Gale - Test médical Clinique Omicron
Biologie du parasite, transmission et physiopathologie
- Biologie de Sarcoptes scabiei et cycle parasitaire : acarien microscopique (0,3–0,5 mm) invisible à l'œil nu — appartient à l'ordre des Acariens + famille Sarcoptidae — parasite obligatoire : ne survit pas plus de 48–72 heures en dehors de l'hôte humain à température ambiante (sensible à la déshydratation + chaleur) — plus résistant dans la gale norvégienne (kératose squameuse ++ — millions d'acariens — survie prolongée sur les squames) ; cycle biologique : durée totale 10–17 jours — femelle adulte fécondée → creuse un sillon dans la couche cornée (stratum corneum) à raison de 2–3 mm/j → pond 2–3 œufs/j pendant 4–6 semaines → larves à 6 pattes éclosent en 3–4 jours → nymphes à 8 pattes → adultes en 10–14 jours → fécondation à la surface cutanée → nouvelle femelle creuse un nouveau sillon — charge parasitaire habituelle : 5–15 acariens adultes seulement dans la gale commune (contraste avec la gale norvégienne : millions d'acariens) ; transmission : contact cutané direct et prolongé : principale voie — main à main (poignée de main prolongée), rapports sexuels (gale = ITSS — ITS à déclaration non obligatoire mais à dépister dans ce contexte), contact intime (mère-nourrisson), contact professionnel (soignants en CHSLD) — transmission indirecte (literie, vêtements) : possible surtout dans la gale norvégienne (charge parasitaire élevée) → faible dans la gale commune (peu d'acariens dans l'environnement) — période d'incubation : primo-infestation : 3–6 semaines (délai nécessaire à la sensibilisation immunologique → prurit absent initialement) — réinfestation : 1–4 jours (mémoire immunitaire → prurit quasi immédiat)
- Présentation clinique et formes particulières : prurit : symptôme cardinal — intense + à prédominance nocturne (la chaleur du lit augmente l'activité des acariens) + aggravé par la chaleur + diffuse puis localisé aux zones de prédilection — peut perturber gravement le sommeil — attention : le prurit est absent ou très atténué dans la gale norvégienne (immunodéprimés) ; lésions spécifiques (pathognomoniques) : sillons scabieux (burrows) : trajet sinueux légèrement surélevé de 5–15 mm — grisâtre ou perlé — terminé par une vésicule perlée (tête du sillon — abri de la femelle) — localisations préférentielles : espaces interdigitaux des mains (+++), face antérieure des poignets, bords des pieds, pénis (chez l'homme — sillon et nodule scabieux pénienscrotal pathognomonique) + vésicules perlées : petites vésicules de 1–2 mm translucides sur fond non inflammatoire + nodules scabieux : papules ou nodules rouge-brunâtres persistants (réaction granulomateuse aux antigènes du parasite) — surtout au pénis + scrotum + aisselles + peuvent persister des semaines à mois après le traitement (ne pas confondre avec une rechute) ; lésions non spécifiques (secondaires au grattage) : excoriations + papules érythémateuses + croûtes — peuvent masquer les lésions spécifiques ; topographie des lésions selon l'âge : adulte et enfant >2 ans : mains (espaces interdigitaux) + poignets + avant-bras + coudes + aisselles + périmamellaire + ombilic + fesses + pénis + scrotum + bords latéraux des pieds — visage et cuir chevelu épargnés chez l'adulte immunocompétent + nourrisson et jeune enfant (<2 ans) : lésions vésiculeuses ou pustuleuses sur les paumes et les plantes (spécificité chez l'enfant) + visage + cuir chevelu + cou + dos → distribution différente de l'adulte → diagnostic parfois difficile ; formes cliniques particulières : gale norvégienne (croûteuse) : immunodéprimés (VIH CD4 bas + transplantés + corticothérapie au long cours + personnes âgées grabataires + HTLV-1) + millions d'acariens → kératodermie hyperkératosique + squames épaisses + croûtes + peu ou pas prurigineuses (anergie immunitaire) → extrêmement contagieuse → transmission possible par simple contact avec l'environnement (squames) → déclaration et mesures de contrôle d'éclosion obligatoires en CHSLD → hospitalisation recommandée + gale du nourrisson : lésions vésiculeuses palmoplantaires + atteinte du visage et du cuir chevelu + agitation nocturne ++ + gale des gens propres (gale discrète) : personnes se lavant fréquemment → peu de lésions + prurit modéré → diagnostic souvent retardé → sillons très peu nombreux + gale iatrogène aux corticoïdes (gale incognito) : application locale de dermocorticoïdes → atténuation de l'inflammation + multiplication des acariens → lésions atypiques + très contagieuses
