHRE guidelines + INESSS Québec : accès à la PMA au Québec
Infertilité masculine — traitement spécifique et PMA
Varicocèle — chirurgie varicocèle — hypogonadisme — FSH — gonadotrophines — ICSI — azoospermie — TESE — PESA — FNS — microdelétions — Klinefelter — CBAVD — FIV-ICSI
Traitement spécifique de l'infertilité masculine : varicocèle (grade II ou III + oligospermie) : chirurgie laparoscopique + ou embolisation radiologique → réduction de la pression veineuse testiculaire → amélioration de la spermatogenèse → Marmar 2007 — Human Reproduction (méta-analyse) : varicocélectomie → amélioration significative de la concentration + mobilité + morphologie + Ficarra 2012 — European Urology : varicocélectomie microscopique → taux de grossesse spontanée × 2 → indication : varicocèle grade II–III + oligospermie + partenaire fertile → taux de grossesses spontanées à 1 an : 30–40 % → si FIV déjà prévue → impact de la varicocélectomie sur les résultats de FIV : données mixtes + hypogonadisme hypogonadotrope (déficit en GnRH — Kallmann) : traitement : gonadotrophines (hCG + FSH recombinante) → stimule la spermatogenèse → taux de réussite thérapeutique variable → azoospermie sécrétoire (non obstructive) : caryotype + microdelétions Y + FSH élevée + biopsie testiculaire : TESE (Testicular Sperm Extraction) → extraction chirurgicale des spermatozoïdes → FIV-ICSI → taux de fertilisation 40–60 % → azoospermie obstructive : PESA (Percutaneous Epididymal Sperm Aspiration) → ou MESA (Microsurgical Epididymal Sperm Aspiration) → ou TESE → spermatozoïdes pour ICSI → si CBAVD (mucoviscidose) → mutations CFTR → dépistage de la partenaire indispensable (risque de DPI si les deux porteurs) → Klinefelter (47,XXY) : souvent azoospermie → mais spermatozoïdes présents dans le testicule dans 50–70 % → TESE + ICSI → données encourageantes → Lanfranco 2004 — Lancet : Klinefelter + fertilité + TESE → antioxydants + micronutriments : vitamine C + E + coenzyme Q10 + acide folique + zinc + selenium → données limitées mais souvent proposés dans l'oligospermie idiopathique + Showell 2020 — Cochrane : antioxydants hommes infertiles → amélioration de la mobilité + morphologie + taux de grossesse modestement amélioré → faible niveau de preuve + infections génitales actives : traitement antibiotique adapté (Chlamydia → doxycycline 100 mg × 2/j × 7–14j + azithromycine 1 g dose unique) → réévaluation du spermogramme 3 mois après → médicaments et facteurs environnementaux à corriger : arrêt des anabolisants (stéroïdes androgènes — suppression des gonadotrophines → 6 à 18 mois pour récupérer) + éviter la chaleur excessive (bains chauds + laptops sur les genoux) + pesticides + solvants → effets souvent partiellement réversibles après arrêt + alcool + tabac → réduction de la mobilité + morphologie → arrêt recommandé + poids → obésité → réduction de la testostérone + augmentation de l'aromatisation → perte de poids → amélioration du spermogramme Marmar 2007 — Human Reproduction (méta-analyse) : varicocélectomie → amélioration concentration + mobilité + morphologie → Ficarra 2012 — European Urology : varicocélectomie microscopique → grossesses spontanées × 2 + Showell 2020 — Cochrane : antioxydants hommes infertiles → amélioration modeste spermogramme + taux de grossesse + Lanfranco 2004 — Lancet : Klinefelter + fertilité + TESE → spermatozoïdes présents 50–70 % → Cooper 2021 — Human Reproduction (OMS 6e édition) : nouvelles normes du spermogramme 2021 → concentrations seuils révisés + SCFA + ESHRE 2023 : traitement de l'infertilité masculine → recommandations + AUA + European Association of Urology (EAU) 2023 : guidelines infertilité masculine → varicocèle + azoospermie + hypogonadisme → RAMQ 2021 : couverture FIV-ICSI + TESE au Québec si indiqués + SOGC 2022 : infertilité du couple → algorithme combiné féminin + masculin
Syndrome d'hyperstimulation ovarienne (SHO), complications et considérations particulières
SHO — prévention SHO — GnRH agoniste déclenchement — cabergoline — préservation fertilité — cancer — cryoconservation ovocytes — don d'ovocytes — grossesses multiples — DPI-A — âge maternel avancé
