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Migraines chroniques : les traitements préventifs disponibles au Canada

Migraines chroniques : les traitements préventifs disponibles au Canada

Quand les crises de migraine deviennent fréquentes, l’approche « traiter la crise » ne suffit plus. Le traitement préventif vise à réduire la fréquence, la durée et la sévérité des crises, et à diminuer la consommation de médicaments de soulagement [1]. Cet article fait le tour des options disponibles aujourd’hui au Canada : médicaments oraux classiques, anticorps anti-CGRP, gépants, toxine botulique, approches non médicamenteuses, et conditions pour qu’un traitement préventif fonctionne vraiment.

Dans cette page

Quand envisager un traitement préventif

Tous les patients migraineux n’ont pas besoin d’un traitement de fond. Plusieurs critères orientent la décision [1][2].

Les indications principales

  • 4 jours de migraine ou plus par mois
  • Crises sévères qui répondent mal au traitement aigu
  • Crises invalidantes même peu fréquentes (impact majeur sur le travail, la famille, la vie sociale)
  • Risque de céphalée par surutilisation médicamenteuse (consommation fréquente d’antalgiques ou de triptans)
  • Effets indésirables des traitements de crise mal tolérés
  • Préférence du patient après une discussion éclairée
  • Présence de comorbidités (anxiété, dépression, troubles du sommeil) pour lesquelles certains préventifs sont particulièrement utiles

Quand le traitement préventif n’est pas la priorité

  • Migraines peu fréquentes (1 à 2 par mois) et bien soulagées par le traitement de crise
  • Crises légères peu invalidantes
  • Quand les déclencheurs sont clairement identifiables et modifiables (sommeil, alcool, déshydratation, stress aigu)
  • Première stratégie : optimiser le traitement de crise et les habitudes de vie
  • Discussion avec le médecin pour évaluer le ratio bénéfice/risque

À retenir

  • Un traitement préventif est généralement envisagé à partir de 4 jours de migraine par mois, ou avant si les crises sont très invalidantes [1]
  • L’objectif est une réduction d’au moins 50 % de la fréquence des crises, mesurée sur un journal des migraines
  • Les médicaments oraux classiques (bêtabloquants, topiramate, amitriptyline, candésartan, acide valproïque) restent la première ligne pour la plupart des patients
  • Les anti-CGRP (érénumab, frémanezumab, galcanézumab, eptinézumab) ont transformé la prise en charge des formes réfractaires, avec une bonne tolérance
  • Les gépants (rimégépant, atogépant) sont oraux et flexibles, utilisables en crise ou en prévention selon la molécule
  • La toxine botulique est approuvée pour la migraine chronique (15 jours ou plus par mois), selon le protocole PREEMPT
  • Les approches non médicamenteuses (hygiène de vie, activité physique, TCC, biofeedback, acupuncture, certains suppléments) ont un rôle complémentaire essentiel
  • Un traitement préventif demande 8 à 12 semaines à la dose efficace avant d’évaluer son efficacité

Les objectifs et critères de succès

Que vise-t-on concrètement

  • Réduction du nombre de jours de migraine par mois (objectif standard : -50 %)
  • Diminution de la sévérité et de la durée des crises restantes
  • Réduction de la consommation d’antalgiques et de triptans
  • Amélioration de la qualité de vie globale et de la productivité
  • Réduction de l’incapacité liée aux crises
  • Prévention de l’évolution vers la migraine chronique (15 jours ou plus par mois)
  • Diminution de l’anxiété d’anticipation des crises

Le rôle du journal des migraines

  • Outil incontournable pour évaluer le traitement
  • Notez chaque crise : date, durée, intensité (0-10), médicaments pris
  • Inscrire les déclencheurs probables et les facteurs de contexte (sommeil, stress, cycle, météo)
  • Plusieurs applications mobiles simplifient le suivi (Migraine Buddy, N1-Headache, MigraineCanada Buddy)
  • Sert au médecin pour ajuster le traitement et évaluer les résultats
  • Permet aussi de documenter la nécessité d’un traitement plus coûteux (anti-CGRP, Botox) pour la couverture publique ou privée

Médicaments oraux

Les médicaments oraux restent la première ligne pour la majorité des patients en raison de leur efficacité, leur accessibilité et leur coût.

