Aller au contenu

514 606-3350

info@cliniqueomicron.ca​

FR / EN
Logo – Clinique Omicron

L’arthrite n’est pas une seule maladie — c’est un terme générique qui désigne plus de 100 conditions affectant les articulations, les tissus environnants et parfois d’autres organes. Au Canada, environ 6 millions de personnes en sont atteintes, soit près d’une personne sur cinq. C’est la principale cause d’invalidité au pays, et pourtant, l’arthrite reste souvent mal comprise, sous-diagnostiquée et insuffisamment traitée.

Le mois de mars est consacré à la sensibilisation à l’arthrite — l’occasion de mieux connaître cette condition, de distinguer ses différentes formes et de s’informer sur les options de prise en charge disponibles, incluant les infiltrations articulaires accessibles dans plusieurs de nos succursales au Québec.

Arthrose vs polyarthrite rhumatoïde : des maladies très différentes

L’arthrose est la forme d’arthrite la plus répandue. Il s’agit d’une maladie dégénérative liée à l’usure progressive du cartilage qui recouvre les surfaces articulaires. Sans cartilage pour amortir les mouvements, les os frottent l’un contre l’autre, provoquant douleur, raideur et réduction de la mobilité. L’arthrose touche préférentiellement les genoux, les hanches, les mains et la colonne vertébrale. Elle est fortement associée à l’âge — bien qu’elle ne soit pas une fatalité du vieillissement — ainsi qu’à l’obésité, aux antécédents de blessures articulaires et à certaines prédispositions génétiques.

La polyarthrite rhumatoïde est une maladie auto-immune dans laquelle le système immunitaire attaque par erreur la membrane synoviale des articulations, provoquant une inflammation chronique. Contrairement à l’arthrose, elle peut toucher des personnes jeunes, souvent les femmes, et affecte fréquemment plusieurs articulations simultanément de façon symétrique — les deux mains, les deux poignets. Sans traitement adéquat, elle peut entraîner une destruction progressive des articulations et des manifestations extra-articulaires touchant le cœur, les poumons ou les yeux.

Les autres formes d’arthrite fréquentes

La goutte est une forme d’arthrite inflammatoire causée par l’accumulation d’acide urique dans le sang, qui se cristallise dans les articulations — le plus souvent au gros orteil, mais aussi aux chevilles, aux genoux ou aux poignets. Les crises de goutte sont particulièrement douloureuses et surviennent souvent la nuit. Elles sont associées à une alimentation riche en purines, à la consommation d’alcool, à l’obésité et à certains médicaments. Le traitement inclut des anti-inflammatoires en phase aiguë et des médicaments hypouricémiants pour prévenir les récidives.

La spondylarthrite ankylosante est une arthrite inflammatoire qui affecte principalement la colonne vertébrale et les articulations sacro-iliaques. Elle cause une raideur matinale prolongée et peut progressivement limiter la mobilité du dos. Elle débute généralement chez les jeunes adultes et est fortement associée au gène HLA-B27. Le psoriatic arthritis, quant à lui, est associé au psoriasis et peut toucher n’importe quelle articulation, incluant les doigts et les orteils de façon caractéristique.

Reconnaître les signes d’une arthrite : quand consulter

Les symptômes varient selon le type d’arthrite, mais certains signaux méritent une évaluation médicale : une douleur articulaire persistant depuis plus de six semaines, une raideur matinale durant plus de 30 minutes, un gonflement, une chaleur ou une rougeur autour d’une articulation, une fatigue inexpliquée associée à des douleurs articulaires, ou encore une diminution notable de la force dans les mains. Attendre avant de consulter peut permettre à la maladie de progresser et réduire les options thérapeutiques disponibles. Un diagnostic précoce — surtout pour les arthrites inflammatoires comme la polyarthrite rhumatoïde — est déterminant pour prévenir les dommages articulaires irréversibles.

Les options de traitement disponibles

La prise en charge de l’arthrite est multimodale et adaptée au type et à la sévérité de la condition. Pour l’arthrose, les traitements de première ligne incluent la physiothérapie, le maintien d’un poids santé, l’activité physique adaptée — la marche, la natation et le vélo stationnaire sont particulièrement recommandés — et les analgésiques ou anti-inflammatoires selon les besoins. Pour les arthrites inflammatoires, les médicaments de fond comme le méthotrexate et les biothérapies constituent le pilier du traitement et permettent souvent d’obtenir une rémission.

