La sclérose latérale amyotrophique (SLA), aussi appelée maladie de Charcot ou maladie de Lou Gehrig, est une maladie neurodégénérative qui touche les neurones moteurs [1]. Elle reste rare — incidence d’environ 2 cas par 100 000 personnes par an — mais son diagnostic prend en moyenne plus de 10 mois après les premiers signes [2]. Reconnaître plus tôt permet d’amorcer la prise en charge multidisciplinaire et de discuter des traitements disponibles. Cet article passe en revue ce qu’est la SLA, ses premiers signes (formes spinale et bulbaire), le parcours diagnostique au Québec, la prise en charge spécialisée et les ressources offertes aux patients et aux proches.
Dans cette page
- Qu’est-ce que la SLA
- Les premiers signes
- Le parcours diagnostique
- La prise en charge multidisciplinaire
- Traitements actuels et perspectives
- Vivre avec la SLA : enjeux pratiques
- Soutenir un proche atteint de SLA
- Ressources au Québec
- Mythes et idées reçues
- Questions fréquentes
- Sources
Qu’est-ce que la SLA
La SLA atteint à la fois les motoneurones supérieurs (cerveau) et inférieurs (moelle épinière), provoquant une faiblesse musculaire progressive sans toucher la sensibilité ni la cognition (sauf dans certaines variantes) [1].
Les caractéristiques principales
- Maladie neurodégénérative chronique et évolutive
- Atteinte des motoneurones qui contrôlent la motricité volontaire
- Sensibilité préservée (toucher, douleur, température)
- Mouvements oculaires et sphincters généralement préservés jusque tard dans l’évolution
- Cognition habituellement préservée, mais 15 à 30 % des patients développent des troubles cognitifs de type frontotemporal
- La maladie touche habituellement les adultes de 50 à 70 ans, mais peut débuter plus tôt
- Environ 10 % des cas sont familiaux (mutations identifiées dans plusieurs gènes : C9orf72, SOD1, TARDBP, FUS, etc.)
- Environ 3 000 Canadiens vivent actuellement avec la SLA, avec environ 1 000 nouveaux cas par année
Évolution typique
- Progression variable selon les patients
- Médiane de survie de 3 à 5 ans après le diagnostic
- 10 à 20 % des patients vivent plus de 10 ans
- Quelques cas de longue survie documentés (jusqu’à plusieurs décennies)
- Les formes bulbaires et celles avec atteinte cognitive ont généralement une progression plus rapide
- Les facteurs pronostiques incluent : âge au diagnostic, vitesse de progression initiale, atteinte respiratoire, statut nutritionnel
- Le soutien respiratoire non invasif et la nutrition (gastrostomie) prolongent la survie et améliorent la qualité de vie
À retenir
- La SLA est une maladie neurodégénérative rare mais sérieuse qui touche les motoneurones
- Les premiers signes varient selon la forme : faiblesse focale (spinale) ou troubles de la parole et de la déglutition (bulbaire)
- Le diagnostic repose sur l’examen clinique, l’EMG et l’exclusion d’autres causes
- La prise en charge multidisciplinaire en clinique spécialisée améliore la qualité et la durée de vie
- Le riluzole et plus récemment l’édaravone (et d’autres molécules en évaluation) peuvent ralentir modestement la progression
- Les ressources québécoises incluent la Société de la SLA du Québec, ALS Canada et plusieurs cliniques spécialisées
- Le soutien aux proches aidants est central : démarches administratives, soins à domicile, soutien psychologique
Les premiers signes
Les premiers signes de la SLA varient selon la forme initiale de la maladie. Deux grandes présentations dominent : la forme spinale et la forme bulbaire [1].
