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On a longtemps associé la jeunesse à une santé presque garantie. Cette image est en train de se fissurer. Plusieurs études récentes montrent que les jeunes adultes d’aujourd’hui, ceux qu’on appelle la génération Z, présentent plus de problèmes de santé que leurs parents au même âge [1] : fatigue chronique, troubles du sommeil, anxiété, douleurs musculo-squelettiques, problèmes digestifs récurrents. Pourquoi cette dégradation précoce ? Et surtout : que peut-on faire concrètement ? Cet article fait le tour des facteurs convergents, des signaux à ne pas ignorer, du rôle du bilan préventif entre 20 et 30 ans, et des actions concrètes au Québec.

Dans cette page

Pourquoi la santé des jeunes adultes se dégrade

Plusieurs facteurs convergents expliquent ce que les professionnels de la santé observent en consultation. Aucun n’est, à lui seul, suffisant pour expliquer la tendance. C’est leur cumul et leur imbrication qui produit l’effet de dégradation précoce documenté par les enquêtes de santé publique [2,3].

Une tendance documentée

  • Hausse des consultations pour fatigue chronique, anxiété, douleurs musculo-squelettiques chez les 18-35 ans
  • Apparition de marqueurs métaboliques (glycémie, lipides, tension) plus tôt qu’auparavant
  • Prévalence accrue des troubles du sommeil chez les jeunes adultes selon les enquêtes québécoises et canadiennes
  • Augmentation des troubles anxieux et dépressifs chez les 15-29 ans (Statistique Canada, INSPQ)
  • Plus grande utilisation des services de santé mentale chez les jeunes
  • Apparition de douleurs chroniques à un âge moyen plus jeune

À retenir

  • Les jeunes adultes aujourd’hui présentent plus de fatigue chronique, troubles du sommeil, anxiété et douleurs que leurs parents au même âge
  • Quatre facteurs convergents : sommeil amputé, alimentation ultra-transformée, sédentarité numérique, pression mentale soutenue
  • Des signaux comme la fatigue persistante, le sommeil fragmenté, les douleurs musculo-squelettiques, les troubles digestifs, l’anxiété installée ne devraient pas être banalisés
  • Le bilan préventif entre 20 et 30 ans permet de détecter tôt les dérives métaboliques avant l’apparition des symptômes
  • Les actions concrètes incluent stabilisation du sommeil, réduction des écrans, 30 minutes d’activité par jour, réduction du ultra-transformé, dialogue avec un professionnel
  • Une téléconsultation est utile pour un triage rapide; un bilan complet nécessite généralement une visite en personne avec analyses sanguines
  • L’objectif est d’intervenir tôt avec des changements simples plutôt que d’attendre l’installation d’un problème chronique

Le sommeil sacrifié

Écrans tard le soir, horaires irréguliers, stress académique ou professionnel : le sommeil des jeunes adultes est massivement amputé. Or, c’est pendant le sommeil que le corps consolide la mémoire, régule les hormones, répare les tissus et entretient le système immunitaire. Quand on coupe régulièrement deux heures de sommeil par nuit, les conséquences finissent par se voir [4].

Ce qui se passe en cas de privation de sommeil chronique

  • Déréglement hormonal : leptine, ghréline, insuline, cortisol affectés
  • Augmentation de l’appétit, surtout pour les aliments riches en sucres et gras
  • Baisse de la vigilance, des performances cognitives
  • Affaiblissement du système immunitaire, infections plus fréquentes
  • Inflammation chronique de bas grade
  • Augmentation du risque de diabète, hypertension, dépression
  • Diminution de la tolérance au stress
  • Impact sur la santé sexuelle et reproductive

Besoins en sommeil entre 18 et 30 ans

  • 7 à 9 heures par nuit pour la majorité des jeunes adultes
  • Idéalement avec des horaires stables, même les fins de semaine
  • Cycles complets pour bénéficier du sommeil paradoxal et profond
  • Sensibilité accrue à la lumière bleue des écrans avant le coucher
  • Récupération incomplète avec les « siestes de récupération » en fin de semaine
  • Le « jetlag social » (décalage entre semaine et fin de semaine) affecte la qualité globale

Signaux d’alerte

  • Difficulté à s’endormir plus de 30 minutes plusieurs fois par semaine
  • Sommeil fragmenté, plusieurs réveils nocturnes
  • Réveil précoce sans pouvoir se rendormir
  • Fatigue diurne persistante malgré une durée de sommeil suffisante
  • Ronflements bruyants, pauses respiratoires observées (suspicion d’apnée du sommeil)
  • Cauchemars fréquents
  • Utilisation régulière de somnifères ou de cannabis pour dormir

L’alimentation ultra-transformée

Les enquêtes nutritionnelles récentes au Québec confirment une consommation élevée de sucres libres, de sel et de gras saturés, en grande partie issus de produits ultra-transformés [5]. Cette alimentation favorise la prise de poids, l’inflammation chronique et l’apparition précoce de marqueurs métaboliques inquiétants.