Syndrome d'hyperstimulation ovarienne (SHO) — complication iatrogène de la stimulation : mécanisme : taux élevé d'hCG (endogène ou exogène pour déclencher l'ovulation) → activation des récepteurs de l'hCG sur les cellules de la granulosa → production massive de VEGF → augmentation de la perméabilité vasculaire → fuite de liquide dans le 3e secteur (ascite + épanchement pleural) → hémoctration → risque de thrombose → classification SHO : léger (inconfort abdominal + ovaires légèrement augmentés) → modéré (nausées + vomissements + ovaires >12 cm + ascite légère) → sévère (ascite importante + épanchement pleural + oligoanurie + trouble électrolytique + thrombose) → incidence SHO sévère : 0,5–3 % des cycles → facteurs de risque : SOPK + AMH élevée + CFA élevé + réponse excessive à la stimulation (E2 >15 000 pmol/L) → prévention du SHO : stratégie de déclenchement par GnRH agoniste (au lieu de hCG) → réduction massive du SHO sévère → cryoconservation de tous les embryons → transfert différé → cabergoline (Dostinex) 0,5 mg/j × 8 jours après le déclenchement → réduction de la perméabilité vasculaire + coasting (réduction des doses de FSH si E2 très élevé) → Pellicer 2007 — Fertility and Sterility : cabergoline → réduction du SHO → traitement du SHO léger à modéré : ambulatoire → hydratation orale + paracétamol → SHO sévère : hospitalisation → hydratation IV + albumine + paracentèse si ascite importante + anticoagulation (HBPM) si hypercoagulabilité → préservation de la fertilité avant traitement gonadotoxique (chimio + radio) : cryoconservation d'ovocytes (vitrification) → ou d'embryons → ou de tissu ovarien (expérimental) → résultats vitrification d'ovocytes : équivalents à la FIV classique selon les dernières données → Chen 2016 — NEJM (RCT) : embryons congelés vs frais → taux de naissances vivantes supérieurs avec les embryons congelés (49,3 % vs 42,5 %) → paradigme du « freeze-all » → transfert d'embryons en cycles préparés (congelés) → meilleure synchronisation de l'endomètre → don d'ovocytes : si insuffisance ovarienne + âge avancé (>43 ans) + plusieurs échecs de FIV + anomalie génétique maternelle → taux de succès élevés (40–50 % par transfert) → programme disponible au Québec (Centre de reproduction) + grossesses multiples : complication majeure de la PMA (prématurité + morbidité néonatale) → stratégie SET + réduction du nombre d'embryons transférés → SOGC + ESHRE : SET recommandé + fertilité après cancer + considérations psychologiques + soutien : infertilité = source de détresse psychologique significative → depression + anxiété + deuil périnatal → encadrement psychologique + groupes de soutien + consultation en psychologie de la reproduction → SOGC + SCFA : prise en charge globale intégrant l'aspect psychologique Chen 2016 — NEJM (RCT) : embryons congelés vs frais → 49,3 % vs 42,5 % naissances vivantes → stratégie freeze-all justifiée dans le SOPK + Pellicer 2007 — Fertility and Sterility : cabergoline → réduction SHO + prévention efficace + Fauser 2019 — Nature Reviews Endocrinology : protocoles de stimulation + prévention SHO + ESHRE 2023 : guidelines PMA + prévention SHO + préservation fertilité + SOGC 2022 : infertilité + PMA + prévention SHO + Cobo 2016 — Fertility and Sterility : vitrification des ovocytes → résultats équivalents à la FIV classique → standard de la préservation + RAMQ 2021 : programme québécois de PMA → 3 cycles FIV couverts + critères d'admissibilité + préservation fertilité avant chimio → SCFA + INESSS : recommandations pour la PMA au Québec → Fertility and Sterility 2020 : SET → single embryo transfer standard of care → réduction des grossesses multiples + Gouvernement du Québec : Loi sur les activités cliniques et de recherche en matière de procréation assistée
ℹ️ Le bilan d'infertilité doit être initié après 12 mois d'essais sans succès (<35 ans) ou dès 6 mois si la femme a ≥35 ans — et le couple doit être évalué simultanément (bilan féminin ET masculin) : le spermogramme selon les normes OMS 2021 doit être réalisé d'emblée, car l'infertilité masculine est présente dans 30 à 40 % des couples. Dans le SOPK, le létrozole est maintenant recommandé en première ligne pour l'induction de l'ovulation (supérieur au clomifène selon l'étude PPCOSM — NEJM 2014). Au Québec, la RAMQ couvre jusqu'à 3 cycles de FIV pour les femmes admissibles de ≤40 ans.
Situations nécessitant une consultation urgente ou spécialisée

