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Les statistiques sont constantes : les hommes consultent moins souvent que les femmes, et plus tard [1]. Ils sont aussi surreprésentés dans plusieurs causes de mortalité prématurée évitables : maladies cardiovasculaires, suicide, certains cancers diagnostiqués tardivement. Le Mois de la santé des hommes au Canada, en juin, est une bonne occasion d’aborder ce bilan annuel qu’on repousse souvent. Cet article fait le tour de ce qu’il devrait couvrir et de la manière concrète de l’amorcer.

Dans cette page

Pourquoi les hommes consultent moins

Le retard à consulter chez les hommes a plusieurs explications, qui se combinent souvent. Comprendre ces freins aide à les contourner.

Les freins les plus fréquents

  • Normes sociales encore présentes : « être fort, ne pas se plaindre, ne pas montrer de faiblesse »
  • Difficulté à exprimer un inconfort physique ou psychologique
  • Crainte d’apprendre une mauvaise nouvelle ou de subir des examens désagréables
  • Manque de temps perçu, conflit avec le travail, horaires rigides
  • Absence de médecin de famille attitré (Québec, contexte de pénurie médicale)
  • Méconnaissance de ce qui devrait être suivi à chaque étape de la vie
  • Pression de minimiser ses symptômes (« ça va passer »)
  • Mauvaise expérience antérieure avec le système de santé

Ce que cela change

  • Diagnostic plus tardif des maladies chroniques (hypertension, diabète, hyperlipidémie)
  • Cancer colorectal, du poumon ou de la prostate parfois découverts à un stade plus avancé
  • Pertes importantes sur l’espérance et la qualité de vie
  • Hausse du risque de suicide, en particulier chez les hommes de 40 à 60 ans
  • Atteinte à la dynamique familiale, conjugale et professionnelle
  • Le retard à consulter a un coût personnel et collectif

À retenir

  • Les hommes consultent moins et plus tard que les femmes, et sont surreprésentés dans plusieurs causes de mortalité évitable [1]
  • Un bilan annuel bien structuré couvre le cœur, les cancers, la santé sexuelle et urinaire, la santé mentale, les habitudes et les vaccins
  • Le dépistage cardiovasculaire structure beaucoup de la prévention chez l’homme adulte
  • Le dépistage du cancer colorectal commence à 50 ans (parfois 45 ans selon antécédents) [2]
  • La discussion partagée sur l’APS pour la prostate s’envisage entre 50 et 70 ans [3]
  • La santé mentale et la consommation de substances sont des sujets à intégrer au bilan
  • Préparer la consultation (questions, antécédents, médicaments) améliore beaucoup la qualité de l’échange

Indicateurs cardiovasculaires

La santé cardiovasculaire est l’un des axes majeurs de la prévention chez l’homme adulte. Les premières atteintes silencieuses (hypertension, hyperlipidémie, prédiabète) peuvent évoluer 10 à 20 ans avant un événement [4].

Ce qui se vérifie

  • Tension artérielle au repos, idéalement avec confirmation à domicile en cas de valeurs limites
  • Tour de taille et indice de masse corporelle (IMC)
  • Profil lipidique (cholestérol total, LDL, HDL, triglycérides, non-HDL)
  • Calcul du risque cardiovasculaire sur 10 ans (Framingham, SCORE)
  • Glycémie à jeun ou HbA1c selon les facteurs de risque
  • Évaluation des antécédents familiaux (infarctus, AVC, mort subite précoce avant 55 ans chez un parent du premier degré)
  • Symptômes à l’effort (douleur thoracique, essoufflement disproportionné, palpitations, syncope)

Les facteurs modifiables à cibler

  • Tabagisme (cessation = bénéfice cardiovasculaire le plus rapide)
  • Hypertension mal contrôlée
  • Dyslipidémie
  • Diabète ou prédiabète
  • Tour de taille élevé (≥ 102 cm chez l’homme, seuil utilisé en Amérique du Nord)
  • Sédentarité et faible activité physique
  • Alimentation riche en sodium, en sucres rapides, en gras saturés
  • Stress chronique et sommeil insuffisant
  • Apnée du sommeil, fréquente et souvent sous-diagnostiquée chez l’homme

Dépistages oncologiques

Plusieurs dépistages permettent de détecter des cancers à un stade plus précoce, donc plus curable. Le bilan annuel est l’occasion de les planifier.