Reconnaître les aliments ultra-transformés

  • Boissons sucrées, sodas, jus avec sucre ajouté, boissons énergisantes
  • Plats préparés à réchauffer, repas surgelés à haute teneur en sodium
  • Collations emballées : croustilles, biscuits, barres céréalières sucrées
  • Charcuteries industrielles
  • Céréales du déjeuner sucrées
  • Restauration rapide régulière
  • Produits avec longue liste d’ingrédients incluant des additifs (émulsifiants, colorants, arômes artificiels)
  • Le système NOVA classe ces produits dans la catégorie 4 (la plus transformée)

Conséquences à moyen et long terme

  • Surpoids et obésité abdominale
  • Apparition précoce du diabète de type 2
  • Modifications du profil lipidique (LDL élevé, HDL bas, triglycérides élevés)
  • Hypertension artérielle liée à l’excès de sodium
  • Carences en fer, vitamine D, fibres, micronutriments
  • Microbiote intestinal appauvri
  • Augmentation du risque de maladies cardiovasculaires et de certains cancers
  • Impact sur l’humeur et la santé mentale (lien intestin-cerveau)

Approche réaliste pour les jeunes adultes

  • Viser le mieux, pas le parfait
  • Cuisiner de plus en plus souvent, même simplement
  • Maintenir un budget réaliste pour l’épicerie (les aliments de base coûtent souvent moins cher que la restauration rapide)
  • Préparer à l’avance des repas pour la semaine
  • Garder des plats sains simples au congélateur
  • Apprendre quelques recettes de base (15-20 plats variés suffisent)
  • Limiter les boissons sucrées et les remplacer par eau, eau pétillante, thé, café sans sucre
  • Faire des échanges progressifs (yogourt nature au lieu de yogourt sucré, noix au lieu de chips, etc.)

La sédentarité numérique

Études en ligne, télétravail, loisirs sur écran. Beaucoup de jeunes adultes passent l’essentiel de leur journée assis, dans des postures qui sollicitent peu les groupes musculaires importants. Les douleurs cervicales, lombaires et au poignet apparaissent plus tôt qu’avant.

Ce que la sédentarité fait au corps

  • Affaiblissement des muscles posturaux (dos, abdomen, ceinture scapulaire)
  • Raccourcissement des fléchisseurs de hanche, tension lombaire
  • Douleurs cervicales (« texting neck », « tech neck »)
  • Tendinopathies du poignet, syndrome du canal carpien plus précoce
  • Diminution de la capacité cardiorespiratoire
  • Augmentation de la résistance à l’insuline indépendamment du poids
  • Diminution de la masse osseuse
  • Effets sur le moral et la motivation

Les chiffres à retenir

  • 150 minutes par semaine d’activité physique modérée à vigoureuse (recommandation canadienne)
  • Au moins 2 séances par semaine d’exercices contre résistance (musculation, poids du corps)
  • Limiter les périodes assises prolongées : bouger 1 à 5 minutes par heure
  • Marche après les repas : 10-15 minutes améliorent la glycémie postprandiale
  • Les petites doses fractionnées sont aussi efficaces que les longues séances
  • Même 5 minutes de marche valent mieux que rien

Adaptations pour les jeunes adultes en télétravail ou aux études

  • Pause debout toutes les 30 à 60 minutes
  • Bureau debout alternant avec position assise
  • Marche pendant les appels téléphoniques
  • Choisir des réunions à pied quand possible
  • Adapter le poste de travail (écran à hauteur des yeux, clavier ergonomique)
  • Activité plaisante et intégrée à la routine (cyclo-taxi, escalade, danse, sports d’équipe, randonnée)
  • Trouver un partenaire d’entraînement pour la motivation

La pression mentale soutenue

Comparaison sociale via les réseaux, précarité économique, climat anxiogène (changements climatiques, conflits, pandémies) : la charge mentale chronique laisse des traces physiologiques. Le cortisol élevé en permanence dérègle l’appétit, le sommeil, la digestion et l’humeur.