Bêtabloquants (propranolol, métoprolol)

  • Souvent en première intention chez l’adulte
  • Réduit la fréquence des crises de 30 à 50 % chez les répondants
  • Particulièrement utiles en cas de tachycardie, d’hypertension ou d’anxiété associées
  • Effets secondaires : fatigue, bradycardie, hypotension, possible aggravation de l’asthme
  • Contre-indiqués en cas d’asthme sévère, de bloc cardiaque, de phénomène de Raynaud
  • Dose progressive sur plusieurs semaines

Topiramate

  • Efficacité reconnue, surtout en cas de migraine chronique ou de surcharge pondérale
  • Effets secondaires à surveiller : paresthésies, troubles cognitifs (« cerveau dans le brouillard »), perte de poids, calculs rénaux, glaucome
  • Contre-indiqué ou à éviter en grossesse (risque tératogène)
  • Dose progressive pour limiter les effets
  • Surveiller la fonction rénale et la natrémie en cas de cure prolongée

Amitriptyline (et autres tricycliques)

  • Utile si insomnie ou douleurs chroniques associées
  • Effet sédatif intéressant le soir
  • Effets secondaires : somnolence, sécheresse buccale, prise de poids, constipation, hypotension orthostatique
  • Précautions chez les aînés et en cas de troubles cardiaques
  • Dose habituellement plus faible que celles utilisées en dépression (10 à 50 mg le soir)

Candésartan

  • Alternative bien tolérée, utilisée hors indication mais avec un niveau de preuve solide
  • Particulièrement utile chez les hypertendus
  • Effets secondaires : hypotension, vertiges, hyperkaliémie
  • Contre-indiqué en grossesse et en allaitement

Acide valproïque

  • Option chez certaines personnes, notamment en cas d’échec des autres traitements
  • Effets secondaires : prise de poids, somnolence, tremblements, alopécie, troubles hépatiques
  • Contre-indiqué en grossesse (risque tératogène majeur, malformations et troubles neurodéveloppementaux) — éviter chez la femme en âge de procréer sans contraception très fiable
  • Suivi régulier hépatique et hématologique

Autres options moins fréquentes

  • Flunarizine (non disponible au Canada)
  • Venlafaxine dans certains contextes (migraine et trouble anxieux)
  • Lisinopril, gabapentine, pizotifène : données plus limitées
  • Le choix dépend du profil du patient, des comorbidités et des effets secondaires attendus

Les anti-CGRP : la nouvelle génération

Les anticorps monoclonaux ciblant la voie CGRP ont transformé la prise en charge des migraines réfractaires depuis leur arrivée au Canada [3].

Les molécules disponibles

  • Érénumab (Aimovig) — injection mensuelle sous-cutanée, cible le récepteur CGRP
  • Frémanezumab (Ajovy) — injection mensuelle ou trimestrielle, cible le ligand CGRP
  • Galcanézumab (Emgality) — injection mensuelle, cible le ligand CGRP
  • Eptinézumab (Vyepti) — perfusion intraveineuse trimestrielle, cible le ligand CGRP
  • Approbations variables selon la juridiction et l’évolution rapide de la couverture publique

Efficacité et profil de tolérance

  • Réduction de 50 % ou plus du nombre de jours de migraine chez 40 à 60 % des patients dans les essais
  • Effet souvent visible dès les premières semaines
  • Très bonne tolérance globale
  • Effets secondaires les plus fréquents : constipation (érénumab particulièrement), réactions locales au site d’injection, parfois augmentation de la pression artérielle
  • Peu d’interactions médicamenteuses
  • Données rassurantes mais limitées à long terme (plus de 5 ans)

Modalités au Québec

  • Couverture par la RAMQ selon des critères précis : nombre de jours de migraine par mois, échec ou intolérance à au moins 2 ou 3 préventifs oraux classiques, prescripteurs autorisés (neurologue ou médecin avec expertise en céphalées dans certains cas)
  • Plusieurs assurances privées couvrent aussi, sous conditions
  • Demande d’autorisation à compléter par le médecin
  • Programmes de soutien au patient offerts par les fabricants (formation à l’injection, accompagnement)
  • Injection à domicile possible après formation
  • Évaluation à 3 et 6 mois, poursuite si réponse satisfaisante