- Complications de la gale non traitée : surinfection bactérienne (impetiginisation) : grattage → excoriations → porte d'entrée → Staphylococcus aureus + Streptococcus pyogenes (GASBH) → impétigo + furoncles + abcès + cellulite — risque de streptococcie invasive + glomérulonéphrite post-streptococcique (complication grave de la surinfection streptococcique cutanée dans les pays tropicaux — rare au Québec) + dermatite de contact (eczéma post-scabieux) : réaction inflammatoire persistante au traitement ou aux antigènes du parasite — prurit et éruption pouvant persister 2–6 semaines après un traitement efficace → ne pas confondre avec un échec thérapeutique + nodules scabieux persistants : granulomes réactionnels pouvant persister des mois après la guérison → traitement par dermocorticoïdes puissants (clobétasol)
Diagnostic, traitement et gestion des contacts
| Situation clinique | Diagnostic | Traitement et mesures associées |
|---|---|---|
| Diagnostic de la gale Clinique — dermoscopie — grattage |
Le diagnostic de la gale est avant tout clinique — la confirmation parasitologique est utile en cas de doute mais pas toujours réalisable ; diagnostic clinique : association prurit nocturne intense + lésions typiques (sillons + vésicules perlées) + topographie caractéristique (mains + poignets + pénis) + notion de contage (entourage prurigineux) → sensibilité diagnostique élevée en contexte épidémique — triade diagnostique classique : prurit nocturne + atteinte des contacts proches + lésions aux espaces interdigitaux des mains ; dermoscopie (dermatoscope) : examen non invasif — technique simple et rapide en cabinet — le sillon scabieux apparaît comme un trajet linéaire ou sinueux avec à son extrémité le corps de l'acarien (image en «jet d'avion» ou «triangle ailé» — delta wing sign) — sensibilité 83–91 % + spécificité 86–90 % — supérieure à l'examen clinique seul pour identifier les sillons peu visibles → utile notamment dans la gale des gens propres et la gale du nourrisson ; grattage cutané et examen microscopique direct : grattage de la vésicule perlée ou du sillon avec une curette ou la pointe d'un vaccinostyle → dépôt sur lame + KOH 10–20 % (pour dissoudre les kératinocytes) → microscopie : acarien adulte (8 pattes) + œufs + fèces (scybales — granules fécaux ovales brunâtres) — sensibilité 46–90 % (variable selon l'expérience de l'opérateur et la localisation de la lésion grattée) — gratter en priorité : vésicule perlée intacte + sillon récent sur espace interdigital ou poignet ; biopsie cutanée : rarement nécessaire — utile dans les formes atypiques (gale norvégienne + nodules persistants + lésions bulleuses) → histologie : présence de l'acarien + œufs + fèces dans la couche cornée + infiltrat inflammatoire dermique (éosinophiles ++) ; diagnostic biologique indirect : éosinophilie sanguine : présente dans 50 % des cas — légère (500–1 500/µL) — non spécifique — IgE totales : souvent élevées — pas de valeur diagnostique en pratique courante ; diagnostic différentiel : dermatite atopique (enfant — ATCD familiaux + topographie atypique pour la gale + pas de contage) + lichen plan (papules polygonales violacées — réseau de Wickham) + urticaire + prurit médicamenteux + pédiculose corporelle (sillons absents — poux visibles) + prurigo + psoriasis palmaire + dyshidrose + dermatophytose | Principe du traitement — traitement simultané obligatoire : le traitement de la gale ne peut être efficace que si le patient ET tous ses contacts étroits sont traités simultanément le même jour — sinon : cycle de réinfestation inévitable — contacts étroits à traiter : personnes partageant le même lit + partenaires sexuels + membres du foyer (même si asymptomatiques — période d'incubation 3–6 semaines → peuvent être infestés sans prurit) + enfants en bas âge portés dans les bras + soignants ayant eu un contact cutané prolongé sans protection en CHSLD ou en cas de gale norvégienne ; décontamination de l'environnement (mesures indispensables le même jour que le traitement) : vêtements + literie + serviettes de bain : lavage machine à 60 °C (minimum) ou mise en sac plastique hermétique × 72 heures (les acariens meurent sans hôte en 48–72h) — matelas + canapés + moquettes : aspirateur soigneux + bombe acaricide (type A-Par spray) sur les textiles non lavables → laisser agir 3h puis aérer ; perméthrine crème 5 % (traitement de référence — 1re ligne) : appliquer sur l'ensemble du corps (cou + bras + tronc + jambes + pieds + mains — incluant sous les ongles et le nombril + périnée + plis inguinaux) → laisser en contact 8–14 heures (nuit) → rincer le lendemain matin — chez le nourrisson et l'enfant <2 ans : appliquer également sur le visage + cuir chevelu (éviter le contour des yeux et de la bouche) — efficacité : 89–97 % de guérison après 1 application → 2e application à 7–14 jours recommandée systématiquement (pour éliminer les acariens issus des œufs non détruits par la 1re application — les ovules sont résistants à la perméthrine) — effets indésirables : légère irritation cutanée + sensation de brûlure passagère — disponibilité au Canada : Kwellada-P (5 %) — sur ordonnance ou sans ordonnance selon la province |