Sources de pression mentale spécifiques aux jeunes adultes

  • Précarité d’emploi, contrats temporaires, gig economy
  • Coût du logement et de la vie, difficulté d’accès à la propriété
  • Endettement étudiant et incertitudes financières
  • Comparaison sociale via Instagram, TikTok, autres plateformes
  • Pression de performance académique et professionnelle
  • Inquiétudes face à l’avenir collectif (climat, démocratie, conflits)
  • Difficulté à former et maintenir des relations sociales profondes
  • Isolement malgré l’hyperconnexion
  • Pandémie de COVID-19 et ses séquelles psychologiques

Impact physiologique du stress chronique

  • Élévation soutenue du cortisol
  • Augmentation du rythme cardiaque au repos
  • Modification de la tension artérielle
  • Troubles digestifs (syndrome de l’intestin irritable plus fréquent)
  • Variations de l’appétit, prise de poids abdominale
  • Tension musculaire chronique (cou, épaules, mâchoire)
  • Affaiblissement du système immunitaire
  • Effets sur la fertilité et les cycles menstruels

Stratégies efficaces pour la santé mentale

  • Limiter le temps sur les réseaux sociaux, surtout en soirée
  • Pratiquer la pleine conscience, la méditation, des exercices de respiration
  • Maintenir des liens sociaux en personne
  • Pratiquer une activité physique régulière (effet antistress documenté)
  • Limiter l’alcool, le cannabis comme stratégie d’évitement
  • Maintenir des routines de sommeil et d’alimentation
  • Consulter un psychologue ou un travailleur social si les symptômes persistent
  • Plateformes accessibles : PQPTM, Aire ouverte (12-25 ans), Aller mieux Québec, applications validées (Mindshift, MoodGym)
  • En cas de détresse : Info-Social 811 option 2, 988, 1 866 APPELLE

Les signaux à ne pas minimiser

Avoir vingt ans ne devrait pas vouloir dire vivre constamment fatigué, anxieux ou inconfortable. Certaines plaintes sont devenues banalisées dans cette tranche d’âge, alors qu’elles méritent une évaluation médicale. Pris isolément, chacun de ces signaux peut sembler banal. Cumulés, ils traduisent souvent un terrain qu’il vaut la peine d’examiner avant que les problèmes s’aggravent.

Signaux physiques

  • Fatigue qui persiste malgré des nuits suffisantes pendant plus de quelques semaines
  • Sommeil fragmenté ou difficulté chronique à s’endormir
  • Variations de poids inexpliquées, à la hausse comme à la baisse
  • Douleurs musculaires ou articulaires régulières (cou, dos, poignets, épaules)
  • Troubles digestifs fréquents (ballonnements, douleurs, transit irrégulier)
  • Maux de tête de fin de journée presque quotidiens
  • Essoufflement inhabituel à l’effort modéré
  • Palpitations récurrentes
  • Épisodes répétés d’infections mineures (rhumes, sinusites, etc.)

Signaux psychologiques

  • Anxiété, irritabilité ou perte de motivation qui s’installent dans la durée
  • Difficulté de concentration, brouillard mental
  • Sentiment d’épuisement ou de burn-out
  • Tristesse persistante, perte de plaisir
  • Crises d’anxiété ou attaques de panique
  • Consommation accrue d’alcool, cannabis ou autres substances
  • Pensées noires ou idées suicidaires (consulter rapidement, 988 ou Info-Social 811 option 2)

Signaux liés à la santé reproductive

  • Cycles menstruels qui deviennent irréguliers ou douloureux
  • Syndromes prémenstruels marqués
  • Douleurs pelviennes inhabituelles
  • Modifications de la libido
  • Difficultés érectiles ou autres symptômes urogénitaux chez l’homme
  • Préoccupations liées à la fertilité ou la contraception
  • Dépistage ITSS au besoin (chlamydia, gonorrhée, syphilis, VIH, hépatites)

Quand consulter rapidement

  • Douleur thoracique ou essoufflement majeur
  • Saignements anormaux
  • Perte de poids importante inexpliquée
  • Fièvre prolongée sans cause
  • Modifications majeures de l’humeur ou idées suicidaires
  • Symptômes neurologiques (faiblesse, troubles de la parole, troubles visuels nouveaux)
  • Quand un proche manifeste une inquiétude sérieuse

Le bilan préventif chez le jeune adulte

L’idée du bilan annuel n’est pas réservée aux quinquagénaires. Faire le point régulièrement avec un professionnel de la santé entre 20 et 30 ans permet de détecter tôt ce qui peut être corrigé facilement, plutôt que d’attendre qu’un problème s’installe.