Cancer colorectal

  • Au Québec, le Programme québécois de dépistage du cancer colorectal (PQDCCR) propose un test immunochimique fécal (RSOSi) à partir de 50 ans, tous les deux ans [2]
  • Le dépistage peut commencer plus tôt en présence d’antécédents familiaux de cancer colorectal ou de polypes
  • Coloscopie indiquée en cas de RSOSi positif, de symptômes, ou de risque élevé
  • Le dépistage sauve des vies en détectant les lésions pré-cancéreuses
  • L’âge supérieur de dépistage est généralement de 74 ans, à individualiser au-delà

Cancer de la prostate

  • La discussion partagée sur le dépistage du cancer de la prostate (dosage de l’APS) s’envisage entre 50 et 70 ans [3]
  • Plus tôt (45 ans) en cas d’antécédents familiaux de cancer de la prostate, surtout chez un parent du premier degré
  • Plus tôt aussi pour les hommes d’origine ouest-africaine, à plus haut risque
  • Le dépistage ne réduit pas systématiquement la mortalité chez tous les hommes — il faut peser bénéfices et risques (surdiagnostic, biopsies, traitements pouvant affecter la sexualité et la continence)
  • La discussion personnalisée avec son médecin reste essentielle

Cancer de la peau

  • Examen de la peau lors du bilan
  • Autoexamen régulier (règle ABCDE pour les grains de beauté : Asymétrie, Bordures, Couleur, Diamètre, Évolution)
  • Vigilance sur les zones très exposées au soleil (cuir chevelu, oreilles, dos, dessus des mains)
  • Antécédents de coups de soleil sévères dans l’enfance ou utilisation de salons de bronzage : facteurs de risque
  • Consultation rapide en cas de lésion nouvelle, qui change, qui saigne ou qui ne guérit pas

Cancer du poumon

  • Un dépistage par tomodensitométrie à faible dose est en cours d’implantation au Québec pour les personnes à haut risque (fumeurs et anciens fumeurs récents, 55 à 74 ans, exposition cumulative importante)
  • La cessation tabagique reste la mesure préventive la plus efficace
  • Toute toux persistante, hémoptysie (sang dans les crachats), perte de poids inexpliquée doit motiver une consultation rapide

Santé sexuelle et urinaire

La santé sexuelle et urinaire est un angle mort fréquent du bilan, parce que les hommes hésitent à en parler. Pourtant, certains symptômes sont des signaux précoces importants.

Symptômes urinaires bas

  • Diminution de la force du jet
  • Hésitation au début de la miction
  • Fréquence urinaire augmentée
  • Nycturie (se lever la nuit pour uriner)
  • Sensation de vidange incomplète
  • Gouttes retardataires
  • Ces symptômes peuvent traduire une hyperplasie bénigne de la prostate (HBP), parfois une infection ou plus rarement une néoplasie
  • Le questionnaire IPSS aide à mesurer la sévérité

Dysfonction érectile

  • Souvent premier signe d’une atteinte vasculaire ou métabolique sous-jacente
  • Associée à un risque cardiovasculaire accru
  • Facteurs : tabagisme, diabète, hypertension, dyslipidémie, surpoids, sédentarité, stress, troubles du sommeil, médicaments, alcool
  • Évaluation globale recommandée plutôt que prescription isolée d’un traitement
  • Les traitements sont efficaces et variés, et incluent souvent une optimisation des facteurs de risque cardiovasculaire