Forme spinale (environ deux tiers des cas)
- Faiblesse focale d’un membre (pied qui traîne, main maladroite)
- Crampes et fasciculations (petites contractions visibles sous la peau)
- Perte progressive de la masse musculaire (amyotrophie)
- Maladresse, chutes inhabituelles
- Difficulté à tenir un objet, à fermer un bouton
- Asymétrie initiale fréquente (un côté plus atteint que l’autre)
- Rigidité ou spasticité dans certains cas
- Réflexes vifs et signes pyramidaux possibles
Forme bulbaire (environ un tiers des cas)
- Troubles de la parole (dysarthrie) : voix nasonnée, articulation difficile
- Difficultés à avaler (dysphagie) : commencer par les liquides ou les solides selon les cas
- Bave (sialorrhée), fausses routes
- Modifications de la voix : enrouement, fatigue vocale, voix plus faible
- Difficulté à mâcher, fatigue mandibulaire
- Spasmes de la langue, fasciculations linguales
- Plus rarement, labilité émotionnelle (rires ou pleurs incontrôlés)
Quand consulter
- Faiblesse progressive et persistante d’un membre, sans cause évidente
- Chutes répétées inexpliquées
- Crampes fréquentes avec amyotrophie
- Modifications persistantes de la voix, de la parole ou de la déglutition
- Sensation de fatigue musculaire globale qui s’aggrave
- Plusieurs symptômes associés sans explication
- Toute aggravation rapide sur quelques semaines à quelques mois
Diagnostic différentiel à garder en tête
- Beaucoup d’autres conditions peuvent imiter la SLA et doivent être éliminées
- Compressions cervicales (hernie discale, sténose), polyneuropathies, myopathies
- Maladies infectieuses (Lyme, VIH, syphilis), maladies métaboliques (carence en B12, dysthyroïdie)
- Maladie de Kennedy, syndrome post-poliomyélitique, maladie à corps de Lewy
- L’évaluation par un neurologue est essentielle pour distinguer ces diagnostics
Le parcours diagnostique
Le parcours diagnostique de la SLA est habituellement séquentiel et nécessite plusieurs examens pour confirmer la maladie et éliminer les autres causes [1].
Les étapes typiques
- Évaluation clinique par un médecin de famille, puis référence en neurologie
- Examen neurologique complet (force, tonus, réflexes, sensibilité, coordination, nerfs crâniens)
- Électromyogramme (EMG) et étude de la conduction nerveuse — examen clé pour documenter l’atteinte des motoneurones inférieurs
- IRM cérébrale et médullaire pour exclure d’autres causes (compression médullaire, lésions cérébrales)
- Bilan sanguin complet (vitamines B12, fonction thyroïdienne, CK, sérologies, parfois bilan immunologique)
- Tests génétiques en cas d’antécédents familiaux ou de présentation atypique
- Évaluation cognitive et frontotemporale dans certains cas
- Tests respiratoires (capacité vitale, gaz sanguins) pour établir un point de référence
Critères diagnostiques
- Les critères de El Escorial et plus récemment de Gold Coast (2020) standardisent le diagnostic
- Combinaison de signes d’atteinte des motoneurones supérieurs (réflexes vifs, spasticité, signes pyramidaux) et inférieurs (faiblesse, amyotrophie, fasciculations)
- Progression dans le temps et dans l’espace (extension aux autres régions)
- Exclusion des diagnostics différentiels
- L’EMG confirme l’atteinte inférieure et son extension
Délais et défis
- Le délai diagnostique moyen est de 10 à 12 mois au Canada
- Plusieurs raisons : symptômes initiaux peu spécifiques, délais d’accès en neurologie, nécessité d’éliminer d’autres causes
- Une orientation rapide vers une clinique spécialisée accélère le processus
- Le diagnostic peut être annoncé en plusieurs étapes (suspicion, confirmation, discussion)
- Un deuxième avis en clinique spécialisée est parfois utile
- Le moment du diagnostic est très éprouvant pour le patient et les proches ; un accompagnement psychologique est offert
La prise en charge multidisciplinaire
Au Québec, plusieurs cliniques spécialisées offrent une prise en charge multidisciplinaire qui améliore significativement la qualité et la durée de vie [3].