Ce qu’on évalue habituellement

  • Histoire personnelle et familiale, antécédents pertinents
  • Tension artérielle, fréquence cardiaque, indice de masse corporelle, tour de taille
  • Analyses sanguines de base selon le profil : formule sanguine, glycémie, profil lipidique, fonction rénale et hépatique, ferritine, TSH, vitamine D selon les cas
  • Évaluation du sommeil (qualité, durée, troubles)
  • Évaluation de l’alimentation et du niveau d’activité physique
  • Évaluation de la santé sexuelle et reproductive, dépistage ITSS si pertinent
  • Évaluation du bien-être psychologique
  • Évaluation de la consommation d’alcool, cannabis, tabac, autres substances
  • Mise à jour vaccinale selon le PIQ : COVID-19, influenza, dcaT (chaque 10 ans), VPH, hépatite B, méningocoque selon le profil
  • Dépistage du cancer du col chez les femmes selon le programme québécois

Pourquoi c’est rentable, même quand on se sent bien

  • Plusieurs marqueurs métaboliques peuvent dériver silencieusement pendant des années avant de produire un symptôme
  • Identifier une glycémie qui grimpe, un cholestérol qui dérive ou une carence en fer alors qu’on est encore asymptomatique permet d’intervenir tôt
  • Possibilité de corriger par l’hygiène de vie avant même la médication
  • Détection précoce de l’hypertension, condition souvent silencieuse
  • Identification de facteurs de risque familiaux (cardiovasculaires, oncologiques)
  • Mise à jour vaccinale et dépistage ITSS pertinents
  • Discussion sur la contraception, la santé reproductive, la fertilité
  • Évaluation de la santé mentale et orientation vers les ressources si besoin

Téléconsultation ou visite en personne ?

  • Téléconsultation : utile pour un triage initial, une question ciblée, un suivi de résultats, certains renouvellements
  • Visite en personne : nécessaire pour un bilan préventif complet, examen physique, prélèvements sanguins
  • L’infirmière praticienne spécialisée (IPS) peut faire le bilan dans plusieurs cas
  • Couplage téléconsultation + visite en personne souvent optimal
  • Suivi de résultats peut généralement se faire à distance

Fréquence recommandée

  • Pour un jeune adulte en bonne santé apparente sans facteurs de risque : tous les 2 à 3 ans
  • Avec antécédents familiaux ou facteurs de risque : annuellement
  • En cas de symptômes, sans délai
  • Bilan spécifique selon contexte : contraception, sport, voyage, grossesse planifiée
  • Ajustement individuel selon le profil

Vous êtes dans la vingtaine ou la trentaine et vous reconnaissez plusieurs des signaux décrits dans cet article ? Clinique Omicron offre des bilans de santé adaptés aux jeunes adultes à nos points de service au Québec, avec téléconsultation possible pour le triage initial. Prendre rendez-vous ou opter pour la téléconsultation.

Quoi faire maintenant

Cinq actions concrètes à mettre en place

  • Stabiliser l’heure du coucher 7 jours sur 7, même la fin de semaine, pour rééduquer l’horloge biologique
  • Couper les écrans au moins 30 minutes avant le sommeil; activer mode nuit ou filtre lumière bleue
  • Bouger 30 minutes par jour, même fractionné. Marcher après les repas suffit déjà à améliorer la glycémie
  • Réduire l’ultra-transformé sans se mettre dans la rigidité : viser le mieux, pas le parfait
  • Prendre le temps de discuter avec un professionnel quand un signal persiste plus de quelques semaines

Routine matinale réaliste

  • Lever à heure régulière, exposition à la lumière du jour rapidement
  • Hydratation dès le matin (verre d’eau)
  • Déjeuner contenant des protéines (œufs, yogourt grec, légumineuses, fromage cottage)
  • Mouvement de 5 à 10 minutes (étirements, marche)
  • Limiter le scroll sur le téléphone au réveil

