Qu’est-ce que le VPH et pourquoi le dépister ?
Le virus du papillome humain est l’infection transmise sexuellement la plus répandue en Amérique du Nord. La grande majorité des personnes sexuellement actives — hommes et femmes — entrent en contact avec le VPH à un moment ou un autre de leur vie. Pour la plupart, l’infection disparaît d’elle-même sans causer de problème.
Le hic : certains types de VPH, dits « à risque élevé », peuvent persister et provoquer des lésions précancéreuses. Si ces lésions ne sont pas détectées à temps, elles peuvent évoluer en cancer du col de l’utérus — un cancer évitable quand il est pris en charge tôt. Selon les données de Santé Canada, environ 1 500 Canadiennes reçoivent un diagnostic de cancer du col utérin chaque année.
Un fait souvent ignoré : le VPH peut aussi toucher les hommes et causer des cancers oropharyngés, anaux et péniens. Un récent sondage Ipsos mené pour le compte de Merck Canada (mars 2026, 1 000 Canadiens âgés de 18 à 47 ans) révèle que 31 % des hommes affirment ne pas savoir ce qu’est le VPH, et que près de la moitié ignorent les conséquences possibles d’une infection persistante.
Pap test vs test VPH : quelles sont les différences ?
Les deux tests se font lors d’un examen gynécologique. La différence se situe dans ce qu’ils cherchent et dans leur précision.
Le test Pap (cytologie cervicale)
Le Pap test analyse des cellules prélevées sur le col de l’utérus pour repérer des anomalies cellulaires. Sa sensibilité n’est pas optimale : certaines lésions précancéreuses peuvent passer inaperçues au premier examen. C’est pourquoi il devait se répéter tous les trois ans.
Le test VPH (détection du virus du papillome humain)
Le test VPH détecte directement la présence du virus plutôt que les changements cellulaires qu’il provoque. La probabilité de dépister une lésion de haut grade 10 ans après un test VPH négatif est inférieure à 1 %. L’intervalle entre les tests passe de 3 à 5 ans pour les personnes dont le résultat est négatif.
| Critère | Test Pap | Test VPH |
|---|---|---|
| Ce qu’il détecte | Anomalies cellulaires | Présence du virus VPH |
| Fréquence recommandée | Tous les 3 ans | Tous les 5 ans |
| Âge de début | Variable | 25 ans |
| Âge de fin | Variable | 65 ans |
| Sensibilité | Modérée | Supérieure |
Le déploiement au Québec : où en sommes-nous en 2026 ?
L’INESSS avait formulé ses recommandations en faveur du test VPH comme dépistage primaire dès 2022. L’objectif initial d’un déploiement complet à la fin 2025 a été repoussé à mars 2026.
- 13 régions avaient complété leur transition vers le test VPH
- Montréal et Mauricie–Centre-du-Québec pourraient compléter leur déploiement jusqu’en septembre 2026
- Dans les régions où le test VPH est déjà offert, il remplace automatiquement le Pap test
Important : si vous avez eu un test Pap récemment
Le MSSS précise que les professionnels ne doivent pas effectuer un test VPH si un test Pap a été réalisé il y a moins de trois ans.
Comment se déroule le test VPH ?
Le prélèvement ressemble beaucoup au Pap test : un médecin ou une infirmière praticienne effectue un prélèvement cervical lors d’un examen gynécologique. C’est rapide, légèrement inconfortable, mais sans danger.
Que se passe-t-il si le résultat est positif ?
Un résultat positif ne signifie pas que vous avez un cancer. Environ 10 % des personnes ayant un résultat positif nécessiteront un examen complémentaire. La grande majorité n’ont pas de lésion cancéreuse.
VPH et vaccination : ce que vous devez savoir
Le Québec offre la vaccination contre le VPH dans le cadre de son programme de vaccination scolaire. L’efficacité du vaccin pour prévenir les lésions précancéreuses est supérieure à 95 % chez les femmes de 15 à 26 ans.
Depuis octobre 2024, une mesure temporaire permet aux personnes de 21 à 45 ans d’accéder à la vaccination VPH gratuitement au Québec.
Le test VPH dans une clinique privée : est-ce possible ?
Oui. Certaines cliniques médicales privées au Québec peuvent effectuer le prélèvement et coordonner l’analyse en laboratoire. Certains services de dépistage sont couverts par la RAMQ.
Nos médecins dans nos cliniques au Québec peuvent vous accompagner pour votre dépistage du cancer du col utérin, discuter avec vous de votre historique de vaccination contre le VPH, et répondre à vos questions sur les nouvelles recommandations de 2026.
Nos points de service offrent des consultations couvertes par la RAMQ ainsi que des services privés selon vos besoins. La téléconsultation est également disponible.
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