L’équipe interdisciplinaire typique
- Neurologue spécialisé en maladies neuromusculaires
- Infirmière pivot qui coordonne les soins et accompagne le patient
- Physiothérapeute pour la mobilité, le maintien de la fonction et la prévention des complications
- Ergothérapeute pour les aides techniques et l’adaptation du domicile
- Orthophoniste pour la communication et la déglutition
- Nutritionniste pour le maintien du poids et la planification d’une gastrostomie si nécessaire
- Pneumologue pour le suivi respiratoire et la mise en place du soutien ventilatoire
- Psychologue pour le soutien du patient et des proches
- Travailleur social pour les démarches administratives, l’accès aux ressources, le soutien financier
- Pharmacien pour le suivi de la médication
- Médecins de soins palliatifs dans les stades plus avancés
Les bénéfices documentés
- Amélioration de la qualité de vie documentée dans plusieurs études
- Allongement de la survie par rapport au suivi standard
- Détection précoce et traitement des complications
- Coordination des soins entre la clinique, le CLSC, les soins à domicile et l’urgence
- Accès à des essais cliniques en cours
- Soutien continu du patient et des proches
Les cliniques spécialisées au Québec
- CHUM (Centre hospitalier de l’Université de Montréal)
- IRGLM (Institut de réadaptation Gingras-Lindsay-de-Montréal)
- CHU de Québec
- CUSM (Centre universitaire de santé McGill)
- CHU de Sherbrooke
- Plusieurs centres régionaux collaborent avec ces cliniques
- L’orientation se fait habituellement par le neurologue après le diagnostic
Vous ou un proche présentez des symptômes neurologiques inexpliqués ? Clinique Omicron offre une évaluation neurologique initiale, l’orientation vers la neurologie spécialisée et le suivi médical d’accompagnement à nos points de service au Québec, avec téléconsultation possible pour la discussion initiale. Prendre rendez-vous ou opter pour la téléconsultation.
Traitements actuels et perspectives
Médicaments approuvés au Canada
- Riluzole : premier médicament approuvé pour la SLA, prolonge modestement la survie (effet en moyenne de 2 à 3 mois)
- Édaravone : approuvée plus récemment, peut ralentir la progression chez certains patients (formes précoces, fonction respiratoire préservée)
- D’autres molécules en évaluation et essais cliniques en cours
- Traitements symptomatiques : médicaments pour les crampes, la spasticité, la sialorrhée, la dépression, l’anxiété, la labilité émotionnelle
- Couverture par la RAMQ et plusieurs assurances privées sous conditions
Soutien respiratoire
- Ventilation non invasive (VNI) par masque, à utiliser d’abord la nuit puis progressivement
- Améliore significativement la qualité de vie, le sommeil et la survie
- Assistance à la toux mécanique pour prévenir les infections respiratoires
- Évaluation et suivi par pneumologue ou clinique d’assistance respiratoire
- Discussion sur la trachéotomie dans les stades avancés (décision personnelle, encadrée par l’équipe et les proches)
Soutien nutritionnel
- Maintien du poids et de la masse musculaire
- Adaptation de la texture des aliments (épaississants, purées, suppléments)
- Conseils de la nutritionniste pour l’apport calorique et protéique
- Gastrostomie percutanée endoscopique (PEG) ou radiologique (RIG) : à discuter avant que la fonction respiratoire ne soit trop dégradée
- Améliore la qualité de vie et la survie chez les patients avec dysphagie significative
Recherche et essais cliniques
- Plusieurs molécules en cours d’évaluation : antisens, thérapies géniques (notamment pour les formes SOD1), modulateurs de l’inflammation
- Le tofersen pour les SLA-SOD1 est approuvé dans certains pays
- Les cellules souches et les approches régénératives restent expérimentales
- Les cliniques spécialisées proposent l’inclusion dans des essais cliniques quand pertinent
- ALS Canada et la Société de la SLA du Québec tiennent à jour les ressources sur la recherche
Vivre avec la SLA : enjeux pratiques
Adapter le domicile
- Évaluation par un ergothérapeute pour anticiper les besoins
- Rampes, barres d’appui, plain-pied, salle de bain adaptée
- Lit médicalisé, fauteuil de positionnement
- Aides à la mobilité : canne, marchette, fauteuil roulant manuel puis motorisé
- Aides techniques à la communication (tablette, écran de communication, suivi du regard pour les stades avancés)