Dépistage des ITSS

  • Dépistage selon le profil : partenaires multiples, partenaires hommes, antécédents d’ITSS, voyages dans des zones à plus haut risque, usage de drogues injectables
  • Tests couramment proposés : chlamydia, gonorrhée, syphilis, VIH, hépatites B et C
  • La vaccination contre le VPH peut s’envisager chez les hommes adultes, surtout les hommes ayant des relations avec d’autres hommes, jusqu’à 45 ans
  • La PrEP (prophylaxie pré-exposition au VIH) est disponible au Québec dans certains contextes
  • Toutes ces discussions se font dans la confidentialité

Bilan hormonal

  • Un dosage de la testostérone se discute en cas de symptômes évocateurs : baisse marquée de libido, fatigue inexpliquée, troubles érectiles, baisse de masse musculaire, troubles de l’humeur
  • Le dépistage systématique n’est pas recommandé chez l’homme asymptomatique
  • Le traitement par testostérone, s’il est indiqué, se fait avec un suivi médical structuré
  • Le vieillissement normal entraîne une baisse progressive (1 % par an environ), qui n’est pas toujours pathologique

Santé mentale

La santé mentale est trop souvent absente des bilans masculins. Pourtant, le risque de suicide est nettement plus élevé chez les hommes, et la dépression masculine peut prendre des formes atypiques [1].

Ce qui se discute

  • Dépistage de la dépression et de l’anxiété par questionnaires brefs (PHQ-9, GAD-7)
  • Discussion du stress professionnel, familial, financier
  • Sommeil (durée, qualité, ronflements, somnolence diurne)
  • Relations familiales et conjugales
  • Consommation d’alcool, de cannabis, autres substances
  • Pensées noires ou suicidaires, à aborder sans tabou
  • Soutien social et solitude
  • Symptômes atypiques : irritabilité, colère, retrait, comportements à risque, surconsommation

Les ressources au Québec

  • 1 866 APPELLE (1 866 277-3553) — Ligne québécoise de prévention du suicide, 24/7
  • Info-Social 811, option 2 — soutien psychosocial 24/7
  • Ordre des psychologues du Québec — annuaire de psychologues
  • Programmes d’aide aux employés (PAE) si offerts par l’employeur
  • Médecin ou IPS pour évaluation, accompagnement et prescription si nécessaire
  • Tel-Aide, Tel-Écoute pour soutien anonyme
  • Mouvements et organismes pour la santé des hommes (Movember, RPSBES, etc.)

En cas de pensées suicidaires ou de détresse importante, des ressources existent en tout temps au Québec : 1 866 APPELLE (1 866 277-3553) pour la prévention du suicide et Info-Social 811, option 2, pour un soutien psychosocial 24 heures sur 24.

Habitudes de vie

Ce qui devrait être passé en revue

  • Activité physique (cible 150 minutes d’intensité modérée à élevée par semaine selon les Directives canadiennes)
  • Alimentation (équilibre, sucres rapides, sel, alcool, ultra-transformés)
  • Tabagisme — soutien à la cessation avec varénicline, TRN ou bupropion selon le cas
  • Consommation d’alcool : 15 verres ou moins par semaine pour rester à risque modéré selon les nouvelles recommandations canadiennes, idéalement moins
  • Cannabis et autres substances
  • Sommeil (durée, qualité, apnée du sommeil suspectée)
  • Sécurité : port du casque (vélo, ski, moto), ceinture, alarme incendie, monoxyde de carbone
  • Conduite automobile sans alcool ni cannabis
  • Travail et risques professionnels (TMS, exposition au bruit, à la chaleur, aux solvants)

Tableau récapitulatif des axes du bilan annuel

Axe Indicateurs / dépistages Fréquence indicative
Cardiovasculaire TA, IMC, tour de taille, profil lipidique, glycémie 1 à 5 ans selon âge et risque
Cancers PQDCCR (colorectal), APS (discussion), peau, poumon Selon l’âge et le profil
Sexuelle / urinaire HBP, dysfonction érectile, ITSS, testostérone si symptômes Selon symptômes et risque
Mentale PHQ-9, GAD-7, stress, sommeil, substances Chaque bilan
Habitudes Activité, alimentation, tabac, alcool, sommeil, sécurité Chaque bilan
Vaccins dcaT, influenza, zona, COVID-19, VPH selon profil Selon calendrier PIQ

Vaccins à jour

Le statut vaccinal de l’homme adulte est souvent incomplet. Le bilan est une bonne occasion de mettre les choses à jour selon le Protocole d’immunisation du Québec (PIQ) [5].