Routine du soir

  • Souper idéalement 2 à 3 heures avant le coucher
  • Réduire la caféine après 14h-16h
  • Limiter l’alcool, le cannabis pour le sommeil
  • Routine apaisante : lecture, douche tiède, étirements, méditation
  • Chambre fraîche, sombre, silencieuse
  • Éteindre les écrans 30 à 60 minutes avant le coucher
  • Heure de coucher régulière

Construire son réseau de santé

  • Médecin de famille ou IPS de référence (inscription via GAMF)
  • Dentiste pour suivi annuel
  • Optométriste tous les 1 à 2 ans selon le profil
  • Connaître son CLSC local et les services offerts
  • Avoir une pharmacie de référence pour suivi des médicaments
  • Identifier les ressources en santé mentale accessibles (PQPTM, Aire ouverte, psychologues privés couverts par assurances collectives)
  • Pour les femmes : suivi gynécologique selon les besoins, dépistage du cancer du col

Spécificités chez les jeunes femmes

Santé reproductive et hormonale

  • Suivi des cycles menstruels : régularité, durée, intensité, douleurs
  • Investigation des cycles très irréguliers (SOPK, troubles thyroïdiens, autres)
  • Dépistage du cancer du col (PAP test) selon le programme québécois
  • Discussion sur la contraception adaptée
  • Conseil préconceptionnel si désir de grossesse (acide folique 0,4 mg/jour 2-3 mois avant la conception)
  • Suivi de la santé sexuelle, dépistage ITSS
  • Évaluation de la ferritine en cas de fatigue, surtout si menstruations abondantes

Santé mentale et corporelle

  • Prévalence plus élevée des troubles anxieux et dépressifs chez les jeunes femmes
  • Vigilance face aux troubles alimentaires (anorexie, boulimie, hyperphagie)
  • Image corporelle et réseaux sociaux : risques documentés
  • Maladies auto-immunes plus fréquentes chez les femmes (lupus, thyroïdite de Hashimoto, sclérose en plaques, autres)
  • Migraines hormonales
  • Considérations sur l’HPV, vaccination et suivi

Spécificités chez les jeunes hommes

Santé masculine

  • Sous-utilisation chronique des services de santé chez les jeunes hommes
  • Bilan de santé recommandé même en l’absence de symptômes
  • Dépistage du cancer du testicule : autopalpation, vigilance face aux modifications
  • Évaluation de la fertilité si désir paternel et difficultés
  • Évaluation des symptômes urogénitaux, ITSS
  • Vigilance face aux comportements à risque (alcool, drogues, vitesse au volant)
  • Risque suicidaire plus élevé chez les jeunes hommes : importance de briser la stigmatisation

Santé mentale et culture masculine

  • Difficulté culturelle à demander de l’aide
  • Symptômes parfois exprimés par colère, isolement, surconsommation
  • Importance des réseaux sociaux masculins de qualité
  • Programmes spécifiques aux hommes (Boussole, organismes en hommes québécois)
  • Reconnaître que demander de l’aide est une force, pas une faiblesse
  • En cas de crise : 988, 1 866 APPELLE, Info-Social 811 option 2

Mythes et idées reçues

« À mon âge, je peux récupérer en dormant la fin de semaine »

Faux. Le « jetlag social » (décalage entre semaine et fin de semaine) perturbe l’horloge biologique. La récupération n’est pas complète, et les conséquences métaboliques et cognitives de la privation chronique persistent. La régularité est plus importante que l’addition d’heures occasionnelles.

« La fatigue à mon âge, c’est juste le mode de vie »

À nuancer. Une fatigue passagère liée à un stress ponctuel est normale. Mais une fatigue persistante plusieurs semaines malgré un sommeil suffisant n’est pas normale à 25 ans. Elle peut traduire un trouble du sommeil (apnée), une carence (fer, vitamine D, B12), un déséquilibre hormonal (thyroïde), un état anxieux ou dépressif, ou d’autres causes médicales. Une évaluation est justifiée.

« Les bilans de santé, c’est pour les vieux »

Faux. Plusieurs marqueurs métaboliques dérivent silencieusement à partir de 20 ans : glycémie, lipides, tension. Détecter tôt permet de corriger avant l’installation des problèmes. Un bilan tous les 2 à 3 ans chez un jeune adulte en bonne santé est un investissement raisonnable dans sa santé future.