- Aménagements souvent couverts par les programmes publics (SAAQ si lésion d’origine, programmes pour personnes handicapées)
Maintenir l’autonomie aussi longtemps que possible
- Physiothérapie et activité physique adaptée pour préserver la fonction
- Conserver les activités significatives (loisirs, vie sociale, projets)
- Adapter les activités plutôt que de les abandonner
- Planifier les déplacements et les sorties
- Communication : utiliser des outils alternatifs précocement
- Sommeil et fatigue : à prendre en charge activement
Démarches administratives et financières
- Régime d’invalidité (assurance privée, RRQ-D, prestations canadiennes)
- Crédits d’impôt pour personnes handicapées et frais médicaux
- Mandat de protection (anciennement mandat en cas d’inaptitude)
- Directives médicales anticipées et discussion des soins de fin de vie
- Aide médicale à mourir : information et soutien par l’équipe lorsque le patient en fait la demande, dans le cadre légal au Québec
- Soutien financier par la Société de la SLA du Québec et ALS Canada (prêt d’équipement, aide ponctuelle)
- Aide juridique et conseils administratifs offerts par le travailleur social
Soutenir un proche atteint de SLA
Le rôle des proches aidants
- Aide quotidienne à la mobilité, à l’alimentation, aux soins personnels
- Coordination des rendez-vous, des médicaments, des soins à domicile
- Communication avec l’équipe médicale
- Soutien émotionnel du patient et de la famille
- Plaidoyer pour les droits et l’accès aux ressources
- Engagement souvent intense et prolongé, avec risque d’épuisement
Prendre soin de soi en tant que proche aidant
- Accepter l’aide quand elle est offerte (famille, amis, voisins, communauté)
- Recourir aux services de soutien : CLSC, services à domicile (privés ou publics), travailleur social
- Maintenir sa propre santé physique et mentale (sommeil, alimentation, activité physique)
- Pratiquer le répit (court séjour de l’aidé en établissement, gardiennage)
- Consulter un psychologue ou un thérapeute au besoin
- Rejoindre des groupes de soutien pour proches aidants (en personne, en ligne)
- Reconnaître les signes d’épuisement (insomnie persistante, anxiété, irritabilité, sentiment d’isolement) et demander de l’aide
Ressources pour proches aidants
- L’Appui pour les proches aidants : 1 855 852-7784 — information, écoute, ressources
- Société de la SLA du Québec : groupes de soutien, prêt d’équipement, accompagnement
- ALS Canada : ressources nationales, informations
- CLSC du territoire : soins à domicile, évaluation
- Services privés de soins à domicile (UVO et autres prestataires) en complément
- Info-Social 811, option 2 — soutien psychosocial 24/7
- En cas de détresse : 1 866 APPELLE (1 866 277-3553)
Vous accompagnez un proche atteint de SLA et avez besoin de soutien complémentaire à domicile ? L’équipe d’UVO Soins à domicile peut intervenir pour des soins infirmiers, le maintien à domicile et un répit ponctuel, en complément des soins du CLSC et de la clinique spécialisée.
Ressources au Québec
Organismes spécialisés
- Société de la SLA du Québec — sla-quebec.ca : information, soutien, prêt d’équipement, groupes de soutien, activités de financement
- ALS Canada — als.ca : ressources nationales, financement de la recherche
- L’Appui pour les proches aidants — lappui.org, 1 855 852-7784
- Société canadienne de neurologie — pour les médecins et les patients
- Curateur public du Québec en cas d’inaptitude
Cliniques spécialisées
- CHUM — clinique de maladies neuromusculaires
- IRGLM — Institut de réadaptation Gingras-Lindsay-de-Montréal
- CHU de Québec — clinique de SLA
- CUSM — clinique des maladies neuromusculaires
- CHU de Sherbrooke — clinique de SLA
- Cliniques régionales en collaboration avec les centres universitaires
Soutien à domicile
- CLSC du territoire — soins à domicile, évaluation infirmière, soutien
- Soins palliatifs à domicile dans les stades avancés
- Services privés de soins à domicile (UVO Soins à domicile et autres)
- Services de répit pour les proches aidants
- Centres d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) en cas de besoin
Mythes et idées reçues
« La SLA est toujours rapide et sans traitement »
Faux. La SLA évolue à des rythmes très variables. Certains patients vivent plus de 10 ans avec une progression lente. Plusieurs traitements (riluzole, édaravone, soutien respiratoire, nutritionnel) ralentissent la maladie et améliorent la qualité de vie.
