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Pneumologie — Pathologies de la ventilation pulmonaire

Atélectasie au Québec | Clinique Omicron

L'atélectasie désigne l'affaissement partiel ou complet d'un territoire pulmonaire, qu'il s'agisse d'un lobe, d'un segment ou de l'ensemble d'un poumon, résultant d'une perte du volume aérique normalement contenu dans les alvéoles. Le terme, du grec atelés (incomplet) et ektasis (expansion), décrit l'état d'un tissu pulmonaire qui ne se distend plus correctement lors de l'inspiration et dont les alvéoles se trouvent collabées, soit parce que l'air ne peut plus y parvenir (obstruction), soit parce qu'une pression extérieure les comprime (compression), soit parce que le surfactant qui les maintient ouvertes est insuffisant ou absent. L'atélectasie n'est pas une maladie en soi, mais un phénomène physiopathologique pouvant résulter de causes extrêmement diverses : corps étranger inhalé, tumeur obstructive, épanchement pleural, chirurgie thoracique ou abdominale, traumatisme, alitement prolongé ou prématurité néonatale. Son retentissement clinique est directement proportionnel à l'étendue du territoire pulmonaire affecté et à la rapidité d'installation : une atélectasie segmentaire chez un adulte jeune peut passer pratiquement inaperçue, tandis qu'une atélectasie lobaire aiguë survenant sur un poumon déjà compromis peut précipiter une insuffisance respiratoire. Sa reconnaissance précoce et l'identification de sa cause sont essentielles pour orienter la prise en charge et prévenir les complications infectieuses secondaires.
Situations nécessitant une évaluation médicale urgente Une atélectasie étendue d'installation rapide peut entraîner une détresse respiratoire aiguë. Consultez sans délai les urgences ou composez le 9-1-1 si vous ou un proche présentez une dyspnée soudaine et sévère, une cyanose des lèvres ou des extrémités, une baisse de la saturation en oxygène, une tachycardie importante ou un état de confusion. Chez un enfant présentant une détresse respiratoire brutale avec suspicion d'inhalation de corps étranger, l'évaluation aux urgences est impérative sans délai.

Physiopathologie : pourquoi le poumon s'affaisse-t-il

Le maintien de l'expansion pulmonaire dépend de l'équilibre entre la pression transpulmonaire exercée par la cage thoracique, la compliance du parenchyme pulmonaire et l'intégrité du surfactant tapissant les alvéoles. Toute rupture de cet équilibre peut conduire à un collapsus alvéolaire. Lorsque le territoire atélectasié est perfusé mais non ventilé, il se crée un effet shunt intra-pulmonaire : le sang traversant ce territoire n'est pas oxygéné, ce qui abaisse la pression artérielle en oxygène (PaO₂) et se traduit cliniquement par une hypoxémie.

Deux conséquences adaptatives surviennent en réponse à l'atélectasie : d'une part, une vasoconstriction pulmonaire hypoxique locale visant à réduire la perfusion du territoire non ventilé (réflexe d'Euler-Liljestrand), d'autre part, un déplacement médiastinal vers le côté atteint dans les formes étendues, accompagné d'une surélévation homolatérale de la coupole diaphragmatique. Si le territoire atélectasié reste longtemps non réaéré, une pneumonie de rétention peut s'installer secondairement dans les sécrétions stagnantes, compliquant le tableau clinique initial.