Les vaccins typiques de l’adulte

  • dcaT (diphtérie, coqueluche, tétanos) — rappel tous les 10 ans
  • Influenza chaque automne
  • Zona à partir de 50 ans (vaccin recombinant à 2 doses)
  • COVID-19 selon les recommandations en vigueur
  • VPH chez les hommes adultes selon le profil, jusqu’à 45 ans
  • Hépatite B chez les personnes non vaccinées ou à risque
  • Pneumocoque chez les 65 ans et plus, ou plus tôt selon le profil
  • Mise à jour selon les voyages, le métier, les conditions médicales

Comment l’aborder concrètement

Une consultation préparée est nettement plus utile qu’une consultation improvisée. Quelques gestes simples améliorent la qualité de l’échange et l’efficacité du bilan.

Avant le rendez-vous

  • Préparer une liste de questions et de préoccupations
  • Noter tous les médicaments, suppléments et produits naturels pris
  • Recenser les antécédents familiaux de cancer, de maladie cardiaque, de diabète, de problèmes psychiatriques
  • Apporter les résultats d’examens récents (TA à domicile, glycémie, bilans antérieurs)
  • Réfléchir aux changements éventuels d’habitudes (sommeil, activité, alcool, tabac)
  • Amener un proche au besoin, surtout pour les annonces importantes

Pendant le rendez-vous

  • Poser les questions dans l’ordre des priorités
  • Ne pas minimiser ses symptômes par crainte de la réaction du médecin
  • Aborder ce qui dérange vraiment, même si c’est délicat (sexualité, humeur, alcool)
  • Demander les valeurs cibles personnelles (TA, LDL, HbA1c)
  • Vérifier le plan de suivi : examens à faire, rendez-vous à reprogrammer
  • Prendre note ou demander un résumé écrit au besoin

Après le rendez-vous

  • Mettre en place rapidement les examens et les ajustements convenus
  • Ne pas attendre 5 ans avant le prochain bilan
  • Consulter rapidement en cas de symptômes nouveaux entre les bilans
  • Ne pas attendre un symptôme pour aller voir un médecin : c’est la meilleure prévention
  • Aider les proches à faire de même

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Mythes et idées reçues

« Si je n’ai pas mal, c’est que tout va bien »

Faux. Beaucoup de maladies importantes (hypertension, hyperlipidémie, diabète, cancer du côlon précoce) sont silencieuses pendant des années. L’absence de symptômes ne garantit pas l’absence de maladie. Le bilan est précisément conçu pour détecter ce qu’on ne sent pas encore.

« Les bilans, c’est pour les gens fragiles »

Faux. Un bilan annuel est un outil de prévention pour tout le monde, peu importe l’état de santé. Il permet de garder l’avance, d’ajuster les habitudes et de réagir tôt si quelque chose change. Beaucoup d’hommes en pleine forme y découvrent une hypertension ou un cholestérol élevés qui auraient pu causer un événement quelques années plus tard.

« Le dépistage du cancer de la prostate est obligatoire »

Nuance. Le dépistage par APS est une décision personnalisée, qui se prend après une discussion partagée entre le médecin et le patient. Il a des bénéfices (détection précoce) et des inconvénients (surdiagnostic, biopsies, traitements pouvant affecter la sexualité ou la continence). Le choix dépend de l’âge, des antécédents familiaux et des préférences.