« Les fasciculations veulent toujours dire SLA »
Faux. Les fasciculations isolées, sans faiblesse ni amyotrophie, sont très fréquentes et habituellement bénignes (caféine, fatigue, stress, exercice). Elles inquiètent souvent, mais ne suffisent pas à évoquer la SLA. L’évaluation neurologique permet de rassurer.
« La SLA est toujours héréditaire »
Faux. Environ 90 % des cas sont sporadiques (sans antécédent familial). Environ 10 % sont familiaux, avec plusieurs gènes identifiés. Un conseil génétique est offert quand pertinent.
« On ne peut rien faire pour la SLA »
Faux. La prise en charge multidisciplinaire, le soutien respiratoire, la nutrition, les aides techniques et le soutien psychologique améliorent considérablement la qualité de vie et la durée de vie. La recherche progresse continuellement.
« La SLA atteint la cognition et la sensibilité »
Pas habituellement. La sensibilité est généralement préservée. La cognition aussi dans la majorité des cas, mais 15 à 30 % des patients développent une atteinte frontotemporale (changement de comportement, troubles exécutifs). Ce sous-groupe nécessite un suivi cognitif particulier.
Questions fréquentes
Existe-t-il un test sanguin pour diagnostiquer la SLA ?
Non. Le diagnostic repose sur l’examen clinique, l’EMG et l’élimination d’autres causes. Le bilan sanguin sert à exclure d’autres maladies. Des biomarqueurs (notamment les neurofilaments) sont étudiés en recherche, sans usage clinique systématique pour le diagnostic.
L’EMG est-il douloureux ?
L’EMG est inconfortable mais généralement supportable. Il combine une étude de la conduction nerveuse (petites stimulations électriques) et un examen à l’aiguille dans plusieurs muscles. L’examen dure 30 à 60 minutes. Une discussion préalable avec le neurologue ou l’électrophysiologiste permet de préparer l’épreuve.
Le riluzole vaut-il la peine ?
Le riluzole prolonge modestement la survie (en moyenne 2 à 3 mois) et peut ralentir la progression. Il est généralement bien toléré. Il est habituellement recommandé dès le diagnostic, à discuter avec le neurologue selon le profil et les souhaits du patient.
Mon parent a eu la SLA. Suis-je à risque ?
Dans la majorité des cas, la SLA est sporadique. En cas d’antécédent familial direct (parent, frère, sœur), le risque est augmenté mais reste modéré. Une évaluation génétique peut être proposée en cas d’antécédents évocateurs (plusieurs cas familiaux, démence frontotemporale associée). L’orientation en clinique de génétique se fait par le médecin traitant ou le neurologue.
L’aide médicale à mourir est-elle accessible aux patients atteints de SLA au Québec ?
Oui, dans le cadre légal québécois et canadien, l’aide médicale à mourir (AMM) est accessible aux patients qui répondent aux critères définis par la loi. La SLA, en raison de son caractère grave et irrémédiable, est l’une des conditions pour lesquelles des demandes sont régulièrement examinées. La discussion avec l’équipe médicale et un accompagnement psychosocial sont essentiels. Pour plus d’information : site officiel du Gouvernement du Québec sur l’AMM.
Existe-t-il des facteurs de risque modifiables ?
Les causes de la SLA restent en grande partie inconnues. Certains facteurs sont étudiés : exposition à certains pesticides, traumatismes répétés, certaines professions militaires, métaux lourds. Aucun n’est établi comme cause directe et il n’y a pas, à ce jour, de mesure de prévention reconnue. La recherche continue.
Sources
- Société canadienne de neurologie. Recommandations cliniques sur la SLA.
- ALS Canada. Guides cliniques et information sur la SLA au Canada.
- Société de la SLA du Québec. Information, soutien et ressources québécoises.
- European Federation of Neurological Societies (EFNS). Guidelines on the clinical management of ALS.
- INESSS — Institut national d’excellence en santé et en services sociaux. Avis sur les traitements de la SLA.
- L’Appui pour les proches aidants. Soutien aux proches aidants au Québec.
- Gouvernement du Québec. Aide médicale à mourir au Québec.
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