Classification et mécanismes

Type d'atélectasie Mécanisme Causes principales
Obstructive (résorptive) Obstruction complète d'une voie aérienne empêchant l'entrée d'air; l'air résiduel est résorbé par le sang circulant, provoquant le collapsus progressif du territoire en aval Corps étranger endobronchique, tumeur bronchique (carcinome, carcinoïde), bouchon muqueux (mucoviscidose, asthme sévère, post-opératoire), compression extrinsèque par adénopathies
Compressive Compression du parenchyme pulmonaire par une structure extérieure réduisant mécaniquement le volume alvéolaire disponible Épanchement pleural liquidien abondant, pneumothorax sous tension, hémothorax, hernie diaphragmatique, masses médiastinales, cardiomégalie importante, ascite tendue
Par déficit en surfactant Insuffisance ou absence du surfactant alvéolaire augmentant la tension de surface des alvéoles et favorisant leur collapsus lors de l'expiration Maladie des membranes hyalines du nouveau-né prématuré, syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA), noyade, inhalation de substances toxiques
De relaxation (passive) Perte du contact entre la plèvre viscérale et pariétale ou perte de la traction élastique du parenchyme, entraînant un retrait passif du poumon Pneumothorax (même partiel), bullage pleural, emphysème pulmonaire sévère avec perte de l'élasticité parenchymateuse
Cicatricielle (fibrotique) Rétraction définitive du parenchyme par fibrose, sans obstruction bronchique ni compression; tissu pulmonaire non fonctionnel et irréversiblement rétracté Séquelles de tuberculose, fibrose pulmonaire post-radique, sarcoïdose évoluée, pneumoconioses avancées
Par adhérences Adhérences entre les feuillets pleuraux empêchant la réexpansion pulmonaire lors du cycle respiratoire Pleurésie exsudative organisée, pachypleurite, séquelles de pleurésie tuberculeuse ou para-pneumonique
De déglutition (micro-atélectasies) Micro-collapsus alvéolaires disséminés par hypoventilation alvéolaire diffuse, sans obstruction bronchique identifiable Alitement prolongé, sédation profonde, obésité morbide, douleur thoracique ou abdominale limitant l'amplitude respiratoire, curarisation, post-opératoire précoce

Causes fréquentes selon le contexte clinique

Contexte Causes à évoquer en priorité
Post-opératoire (chirurgie thoracique ou abdominale haute) Bouchon muqueux par hyposécrétion et toux inefficace sous analgésie; hypoventilation liée à la douleur; accumulation de sécrétions lors de la ventilation mécanique peropératoire; atélectasie lobaire inférieure gauche après chirurgie cardiaque
Enfant en bas âge Corps étranger endobronchique (cacahuète, jouet, aliment); infection virale (bronchiolite à VRS) avec bouchon muqueux; asthme aigu sévère
Adulte fumeur ou antécédent tabagique Carcinome bronchique obstructif (priorité à exclure); bouchon muqueux sur bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO); pneumonie post-obstructive
Patient en soins intensifs Micro-atélectasies diffuses par ventilation mécanique à faible volume courant insuffisant; SDRA; bouchons muqueux sur encombrement bronchique; infection nosocomiale
Nouveau-né prématuré Maladie des membranes hyalines par déficit en surfactant (pneumocytes de type II immatures); complication la plus fréquente et la plus grave de la prématurité pulmonaire
Patient immunodéprimé ou oncologique Tumeur endobronchique primitive ou métastatique; adénopathies médiastinales compressives; aspergillose bronchique; bouchon muqueux lors des aplasies fébriles
Traumatisme thoracique Contusion pulmonaire; hémothorax; fractures costales multiples avec volet thoracique; pneumothorax traumatique

Symptômes

La présentation clinique de l'atélectasie est extrêmement variable et dépend directement de l'étendue du territoire affecté, de la rapidité d'installation et de l'état fonctionnel pulmonaire préexistant. Une atélectasie segmentaire s'installant progressivement peut être totalement asymptomatique et découverte fortuitement sur une radiographie thoracique.

  • Dyspnée : de légère à sévère selon l'étendue; installation brutale dans les formes obstructives aiguës (corps étranger, bouchon muqueux) ou progressive dans les formes compressives chroniques
  • Toux : souvent sèche et irritative dans les formes obstructives; productive et purulente en cas de surinfection secondaire avec pneumonie de rétention
  • Douleur thoracique : de type pleurétique en cas d'atélectasie étendue ou d'inflammation pleurale associée; aggravée par l'inspiration profonde et la toux
  • Tachycardie et tachypnée : signes d'adaptation à l'hypoxémie; présents dans les formes modérées à sévères
  • Cyanose : coloration bleutée des lèvres et des extrémités témoignant d'une hypoxémie significative; signe de gravité
  • Fièvre : absente dans les formes purement mécaniques; présente en cas de surinfection ou lorsque l'atélectasie est elle-même consécutive à une pneumonie
  • Asymptomatique : atélectasies segmentaires ou subsegmentaires fréquemment de découverte radiologique fortuite, notamment en post-opératoire ou sur des radiographies systématiques

Examen clinique

L'examen physique du thorax révèle des anomalies caractéristiques qui orientent vers le diagnostic et permettent d'estimer l'étendue de l'atélectasie avant même les examens d'imagerie.

