Parmi les méthodes contraceptives disponibles au Canada, l’implant contraceptif sous-cutané — commercialisé sous le nom Nexplanon — représente l’une des options les plus efficaces et les plus discrètes. Avec un taux d’échec inférieur à 0,1 % sur trois ans — soit une efficacité supérieure à 99 % —, il surpasse en pratique même la pilule contraceptive quotidienne, dont l’efficacité théorique se dégrade significativement en utilisation courante en raison des oublis. Pourtant, l’implant reste encore sous-utilisé au Québec, en partie par manque d’information et par des délais d’accès parfois longs dans le réseau public.
Clinique Omicron propose la pose et le retrait de l’implant contraceptif Nexplanon dans plusieurs de ses succursales au Québec, avec des délais d’accès nettement inférieurs à ceux observés dans le réseau public. Ce guide vous présente tout ce que vous devez savoir sur cet implant — mécanisme d’action, profils de patientes concernées, déroulement de la pose, effets attendus sur les règles, et modalités de retrait — pour prendre une décision contraceptive éclairée avec votre professionnel de santé.
Qu’est-ce que le Nexplanon et comment agit-il ?
Le Nexplanon est un implant contraceptif sous-cutané de petite taille — environ 4 centimètres de long et 2 millimètres de diamètre — contenant 68 mg d’étonogestrel, un progestatif de troisième génération. L’implant est inséré sous la peau de la face interne du bras non dominant, généralement à environ 8 à 10 centimètres du pli du coude, à l’aide d’un applicateur dédié lors d’un acte médical ambulatoire de quelques minutes réalisé sous anesthésie locale. Une fois en place, il libère de façon continue et progressive une faible dose d’étonogestrel sur une période de trois ans.
Le mécanisme contraceptif principal est l’inhibition de l’ovulation — l’étonogestrel bloque la sécrétion de LH par l’hypophyse, empêchant ainsi la libération de l’ovule. Cette action est complétée par deux effets secondaires qui renforcent l’efficacité : l’épaississement de la glaire cervicale, qui constitue une barrière physique aux spermatozoïdes, et la modification de l’endomètre utérin, qui le rend moins propice à une éventuelle nidation. La combinaison de ces trois mécanismes explique l’efficacité exceptionnelle de la méthode. Contrairement aux contraceptifs oraux combinés contenant des œstrogènes, le Nexplanon est purement progestatif — un avantage pour les femmes présentant des contre-indications aux œstrogènes.
Qui peut bénéficier de l’implant Nexplanon ?
Le Nexplanon convient à la plupart des femmes en âge de procréer souhaitant une contraception fiable, discrète et longue durée sans contrainte quotidienne. Il est particulièrement indiqué pour les femmes ayant des oublis fréquents de pilule, celles souhaitant espacer leurs grossesses sur plusieurs années sans y penser activement, les adolescentes — il est approuvé pour les adolescentes pubères —, les femmes en post-partum — y compris celles qui allaitent, car il est purement progestatif et n’affecte pas la lactation —, et les femmes présentant des contre-indications aux œstrogènes — migraines avec aura, antécédents thromboemboliques, tabagisme après 35 ans, hypertension non contrôlée.
Les contre-indications au Nexplanon sont relativement peu nombreuses. Elles incluent les tumeurs hépatiques malignes et la maladie hépatique sévère, les saignements vaginaux non diagnostiqués, la grossesse avérée ou suspectée, et l’hypersensibilité connue à l’un des composants. Un antécédent de cancer du sein ou de tumeur hormonodépendante fait l’objet d’une évaluation individuelle selon le contexte et l’ancienneté du traitement. La consultation médicale préalable à la pose permet de vérifier l’absence de contre-indication et de s’assurer que l’implant est la méthode la plus adaptée à la situation individuelle de la patiente.
Déroulement de la pose : rapide, ambulatoire, peu douloureuse
La pose du Nexplanon est un acte médical réalisé en consultation ambulatoire, sans hospitalisation, en quelques minutes. La patiente est allongée, le bras non dominant légèrement fléchi et en rotation externe. Après désinfection de la zone d’insertion, une petite quantité d’anesthésique local — lidocaïne — est injectée sous la peau pour insensibiliser la zone. L’implant est ensuite inséré à l’aide de l’applicateur dédié à usage unique fourni avec le Nexplanon, qui dépose l’implant en position sous-cutanée correcte sans incision ni point de suture nécessaire.