Précautions

  • Éviter pendant la grossesse et l’allaitement (données limitées)
  • Surveillance de la pression artérielle, surtout pour l’érénumab
  • Prudence en cas d’antécédents cardiovasculaires sévères
  • Pas d’effet de sevrage à l’arrêt, mais la fréquence des crises peut remonter
  • Discussion partagée sur la durée du traitement (souvent au moins 12 mois si réponse, parfois plus)

Les gépants : oraux et flexibles

Présentation

  • Les gépants sont des antagonistes oraux du récepteur CGRP
  • Rimégépant (Nurtec) — utilisable en crise et en prévention (un comprimé aux 2 jours en prévention)
  • Atogépant (Qulipta) — utilisé en prévention quotidienne
  • Approbations évolutives au Canada
  • Couverture par la RAMQ et les assurances privées variable, selon les critères en vigueur

Avantages et limites

  • Prise orale appréciée par certains patients
  • Bonne tolérance globale
  • Effets indésirables : nausées, fatigue, constipation, somnolence
  • Peu d’interactions notables, mais vérification recommandée selon les autres médicaments
  • Pas de contre-indication cardiovasculaire majeure (contrairement aux triptans)
  • Coût et accessibilité à discuter avec le médecin et le pharmacien

Toxine botulique (Botox)

La toxine botulique de type A est approuvée pour la migraine chronique (15 jours ou plus de céphalée par mois, dont au moins 8 jours migraineux) [4].

Protocole et modalités

  • Injections tous les 3 mois selon le protocole précis PREEMPT
  • 31 injections dans 7 sites spécifiques (front, tempes, cou, épaules)
  • Effectué par un neurologue ou un médecin formé
  • Effet maximal après 2 ou 3 cycles
  • Bonne tolérance en général
  • Effets secondaires : douleur ou raideur transitoire au cou, faiblesse mineure, ptose palpébrale rare
  • Couverture par la RAMQ et les assurances privées sous conditions précises

Quand l’envisager

  • Migraine chronique documentée
  • Échec ou intolérance à plusieurs traitements préventifs oraux
  • Patient motivé à se présenter aux injections tous les 3 mois
  • Souvent combiné à d’autres traitements pour optimiser les résultats
  • Peut être combiné aux anti-CGRP selon le contexte et la décision médicale

Vos migraines fréquentes ne répondent plus aux traitements de crise ? Clinique Omicron offre l’évaluation des migraines, la prescription des traitements préventifs et l’orientation en neurologie au besoin, à nos points de service au Québec. La téléconsultation est disponible pour amorcer la discussion. Prendre rendez-vous ou opter pour la téléconsultation.

Approches non médicamenteuses validées

Les approches non médicamenteuses sont un complément précieux et, dans certains cas, peuvent constituer la stratégie principale.

Hygiène de vie

  • Régularité du sommeil : horaires stables, 7 à 9 heures, éviter les écrans en soirée
  • Hydratation régulière (1,5 à 2 L par jour, plus en cas de chaleur ou d’effort)
  • Repas réguliers, éviter les jeûnes prolongés
  • Gestion du stress : techniques de relaxation, méditation, organisation du temps
  • Limiter la consommation d’alcool, particulièrement le vin rouge si déclencheur
  • Modération de la caféine (1 à 2 cafés par jour, pas de sevrage brutal)
  • Identifier et éviter les déclencheurs personnels avec le journal des migraines

Activité physique

  • Activité aérobique régulière (marche rapide, vélo, natation)
  • 150 minutes d’intensité modérée par semaine selon les recommandations canadiennes
  • Effet documenté sur la fréquence et l’intensité des migraines
  • Préférer une progression douce chez les personnes déconditionnées
  • Éviter les efforts intenses brusques chez les personnes très sensibles (déclencheur possible)
  • Yoga, tai-chi, exercices doux complémentaires