« Si je suis mince, je n’ai pas de problème métabolique »

Pas nécessairement. On parle de « maigre métaboliquement malsain » pour décrire des personnes au poids normal mais avec graisse viscérale élevée, résistance à l’insuline, profil lipidique défavorable. Le tour de taille, l’activité physique, l’alimentation et les marqueurs sanguins racontent une histoire plus précise que le seul IMC.

« Les troubles digestifs, c’est juste mon transit, faut vivre avec »

Non. Des troubles digestifs récurrents (ballonnements, douleurs, alternance constipation-diarrhée) méritent une évaluation. Peut traduire un syndrome de l’intestin irritable, une intolérance, une maladie inflammatoire intestinale, des liens avec le stress, ou autre. Plusieurs solutions existent, pas besoin de tolérer indéfiniment.

Questions fréquentes

À quel âge commencer un bilan de santé annuel ?

Il n’y a pas d’âge minimum unique. Pour les jeunes adultes en bonne santé apparente, un bilan tous les 2 à 3 ans peut suffire. La fréquence devrait être ajustée selon les antécédents familiaux et le style de vie. En présence de symptômes ou de facteurs de risque, la fréquence augmente.

La fatigue chronique chez un jeune adulte est-elle banale ?

Non. Une fatigue qui persiste plusieurs semaines malgré un sommeil suffisant mérite une évaluation médicale, car elle peut traduire un trouble du sommeil (apnée), une carence (fer, vitamine D, B12), un déséquilibre hormonal (thyroïde), un état anxieux ou dépressif, une maladie chronique sous-jacente, ou d’autres causes médicales.

Une téléconsultation suffit-elle pour un bilan préventif ?

La téléconsultation est utile pour un triage initial, une question ciblée ou un suivi de résultats. Un bilan préventif complet nécessite généralement un examen physique et des analyses sanguines, donc un passage en personne. La combinaison téléconsultation + visite en personne est souvent optimale.

Quelles analyses sanguines demander à mon âge ?

Les analyses pertinentes dépendent du profil personnel et des antécédents. Une discussion avec un professionnel permet de cibler ce qui est réellement utile, plutôt que de multiplier les tests sans indication claire. Pour un jeune adulte sans particularité, on évalue souvent : formule sanguine, glycémie, profil lipidique, fonction rénale et hépatique, ferritine, TSH, et selon le profil : vitamine D, B12, ITSS, autres.

Combien coûte un bilan préventif sans assurance ?

En réseau public avec carte d’assurance maladie (RAMQ), les consultations et analyses sont couvertes. En clinique privée, les tarifs varient selon les services demandés. Les analyses sanguines sans ordonnance médicale (laboratoires privés) coûtent généralement entre 100 et 400 $ selon le panel. Plusieurs assurances collectives couvrent les bilans préventifs en milieu privé.

Comment trouver un médecin de famille au Québec ?

L’inscription au Guichet d’accès à un médecin de famille (GAMF) est le point de départ. Les délais varient selon les régions et la priorité clinique. En attendant, le Guichet d’accès à la première ligne (GAP) permet d’accéder à des soins pour des problèmes ponctuels. Les cliniques privées offrent une alternative pour les bilans préventifs et la téléconsultation sans inscription préalable.

Je n’ai pas de symptômes — pourquoi consulter ?

Justement parce que plusieurs marqueurs métaboliques évoluent silencieusement. L’hypertension, la dyslipidémie, le diabète au stade prédiabétique, certaines carences se développent sans symptômes pendant des années. Un bilan permet d’identifier tôt et de corriger par l’hygiène de vie avant que le problème ne s’installe. C’est aussi une occasion de mise à jour vaccinale, dépistage des ITSS, discussion sur la contraception, la santé mentale.

Sources

  1. Statistique Canada — Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC) : santé des jeunes adultes.
  2. INSPQ — Institut national de santé publique du Québec. Données sur la santé des jeunes adultes au Québec.
  3. Santé mentale chez les jeunes adultes — Rapport canadien et données québécoises.
  4. Société canadienne du sommeil et lignes directrices canadiennes. Recommandations sur le sommeil chez l’adulte.
  5. Enquête québécoise sur la nutrition et lignes directrices Manger mieux du Québec.
  6. Société canadienne de physiologie de l’exercice. Directives canadiennes en matière de mouvement sur 24 heures pour les adultes.
  7. Collège des médecins du Québec et Ordre des infirmières et infirmiers du Québec — Lignes directrices sur l’examen périodique de santé.

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Geneviève Dostie
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