| Traitement de la gale commune chez l'adulte et l'enfant Perméthrine — ivermectine — instructions précises |
L'efficacité du traitement dépend autant de la molécule que de la rigueur d'application des instructions — une technique imparfaite est la cause la plus fréquente d'échec apparent ; perméthrine 5 % crème (Kwellada-P — 1re ligne — traitement topique) : appliquer sur peau propre et sèche — de préférence le soir après le bain/douche — couvrir l'ensemble de la surface corporelle du cou aux orteils chez l'adulte (en incluant les espaces interdigitaux des mains et des pieds + sous les ongles + les plis) → chez l'enfant <2 ans : inclure cuir chevelu + visage (sauf contour des yeux et de la bouche) → laisser en place 8–14 heures (toute la nuit) → rincer le lendemain matin → changer les vêtements et la literie après le rinçage → 2e application à J8–J14 systématiquement recommandée → posologie chez l'enfant : même protocole que l'adulte — pas de restriction d'âge pour la perméthrine 5 % (données de sécurité chez les nourrissons de >2 mois) ; ivermectine PO (Stromectol — traitement systémique — 2e ligne ou traitement de masse en collectivité) : posologie : 200 µg/kg en dose unique PO → répétée à J8–J14 (même justification que la 2e application de perméthrine — œufs résistants) — efficacité comparable à la perméthrine dans la gale commune (méta-analyses : taux de guérison similaires à 4 semaines) → avantages de l'ivermectine : facilité d'application (comprimé vs application topique sur tout le corps) + traitement de masse possible en CHSLD (éclosions) + traitement des sujets non coopérants (personnes âgées grabataires) + disponibilité ivermectine au Canada : disponible sur ordonnance (Stromectol) — peut être en rupture de stock ponctuellement → vérifier la disponibilité en pharmacie — non remboursée systématiquement par la RAMQ → vérifier l'admissibilité + précautions ivermectine : grossesse (CI — catégorie C) → perméthrine privilégiée + allaitement (CI — excrétée dans le lait) + enfant <15 kg ou <5 ans (données insuffisantes — utiliser la perméthrine topique) + barrière hémato-encéphalique immature (nourrisson) → risque de toxicité neurologique théorique | Traitements topiques alternatifs (si perméthrine non disponible ou intolérance) : benzoate de benzyle (lotion 25 % chez l'adulte — 12,5 % chez l'enfant) : application sur tout le corps × 2 applications consécutives à 24h d'intervalle → efficace mais irritant (sensation de brûlure ++) + soufre précipité en vaseline (5–10 %) : traitement historique — efficace — très bien toléré — utilisé pendant la grossesse et chez les nourrissons — odeur désagréable + application 3 soirs consécutifs → moins pratique + lindane (Hexit — gamma-hexachlorocyclohexane) : déconseillé (neurotoxique + risque de résistance + interdit dans plusieurs pays) — à ne plus utiliser ; traitement du prurit résiduel post-scabieux (après guérison parasitologique) : prurit et éruption peuvent persister 2–6 semaines après un traitement efficace (réaction d'hypersensibilité aux débris du parasite) → ne pas retraiter avant 4 semaines sauf preuve de réinfestation — traitement symptomatique : antihistaminiques oraux (cétirizine 10 mg/j + loratadine 10 mg/j + hydroxyzine 25 mg le soir si prurit nocturne sévère) + dermocorticoïdes de classe moyenne (bétaméthasone 0,1 % crème × 2/j × 1–2 semaines) : soulagement rapide du prurit et de l'éruption — ne pas utiliser des corticoïdes puissants avant la guérison parasitologique (risque de gale cortisonée — masquage + prolifération des acariens) → nodules scabieux persistants : dermocorticoïdes puissants (clobétasol 0,05 % crème sous occlusion) + injection intralésionnelle de triamcinolone (nodules très résistants) ; suivi post-traitement : consulter à 4 semaines — si prurit persistant + nouvelles lésions typiques → retraiter (même protocole) — si prurit amélioré + pas de nouvelles lésions → réaction post-scabieuse → traitement symptomatique uniquement |