Approches psychologiques et corporelles

  • Thérapie cognitivo-comportementale (TCC) ciblée sur la douleur chronique et les migraines
  • Pleine conscience (mindfulness) et méditation
  • Biofeedback (EMG, thermique) : données solides pour la réduction des migraines
  • Acupuncture : données encourageantes dans plusieurs revues Cochrane
  • Physiothérapie en cas de tensions cervicales associées
  • Ces approches sont surtout utiles en complément du traitement médical, pas en remplacement

Suppléments avec données probantes

  • Magnésium (citrate, oxyde) — 400 à 600 mg par jour, effets modérés
  • Riboflavine (vitamine B2) — 400 mg par jour, effet souvent visible après 2 à 3 mois
  • Coenzyme Q10 — 100 à 300 mg par jour, données modérées
  • Mélatonine — 3 mg le soir, données intéressantes pour certaines présentations
  • Pétasite et grande camomille — historique mais réserves de qualité et de tolérance ; à discuter avec un médecin
  • Ces suppléments sont à discuter avec le médecin ou le pharmacien (interactions, contre-indications possibles)

Attendre les bons résultats

Un traitement préventif doit être donné une chance suffisante avant de juger de son efficacité.

Le bon délai d’évaluation

  • 8 à 12 semaines à la dose efficace avant de conclure
  • Patience nécessaire : les effets bénéfiques sont souvent progressifs
  • Pour les anti-CGRP, l’évaluation se fait habituellement à 3 mois
  • Pour la toxine botulique, après 2 à 3 cycles (6 à 9 mois)
  • L’objectif standard : réduction d’au moins 50 % de la fréquence des crises

Quand changer de stratégie

  • Pas de réponse après la période d’essai suffisante
  • Effets indésirables intolérables malgré la titration
  • Évolution de la maladie ou changement de profil
  • Apparition de contre-indications (grossesse, autres maladies)
  • Changement d’option dans la même classe (autre bêtabloquant) ou vers une autre classe
  • Le passage à un anti-CGRP ou à la toxine botulique est généralement après l’échec de plusieurs préventifs classiques

Combien de temps poursuivre

  • Une fois la stabilité obtenue, poursuivre au moins 6 à 12 mois
  • Discuter un arrêt progressif avec le médecin si bonne réponse soutenue
  • Possibilité de reprendre le traitement en cas de rechute
  • Certains patients restent sous traitement à long terme avec bonne tolérance
  • L’arrêt n’est jamais brutal pour les médicaments oraux : sevrage progressif sur plusieurs semaines

Cas particuliers : femmes, grossesse, enfants

Migraine chez la femme

  • Influence du cycle hormonal : migraines périmenstruelles, déclencheurs cycliques
  • Choix du contraceptif à adapter (œstroprogestatifs déconseillés en cas de migraine avec aura)
  • La périménopause peut transitoirement aggraver les migraines
  • Plusieurs traitements préventifs efficaces (bêtabloquants, candésartan, anti-CGRP) sont compatibles
  • Discussion individualisée selon les comorbidités

Grossesse et allaitement

  • Plusieurs préventifs sont contre-indiqués en grossesse : topiramate, acide valproïque, candésartan, anti-CGRP (par précaution)
  • Bêtabloquants (propranolol, métoprolol) souvent privilégiés si nécessaire
  • Amitriptyline à faible dose dans certains cas
  • Priorité aux approches non médicamenteuses : hygiène de vie, biofeedback, acupuncture
  • Plusieurs migraines s’améliorent spontanément après le premier trimestre
  • Planification idéale : discussion préconception avec le médecin
  • En cas de doute, contacter IMAGe (Information sur les Médicaments en Allaitement et Grossesse) ou un pharmacien spécialisé

Enfants et adolescents

  • Approche graduée : éducation, hygiène de vie d’abord
  • Préventifs envisagés si fréquence ou impact significatifs
  • Amitriptyline, propranolol, topiramate à doses adaptées
  • Anti-CGRP : données limitées chez les jeunes, certains approuvés à partir de 12 à 18 ans selon les juridictions
  • Suivi par pédiatre ou neurologue pédiatrique
  • Approche famille avec implication des parents et de l’école

Mythes et idées reçues

« Si le premier traitement ne marche pas, rien ne marchera »

Faux. Plusieurs essais sont souvent nécessaires avant de trouver le traitement efficace et bien toléré. Le profil de chaque patient est unique. Persévérer dans la démarche, avec un médecin qui connaît la migraine, est essentiel.