Signe clinique Mécanisme et signification
Diminution ou abolition du murmure vésiculaire à l'auscultation Absence de ventilation dans le territoire atélectasié; signe le plus constant et le plus fiable
Matité à la percussion Remplacement de l'air alvéolaire par un parenchyme dense et collabé; aide à délimiter le territoire atteint
Diminution de l'expansion thoracique homolatérale Réduction du volume pulmonaire du côté atteint; visible à l'inspection et confirmé à la palpation
Déviation trachéale vers le côté atteint Déplacement médiastinal secondaire à la diminution du volume pulmonaire; signe d'atélectasie étendue (lobe ou poumon entier); à distinguer de la déviation controlatérale de l'épanchement pleural
Souffle tubaire Transmission du bruit bronchique à travers le parenchyme condensé; peut être présent dans les atélectasies obstructives partielles
Augmentation de la fréquence respiratoire Compensation ventilatoire de la perte de surface d'échanges alvéolaires; signe précoce d'hypoxémie
ℹ️ La distinction sémiologique entre atélectasie et épanchement pleural est essentielle car les deux conditions peuvent donner une matité et une abolition du murmure vésiculaire du même côté. L'élément différentiateur majeur est la position de la trachée : dans l'atélectasie étendue, la trachée dévie vers le côté atteint (attraction médiastinale par perte de volume), tandis que dans un épanchement pleural abondant, elle dévie vers le côté opposé (refoulement médiastinal par effet de masse). Cette distinction clinique est confirmée par l'imagerie.

Diagnostic par l'imagerie

Examen Apport diagnostique Précisions
Radiographie thoracique de face Examen de première intention; opacité homogène rétractile déplaçant les structures adjacentes (scissure, médiastin, coupole diaphragmatique) vers le territoire atteint Signes directs : opacité du territoire atteint. Signes indirects : élévation de la coupole diaphragmatique homolatérale, déplacement scissural, déviation trachéale et médiastinale, surexpansion compensatrice du lobe adjacent
Scanner thoracique (TDM) Examen de référence pour préciser la topographie, l'étendue, le mécanisme et la cause de l'atélectasie; visualisation de la bronche obstruée, d'une masse endobronchique ou d'une compression extrinsèque Indispensable devant toute atélectasie inexpliquée chez un adulte, en particulier chez un fumeur, pour éliminer une néoplasie bronchique; reconstruction multiplanaire permettant une cartographie bronchique précise
Fibroscopie bronchique (bronchoscopie) Visualisation directe de l'obstruction bronchique; prélèvements bactériologiques et anatomopathologiques; possibilité thérapeutique (aspiration du bouchon, extraction du corps étranger, biopsie de tumeur) Indiquée en urgence en cas de suspicion de corps étranger ou d'atélectasie obstructive aiguë sévère; également utile pour le diagnostic étiologique des atélectasies persistantes inexpliquées
Échographie thoracique Détection d'un épanchement pleural associé; visualisation d'une atélectasie compressive; guidage de ponction ou de drainage pleural Accessible au lit du patient en soins intensifs; ne remplace pas le scanner pour le bilan étiologique mais utile en complément en urgence
IRM thoracique Caractérisation des masses médiastinales ou bronchiques en cause; évaluation des structures vasculaires et des envahissements tumoraux Complément du scanner dans des situations spécifiques; rarement utilisé en première intention pour l'atélectasie elle-même
ℹ️ L'aspect radiologique de l'atélectasie varie selon le lobe atteint. L'atélectasie du lobe inférieur gauche, fréquente après chirurgie cardiaque, se traduit par une opacité rétrocardiaque paravertébrale gauche pouvant passer inaperçue sur une radiographie de face standard. L'atélectasie du lobe moyen droit donne une opacité peu dense effaçant le bord droit du cœur. L'atélectasie du lobe supérieur droit crée une opacité apicale avec rétraction vers le haut du médiastin supérieur. La connaissance de ces aspects topographiques spécifiques est essentielle pour ne pas méconnaître ces images à la lecture d'une radiographie thoracique.