Femme en cours de stimulation ovarienne avec distension abdominale sévère + nausées + vomissements + diminution de la diurèse + prise de poids rapide (>1 kg/j) + hématocrite élevé → syndrome d'hyperstimulation ovarienne (SHO) sévère → urgences médicales → hydratation IV + albumine + paracentèse si nécessaire + HBPM si hypercoagulabilité → contacter le centre de reproduction immédiatement → NE PAS administrer une deuxième dose de hCG.

Femme <40 ans avec FSH >25 UI/L confirmée à deux reprises + aménorrhée >4 mois + symptômes climatériques → insuffisance ovarienne prématurée (IOP) → consultation endocrinologique + gynécologique en fertility clinic → bilan (caryotype + anticorps anti-ovariens + FMR1 prémutation) + THS (traitement hormonal substitutif) si pas de contre-indication + orientation vers un centre de don d'ovocytes si désir de grossesse.

Couple avec projet de grossesse + femme <35 ans traitée pour un cancer (sein + lymphome + leucémie) devant commencer une chimiothérapie ou une radiothérapie pelvienne dans les prochaines semaines → préservation de la fertilité d'urgence → consultation oncofertilité en urgence → vitrification d'ovocytes ou d'embryons avant le début du traitement gonadotoxique → délai généralement possible de 2–3 semaines pour un cycle de stimulation.

Homme avec azoospermie confirmée sur deux spermogrammes successifs + FSH élevée + volume testiculaire réduit + caryotype 47,XXY → syndrome de Klinefelter → consultation en andrologie + génétique → TESE (extraction chirurgicale des spermatozoïdes testiculaires) → spermatozoïdes présents dans 50–70 % des cas → FIV-ICSI → conseil génétique obligatoire + DPI si la partenaire accepte.

Consulter à Clinique Omicron

Les médecins de Clinique Omicron initialisent le bilan d'infertilité du couple (bilan hormonal féminin + spermogramme + TSH + prolactine + AMH + HSG), prescrivent les inducteurs de l'ovulation de première ligne (létrozole + clomifène + métformine si SOPK), réalisent les sérologies prénuptiales obligatoires avant la PMA, et orientent vers les centres spécialisés de médecine reproductive pour les techniques de PMA (IIU + FIV + ICSI). Des consultations sont disponibles dans plusieurs points de service au Québec et en télémédecine. Pour prendre rendez-vous, visitez cliniqueomicron.ca.

Le contenu de cette page est fourni à titre informatif uniquement et ne remplace pas l'avis d'un médecin, d'un gynécologue ou d'un spécialiste en médecine de la reproduction. Les traitements de procréation médicalement assistée doivent être réalisés dans des centres accrédités sous supervision médicale spécialisée.

Clinique Omicron

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Prise en charge en 24-48h. En clinique ou en télémédecine, partout au Québec.

Reçus pour assurances. 7j/7. Sans médecin de famille requis.