« Les anti-CGRP sont pour tout le monde »

Faux. Les anti-CGRP sont réservés aux patients avec un nombre suffisant de jours de migraine par mois et après échec ou intolérance de plusieurs préventifs oraux. Les critères de couverture et la prescription sont précis. Ils ne sont pas un traitement de première ligne.

« Le Botox, c’est juste de l’esthétique »

Faux. Pour la migraine, la toxine botulique est utilisée selon un protocole médical strict (PREEMPT) avec des sites d’injection précis dans la tête et le cou. C’est un traitement reconnu, distinct des usages cosmétiques.

« Les médicaments préventifs créent une dépendance »

Faux. Les préventifs ne créent pas de dépendance. Ils peuvent en revanche nécessiter un sevrage progressif à l’arrêt pour éviter un rebond. Le risque de céphalée par surutilisation concerne plutôt les traitements de crise (antalgiques, triptans) pris trop souvent.

« Les suppléments suffisent à remplacer un traitement »

Rarement. Les suppléments (magnésium, B2, CoQ10) ont des données modérées et peuvent aider, mais pour les migraines fréquentes ou sévères, ils sont rarement suffisants seuls. Ils s’intègrent dans une stratégie globale, après discussion médicale.

Questions fréquentes

Combien de temps faut-il avant de juger qu’un traitement préventif fonctionne ?

En général, 8 à 12 semaines à la dose efficace pour les médicaments oraux. Environ 3 mois pour les anti-CGRP. Après 2 à 3 cycles (6 à 9 mois) pour la toxine botulique. La patience est essentielle : un effet bénéfique apparaît rarement dès les premiers jours.

Les anti-CGRP sont-ils couverts par la RAMQ ?

Oui, sous conditions précises : nombre de jours de migraine par mois, échec ou intolérance d’au moins 2 ou 3 préventifs oraux, prescription par un neurologue ou un médecin avec expertise. Les critères évoluent dans le temps. Le médecin et le pharmacien peuvent vérifier les conditions en vigueur.

Puis-je combiner plusieurs traitements préventifs ?

Oui, dans certains cas. Par exemple, un anti-CGRP peut être combiné à un préventif oral classique, ou à la toxine botulique pour la migraine chronique. La décision est individualisée selon la réponse, la tolérance et le profil du patient.

Que faire si j’ai des effets secondaires ?

En parler rapidement au médecin ou au pharmacien. Plusieurs options : ajuster la dose, attendre la tolérance qui s’améliore souvent en quelques semaines, ou changer de molécule. Ne pas arrêter brutalement un préventif sans avis médical.

Je veux arrêter mon traitement préventif. Comment faire ?

Toujours en discuter avec le médecin. L’arrêt est généralement progressif (sur plusieurs semaines à plusieurs mois) pour les médicaments oraux. Pour les anti-CGRP, on peut espacer ou arrêter selon la réponse. La reprise est possible si les migraines réapparaissent.

Existe-t-il des traitements préventifs disponibles sans ordonnance ?

Certains suppléments (magnésium, riboflavine, coenzyme Q10) sont disponibles sans ordonnance et peuvent aider. Ils ne remplacent pas une évaluation médicale et ne doivent pas être pris en grande dose sans avis. Discuter avec un médecin ou un pharmacien avant de débuter, surtout en cas de prise d’autres médicaments.

Sources

  1. Société canadienne des céphalées. Lignes directrices canadiennes sur la prévention de la migraine.
  2. American Headache Society. Consensus Statement on Migraine Prevention.
  3. INESSS — Institut national d’excellence en santé et en services sociaux. Avis sur les anti-CGRP pour la migraine.
  4. Société internationale des céphalées (IHS). International Classification of Headache Disorders (ICHD-3).
  5. Migraine Canada. Information patient sur la migraine au Canada.
  6. RAMQ — Régie de l’assurance maladie du Québec. Couverture des médicaments contre la migraine.
  7. Cochrane Library. Revues sur l’acupuncture, le biofeedback et les suppléments pour la migraine.

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Geneviève Dostie
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