« Les hommes sont moins touchés par la dépression »

Faux. Les hommes sont diagnostiqués moins souvent, mais le taux de suicide masculin est nettement plus élevé. La dépression masculine prend souvent des formes atypiques : irritabilité, colère, retrait, comportements à risque, surconsommation d’alcool. Le bilan annuel est l’occasion d’aborder ces signes.

« Je n’ai pas de médecin de famille, je ne peux rien faire »

Faux. Plusieurs portes d’entrée existent au Québec : Guichet d’accès à la première ligne (GAP), cliniques sans rendez-vous, infirmières praticiennes spécialisées (IPS), pharmaciens (pour certains volets de prévention), médecine privée et téléconsultation. L’absence de médecin de famille ne doit pas servir d’argument pour ne rien faire.

Questions fréquentes

À quel âge commencer les bilans annuels ?

Un bilan structuré devient particulièrement utile à partir de 40 ans pour la prévention cardiovasculaire, et de 50 ans pour les dépistages oncologiques. En présence d’antécédents familiaux importants ou de facteurs de risque, il peut commencer plus tôt. Avant 40 ans, des bilans plus espacés peuvent suffire chez l’homme en bonne santé, mais une consultation régulière reste utile.

Tous les examens sont-ils nécessaires chaque année ?

Non. La fréquence dépend de l’âge, des facteurs de risque, des antécédents personnels et familiaux. Certains examens se font chaque année, d’autres tous les 2 à 5 ans, d’autres une seule fois ou seulement en présence de symptômes. Le médecin établit un plan personnalisé, en suivant les recommandations québécoises et canadiennes.

Mon père a eu un infarctus à 50 ans, dois-je commencer plus tôt ?

Oui. Les antécédents familiaux de maladie cardiovasculaire précoce (avant 55 ans chez un parent du premier degré) sont un facteur de risque indépendant. Le dépistage commence souvent plus tôt, avec un suivi plus rapproché. Il est utile d’en parler dès la quarantaine, voire plus tôt selon les autres facteurs.

La testostérone basse explique-t-elle tous mes symptômes ?

Pas nécessairement. La fatigue, la baisse de libido, les troubles érectiles, la baisse de masse musculaire peuvent avoir plusieurs causes : sédentarité, sommeil insuffisant, surpoids, dépression, hypothyroïdie, médicaments. Un dosage de testostérone se fait dans le contexte d’un bilan complet, pas comme un test isolé. Le traitement par testostérone n’est pas une réponse universelle.

La téléconsultation peut-elle remplacer le bilan annuel ?

Pas totalement. La téléconsultation est très utile pour la discussion initiale, la révision des antécédents, l’ajustement des médicaments, la santé mentale, le soutien à la cessation tabagique. Certains gestes (mesure de la tension, examen physique, examen de la peau, palpation, prélèvements) nécessitent une visite en personne. La meilleure approche combine souvent les deux modes.

Combien de temps prévoir pour un bilan complet ?

Le rendez-vous d’évaluation dure habituellement 30 à 60 minutes, parfois plus pour la première visite. Les examens complémentaires (prises de sang, ECG si indiqué, autres dépistages) se font en plusieurs étapes. Le résultat d’ensemble est revu lors d’un suivi. Le tout s’étale sur quelques semaines.

Sources

  1. Statistique Canada. Mortalité prématurée et indicateurs de santé chez les hommes.
  2. Gouvernement du Québec. Programme québécois de dépistage du cancer colorectal (PQDCCR).
  3. Groupe d’étude canadien sur les soins de santé préventifs. Recommandations sur le dépistage du cancer de la prostate et autres dépistages.
  4. Cœur + AVC Canada. Risque cardiovasculaire et prévention.
  5. Ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec. Protocole d’immunisation du Québec (PIQ).
  6. Fondation Movember Canada. Initiatives en santé des hommes au Canada.
  7. Association des urologues du Canada. Recommandations sur la santé urologique masculine.

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Geneviève Dostie
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