Les infiltrations articulaires représentent une option efficace pour soulager la douleur et l’inflammation dans une articulation spécifique, en complément des traitements de fond. Elles consistent en une injection directe dans l’espace articulaire d’un corticostéroïde à action locale — parfois combiné à un anesthésique — sous guidage médical. Le soulagement peut durer de quelques semaines à plusieurs mois selon les patients et les articulations traitées.

Les infiltrations articulaires : accès rapide dans plusieurs succursales

L’accès aux infiltrations articulaires dans le réseau public québécois implique souvent de longues périodes d’attente. Clinique Omicron offre ce service dans plusieurs de ses succursales au Québec, avec des délais d’attente significativement réduits par rapport au secteur public. Une consultation médicale préalable permet d’évaluer l’indication, d’exclure une contre-indication et de planifier la procédure. Les infiltrations sont pratiquées notamment au genou, à l’épaule, à la hanche et aux petites articulations des mains. Aucune référence externe n’est nécessaire pour prendre rendez-vous.

Questions fréquentes sur l’arthrite et les infiltrations articulaires au Québec

L’arthrose peut-elle être guérie ?

À ce jour, aucun traitement ne permet de régénérer le cartilage dégradé par l’arthrose ni de guérir la maladie. Cependant, des stratégies efficaces permettent de ralentir sa progression, de contrôler la douleur et de maintenir une bonne qualité de vie sur le long terme. La perte de poids est particulièrement efficace pour réduire la charge sur les articulations porteuses : chaque kilogramme perdu réduit d’environ 4 kilogrammes la pression exercée sur le genou. Dans les cas avancés avec destruction articulaire majeure, le remplacement prothétique de la hanche ou du genou donne d’excellents résultats fonctionnels.

Combien de temps dure une infiltration articulaire et est-ce douloureux ?

La procédure elle-même est rapide — elle dure généralement moins de 10 minutes. Un anesthésique local est souvent utilisé pour minimiser l’inconfort. La piqûre peut causer une légère pression ou une brûlance passagère, mais la majorité des patients la tolèrent bien. Une légère aggravation des symptômes dans les 24 à 48 heures suivant l’injection est possible — on l’appelle le flare post-infiltration — avant que le soulagement ne s’installe. La reprise des activités normales est habituelle dès le lendemain.

Combien d’infiltrations peut-on recevoir par an dans la même articulation ?

Les recommandations varient selon le type d’infiltration et l’articulation concernée. Pour les corticostéroïdes, il est généralement conseillé de ne pas dépasser trois à quatre injections par an dans la même articulation afin d’éviter des effets indésirables locaux comme la dégradation du cartilage ou des tissus mous. L’intervalle entre deux injections doit être d’au moins six à huit semaines. Votre médecin évaluera la fréquence optimale selon l’évolution de vos symptômes et votre réponse aux traitements précédents.

Les injections d’acide hyaluronique sont-elles une alternative aux corticostéroïdes ?

L’acide hyaluronique — également appelé viscosupplémentation — est une option disponible pour l’arthrose du genou. Il vise à restaurer les propriétés lubrifiantes du liquide synovial. Son efficacité est débattue dans la littérature scientifique : certaines études montrent un bénéfice modéré pour certains patients, particulièrement aux stades moins avancés. Il ne génère pas les effets indésirables associés aux corticostéroïdes répétés, ce qui peut le rendre préférable dans certaines situations cliniques. Votre médecin pourra discuter avec vous de l’option la plus adaptée à votre situation.

Orthopédie – Consultation orthopédiste | Clinique Omicron

Clinique Omicron

Besoin de consulter un médecin ?

Prise en charge en 24-48h. En clinique ou en télémédecine, partout au Québec.

Reçus pour assurances. 7j/7. Sans médecin de famille requis.

Professionnelle de la santé en consultation, représentant les services de la Clinique Omicron au Québec.
Meryem Bougrine
Partager cette publication :

Articles similaires