Traitements selon le mécanisme

Le traitement de l'atélectasie repose avant tout sur l'identification et la correction de sa cause. Il n'existe pas de traitement générique applicable à toutes les formes, et l'approche thérapeutique doit être adaptée au mécanisme physiopathologique, à l'étendue et au terrain clinique du patient.

Mécanisme Traitement principal Modalités pratiques
Obstruction par bouchon muqueux Kinésithérapie respiratoire intensive, drainage postural, nébulisations de sérum physiologique, hydratation adéquate; fibroscopie bronchique d'aspiration si échec Techniques de désencombrement : drainage autogène, flutter, PEP masque, percussion thoracique; encourager la toux efficace; ambulation précoce en post-opératoire
Corps étranger endobronchique Extraction par bronchoscopie rigide sous anesthésie générale en urgence; approche de référence en pédiatrie Ne jamais tenter de manœuvre de désobstruction forcée sans matériel adapté; l'extraction endoscopique flexible peut être suffisante pour les corps étrangers friables chez l'adulte
Tumeur bronchique obstructive Désobstruction endoscopique (laser, cryothérapie, électrocoagulation, prothèse bronchique); résection chirurgicale si opérable; radiothérapie endobronchique La levée de l'obstruction améliore la ventilation distale mais le traitement curatif de la tumeur sous-jacente reste prioritaire; bilan d'extension oncologique indispensable
Atélectasie compressive par épanchement pleural Ponction pleurale évacuatrice ou drainage thoracique selon le volume et la nature de l'épanchement; le poumon se réexpand généralement après levée de la compression Analyse du liquide pleural (cytologie, biochimie, bactériologie) pour identifier la cause de l'épanchement; traitement étiologique indispensable pour prévenir la récidive
Pneumothorax Exsufflation à l'aiguille ou drainage thoracique selon le volume et la tolérance clinique; surveillance rapprochée Pneumothorax sous tension : urgence absolue nécessitant une exsufflation immédiate avant confirmation radiologique
Déficit en surfactant (prématuré) Administration intra-trachéale de surfactant exogène (béractant, poractant alfa); ventilation en pression positive continue (CPAP nasale); ventilation mécanique si nécessaire Corticothérapie anténatale par bétaméthasone pour accélérer la maturation pulmonaire en cas de menace d'accouchement prématuré; prise en charge en unité néonatale spécialisée
Atélectasie post-opératoire par hypoventilation Analgésie adaptée permettant une toux efficace; kinésithérapie respiratoire précoce; spirométrie incitative; déambulation précoce; ventilation non invasive (VNI) en cas d'insuffisance respiratoire La prévention reste le meilleur traitement : kinésithérapie respiratoire préopératoire, réduction du tabac, contrôle de l'obésité, choix de l'anesthésie et de la voie d'abord chirurgicale
Atélectasie cicatricielle Aucun traitement permettant la réexpansion du parenchyme fibrosé; prise en charge des complications (infections récidivantes, hémoptysies) Résection chirurgicale envisageable si le territoire fibrosé est le siège d'infections récurrentes ou d'hémoptysies invalidantes et si la fonction pulmonaire restante est suffisante

Kinésithérapie respiratoire : rôle central dans la prévention et le traitement

La kinésithérapie respiratoire occupe une place centrale dans la prise en charge des atélectasies obstructives et post-opératoires. Elle vise à mobiliser les sécrétions bronchiques, à améliorer la ventilation des zones peu aérées et à restaurer la capacité résiduelle fonctionnelle. Elle est indiquée en traitement curatif mais également en prévention systématique après toute chirurgie thoracique ou abdominale haute.