L’ensemble de la procédure dure généralement cinq à dix minutes. Une légère douleur au moment de l’injection de l’anesthésique local est la seule sensation inconfortable — l’insertion elle-même est indolore. Un pansement compressif est appliqué sur la zone d’insertion et maintenu 24 heures. Des ecchymoses locales et un léger gonflement sont fréquents dans les premiers jours et se résorbent spontanément. L’implant est palpable sous la peau, mais invisible. Il est recommandé de vérifier sa présence par palpation après la pose et à intervalles réguliers. La contraception est effective immédiatement si la pose est réalisée dans les cinq premiers jours du cycle menstruel, ou après sept jours dans les autres situations.
Effets sur les règles : ce à quoi s’attendre
La modification du profil des saignements est l’effet secondaire le plus fréquemment rapporté avec l’implant Nexplanon et la principale raison de retrait anticipé. Il est important d’en informer les patientes avant la pose pour éviter les décisions d’abandon prématuré d’une méthode par ailleurs très efficace. Environ un tiers des utilisatrices développent une aménorrhée — absence de règles — sous Nexplanon, ce qui est médicalement inoffensif et souvent perçu comme un avantage après la phase d’adaptation initiale. Un autre tiers présente des saignements irréguliers mais peu abondants. Le dernier tiers maintient un profil de saignements relativement prévisible.
Les saignements prolongés ou fréquents — définis comme plus de cinq épisodes de saignement sur 90 jours — touchent environ 17 % des utilisatrices et représentent la principale difficulté d’acceptabilité de la méthode. Ces perturbations du cycle sont le plus souvent plus marquées dans les premiers mois d’utilisation et tendent à se stabiliser avec le temps. Des traitements médicamenteux ponctuels — anti-inflammatoires non stéroïdiens, courtes cures d’œstrogènes sous conditions — peuvent être proposés en cas de saignements gênants persistants. Un bilan médical est indiqué si les saignements sont très abondants ou s’accompagnent de douleurs importantes pour exclure une autre cause.
Questions fréquentes sur l’implant contraceptif Nexplanon
L’implant Nexplanon est-il couvert par la RAMQ ou les assurances ?
Au Québec, le Nexplanon est inscrit sur la liste des médicaments couverts par le régime général d’assurance médicaments de la RAMQ — les personnes assurées par le régime public bénéficient donc d’une couverture du coût de l’implant lui-même, sous réserve de la franchise et de la coassurance habituelles. L’acte médical de pose et de retrait est couvert par la RAMQ lorsqu’il est réalisé par un médecin participant. Les assurances collectives privées couvrent généralement le Nexplanon dans leur couverture médicaments. Il est recommandé de vérifier les modalités spécifiques de votre régime avant la consultation pour éviter les surprises de facturation.
Peut-on tomber enceinte rapidement après le retrait de l’implant ?
Oui. Le retour à la fertilité après le retrait du Nexplanon est rapide — dans la majorité des cas, l’ovulation reprend dans un délai de trois à six semaines après le retrait de l’implant. La fertilité retrouvée est comparable à celle d’une femme n’ayant jamais utilisé cette méthode. Il n’existe pas de délai de carence recommandé avant de chercher une grossesse après le retrait, contrairement à certaines idées reçues. Si une contraception est toujours souhaitée après le retrait, elle doit être initiée immédiatement pour éviter une grossesse non planifiée pendant la période de récupération de la fertilité.
L’implant peut-il se déplacer ou migrer dans le corps ?
Des cas de migration de l’implant ont été rapportés dans la littérature médicale — l’implant peut parfois se déplacer légèrement de son site d’insertion initial. Dans de rares cas, une migration vers des structures plus profondes du bras a été documentée, nécessitant une procédure de retrait plus complexe guidée par imagerie — échographie ou scanner. Pour minimiser ce risque, la pose doit être réalisée par un professionnel de santé formé à la technique d’insertion correcte du Nexplanon, qui assure le positionnement sous-cutané superficiel approprié et vérifie la bonne localisation de l’implant immédiatement après la pose. La palpation régulière de l’implant par la patiente elle-même permet de détecter précocement tout déplacement inhabituel.
Comment se déroule le retrait du Nexplanon et est-ce douloureux ?
Le retrait du Nexplanon est également réalisé en consultation ambulatoire sous anesthésie locale. Après désinfection et injection de lidocaïne au site de l’implant, une petite incision de quelques millimètres est pratiquée dans la peau, et l’implant est extrait à l’aide d’une pince fine. La plaie est refermée par un stéristrip ou un petit pansement adhésif — rarement par un point de suture. La procédure dure environ dix minutes en l’absence de complication. Si un nouvel implant est souhaité immédiatement après le retrait, il peut être inséré lors de la même consultation via la même incision ou via un nouveau site légèrement différent, pour une transition contraceptive sans interruption.
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