  • Drainage autogène : technique d'autodrainage bronchique par contrôle volontaire du débit expiratoire à différents volumes pulmonaires; mobilise les sécrétions de la périphérie vers les voies aériennes centrales d'où elles peuvent être expectorées
  • Percussion thoracique et vibrations manuelles : mobilisation mécanique des sécrétions adhérentes aux parois bronchiques; associée au drainage postural dans les positions favorisant l'écoulement gravitaire des sécrétions
  • PEP (pression expiratoire positive) masque ou appareil flutter : maintien d'une pression positive en fin d'expiration empêchant le collapsus alvéolaire précoce; améliore le recrutement alvéolaire
  • Spirométrie incitative (volume ou débit) : exercices d'inspirations lentes et profondes guidées par un spiromètre incitatif; prévention et traitement des atélectasies post-opératoires
  • Techniques d'aide à la toux : toux dirigée, huff cough, aide manuelle à la toux chez les patients à capacité d'expiration limitée (paraplégiques, myopathies)
  • Ventilation non invasive (VNI) et CPAP : maintien d'une pression positive continue ou bilevel pour recruter les alvéoles collabées; particulièrement utile en post-opératoire chez le patient obèse ou BPCO
ℹ️ La déambulation précoce après chirurgie est l'une des mesures les plus efficaces pour prévenir les atélectasies post-opératoires. La position debout ou assise améliore la ventilation des bases pulmonaires, favorise une toux efficace et mobilise les sécrétions. Les protocoles de récupération améliorée après chirurgie (RAAC), désormais standard dans de nombreux centres hospitaliers québécois, intègrent systématiquement une mobilisation précoce dès les premières heures post-opératoires, une analgésie multimodale préservant la capacité à tousser et une kinésithérapie respiratoire débutée dès le réveil de l'anesthésie.

Complications de l'atélectasie non traitée

  • Pneumonie de rétention : les sécrétions stagnantes dans le territoire atélectasié constituent un milieu favorable à la prolifération bactérienne; l'infection secondaire est la complication la plus fréquente, survenant dans les jours suivant l'installation de l'atélectasie
  • Insuffisance respiratoire aiguë : en cas d'atélectasie étendue sur un poumon déjà compromis (BPCO, fibrose pulmonaire); l'effet shunt aggrave l'hypoxémie préexistante et peut nécessiter une ventilation mécanique
  • Fibrose et bronchectasies : atélectasie persistante et chronique pouvant évoluer vers une fibrose irréversible du parenchyme avec formation de bronchectasies (dilatations des bronches) par destruction progressive des parois bronchiques
  • Hypertension pulmonaire secondaire : la vasoconstriction hypoxique chronique et la destruction parenchymateuse extensive peuvent contribuer à une élévation des pressions vasculaires pulmonaires
  • Retard diagnostique d'une néoplasie sous-jacente : une atélectasie persistante ou récidivante chez un adulte, en particulier fumeur, peut être le mode de révélation d'un carcinome bronchique dont le diagnostic retardé aggrave le pronostic oncologique

Diagnostic différentiel

Condition Éléments permettant la distinction
Épanchement pleural Opacité non rétractile; déviation trachéale controlatérale si abondant; déclive à l'échographie; pas de déplacement scissural vers l'opacité
Pneumonie franche lobaire aiguë (PFLA) Opacité systématisée non rétractile; fièvre élevée, syndrome infectieux marqué; bronchogramme aérique au scanner; absence de déplacement médiastinal
Tumeur pulmonaire primitive ou secondaire Masse à contours irréguliers; pas de rétraction systématisée; peut coexister avec une atélectasie obstructive en aval; biopsie nécessaire
Pneumothorax Hyperclarté périphérique sans trame vasculaire; ligne pleurale visible; déviation médiastinale controlatérale si sous tension; abdication du poumon vers le hile
Surélévation diaphragmatique Opacité basale sans bronchogramme aérique; causes abdominales (paralysie phrénique, abcès sous-phrénique, distension gastrique); scanner différenciateur

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Clinique Omicron offre, dans ses points de service au Québec, une évaluation médicale complète des patients présentant des symptômes respiratoires persistants, une toux chronique, ou une anomalie identifiée à la radiographie thoracique susceptible de correspondre à une atélectasie. Nos médecins peuvent prescrire et interpréter les examens d'imagerie appropriés, coordonner une orientation vers la pneumologie ou la bronchoscopie selon les résultats, et assurer le suivi des patients en cours de traitement. La kinésithérapie respiratoire peut également être organisée dans le cadre d'un plan de soins personnalisé. Prenez rendez-vous à l'un de nos points de service sur la Rive-Sud ou dans l'une de nos succursales au Québec. La téléconsultation est disponible pour une première évaluation de symptômes respiratoires ou pour la révision de résultats d'imagerie thoracique.

Le contenu de cette page est fourni à titre informatif uniquement et ne remplace pas l'avis d'un professionnel de santé qualifié. Consultez un médecin pour tout symptôme, question ou décision relative à votre santé.

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