| Gale norvégienne (croûteuse) Immunodéprimés — millions d'acariens — éclosion |
La gale norvégienne est une forme clinique sévère et extrêmement contagieuse survenant chez les patients immunodéprimés ou ne pouvant se gratter (troubles sensitifs, démence avancée) — elle constitue une urgence de santé publique en milieu institutionnel ; présentation clinique de la gale norvégienne : kératose hyperkératosique diffuse (squames épaisses + croûtes jaunâtres adhérentes) sur les mains + pieds + coudes + genoux + cuir chevelu + visage + tronc — ongles dystrophiques épaissis (onychoscabies) → prurit souvent absent ou minime (déficit immunitaire → réponse inflammatoire insuffisante) — charge parasitaire : des milliers à plusieurs millions d'acariens (vs 5–15 dans la gale commune) → transmission possible par simple contact avec les squames ou l'environnement (literie + vêtements + surfaces) → extrêmement contagieuse ; contextes à risque de gale norvégienne : VIH avec CD4 <200 + transplantation d'organe solide (immunosuppresseurs) + hémopathies malignes + corticothérapie systémique au long cours + HTLV-1 (rétrovirus — prévalence plus élevée dans certaines communautés autochtones et les immigrants des Caraïbes + Afrique) + personnes âgées grabataires (atonie du grattage) + syndrome de Down (trisomie 21) + lèpre + dermatomyosite ; déclaration et gestion de l'éclosion en milieu institutionnel : au Québec : la gale en CHSLD ou en milieu de soins doit être signalée à la Direction de la santé publique (DSP) régionale → déclenchement du protocole de gestion des éclosions (MSSS + INSPQ) → identification de tous les cas + contacts → traitement collectif simultané de tous les résidents et membres du personnel exposés → isolement de contact du patient source → décontamination intensive de l'environnement (squames contagieuses dans les squames) | Traitement de la gale norvégienne (protocole combiné) : traitement combiné (topique + systémique) recommandé en raison de la charge parasitaire massive : ivermectine PO : 200 µg/kg à J1 + J2 + J8 + J9 (± J15 selon la réponse) — certains experts recommandent jusqu'à 5–7 doses espacées de 7 jours pour les formes très sévères + perméthrine 5 % crème : application quotidienne × 7 jours puis 2 fois/semaine × 4 semaines → objectif : réduire la charge parasitaire rapidement — décapage préalable des croûtes (kératolytiques : vaseline + acide salicylique 5–10 % ou urée 20 % crème) → améliore la pénétration de la perméthrine sous les croûtes + traitement des ongles : couper les ongles courts + application de perméthrine sous les ongles + benzoate de benzyle ; isolement de contact : chambre individuelle + précautions contact (gants + surblouse + masque en cas de gale du visage ou cuir chevelu) → maintenu jusqu'à résolution complète des croûtes et confirmation parasitologique négative + décontamination intensive de l'environnement : literie + vêtements lavés quotidiennement à 60 °C + bombe acaricide sur les matelas + mobilier + moquettes + aspiration renforcée — chambre à décontaminer chaque jour ; traitement de tous les contacts (résidents + personnel) : ivermectine PO × 2 doses (J1 + J8) + perméthrine × 2 applications (J1 + J8) → traitement de masse coordonné avec la DSP → suivi à 4 semaines pour confirmer la guérison + bilan immunitaire du patient source (si non déjà fait) : VIH + HTLV-1 + bilan d'immunodépression |
| Gale chez la femme enceinte et le nourrisson Perméthrine — soufre — précautions |
La gale pendant la grossesse et chez le nourrisson nécessite une attention particulière en raison des contraintes thérapeutiques liées à la sécurité des molécules disponibles ; gale pendant la grossesse : le diagnostic clinique est identique à la population générale — les lésions peuvent être plus diffuses et prurigineuses en raison des modifications immunitaires de la grossesse — risques : surinfection bactérienne + inconfort majeur + retentissement sur le sommeil → traitement rapide recommandé — molécules acceptables pendant la grossesse : perméthrine 5 % : catégorie B (FDA) — aucun signal de tératogénicité dans les études animales + données humaines rassurantes → traitement de 1re ligne à tous les trimestres → même protocole que la population générale + soufre précipité 5–10 % en vaseline : traitement historique — aucune preuve de toxicité fœtale — peut être utilisé à tous les trimestres → alternative à la perméthrine si indisponible → odeur désagréable + 3 applications consécutives + ivermectine : CI pendant la grossesse (catégorie C — passage placentaire + données humaines insuffisantes) → ne pas prescrire + lindane : absolument CI pendant la grossesse (neurotoxique) ; gale chez le nourrisson (<2 ans) : présentation spécifique (lésions palmoplantaires + visage + cuir chevelu) → faire le diagnostic devant toute agitation nocturne inexpliquée + vésicules palmoplantaires chez le nourrisson — perméthrine 5 % : approuvée dès 2 mois (données de sécurité adéquates) → application sur tout le corps incluant le visage et le cuir chevelu (éviter les yeux + la bouche) → appliquer par le parent (pas d'auto-application) → même durée (8–14h) → rinçage au bain le lendemain + soufre précipité 6 % en vaseline : alternative si perméthrine non disponible ou <2 mois → 3 soirs consécutifs → moins bien toléré (odeur) + ivermectine : non recommandée <5 ans ou <15 kg (données insuffisantes + risque théorique de toxicité neurologique) | Précautions pratiques et conseils au patient pour le traitement de la gale : préparation avant l'application (le soir du traitement) : bain ou douche tiède + séchage soigneux + couper les ongles courts (acariens sous les ongles) + l'application de perméthrine doit se faire sur peau propre et sèche (pas sur peau humide — risque d'absorption réduite) → appliquer en couche mince mais uniforme sur tout le corps du cou aux orteils (adulte) → insister sur les zones de prédilection : espaces interdigitaux des mains et des pieds + poignets + coudes + aisselles + ombilic + périnée + fesses + sous les ongles + le soir du traitement : mettre un pyjama et une literie propres → laisser agir toute la nuit (8–14h minimum) → le lendemain matin : rincer abondamment à la douche → mettre des vêtements propres → laver la literie utilisée la nuit du traitement à 60 °C → J8–J14 : 2e application identique + 2e lavage de la literie ; signalement aux contacts étroits : informer tous les membres du foyer + les partenaires sexuels récents + demander à la collectivité concernée (garderie + camp + CHSLD) de mettre en œuvre le traitement collectif → sans traitement simultané des contacts → réinfestation quasi certaine dans les semaines suivantes ; déclaration : la gale en milieu institutionnel (CHSLD + garderies + établissements de soins) doit être signalée à la Direction de la santé publique (DSP) régionale au Québec → coordination du traitement collectif + mesures de contrôle d'éclosion |
| Gale en collectivité — gestion d'éclosion CHSLD — garderies — traitement de masse — DSP |
Les éclosions de gale en collectivité (CHSLD, résidences intermédiaires, garderies, prisons, camps) représentent un défi de santé publique important au Québec — leur gestion requiert une coordination rigoureuse ; définition d'une éclosion de gale en milieu institutionnel (critères MSSS + INSPQ Québec) : ≥2 cas confirmés ou probables de gale dans un même milieu institutionnel dans un délai compatible avec une transmission commune → déclenchement immédiat du protocole d'éclosion ; investigation épidémiologique : identification du cas index (premier cas — souvent rétrospective) + cartographie des cas (résidents + personnel) + identification des contacts étroits (chambres + salles de repas + activités communes + soignants) + analyse de la chronologie des cas → vérification de la concordance avec les délais d'incubation (3–6 semaines pour les primo-infestations) ; rôle de la DSP : coordination de la réponse + soutien au milieu institutionnel + communication aux familles et au personnel + décision du périmètre de traitement collectif + suivi de l'évolution de l'éclosion → fin déclarée si absence de nouveau cas pendant 6 semaines après le dernier traitement collectif ; diagnostic dans les collectivités (gale en CHSLD) : diagnostic clinique souvent difficile chez les personnes âgées (prurit atypique + lésions masquées par la dénutrition + la xérose + les antécédents cutanés) → dermoscopie systématique + grattage si lésion suspecte → faible seuil pour initier le traitement collectif si suspicion fondée + identification des formes de gale norvégienne (source principale de contamination massive) → isolement immédiat + traitement combiné | Traitement collectif en milieu institutionnel : périmètre de traitement : tous les résidents du même couloir ou de la même unité + tous les membres du personnel ayant eu un contact direct non protégé + les visiteurs fréquents (familles proches) → traitement simultané à la même date — le même jour pour tous → perméthrine 5 % × 2 applications (J1 + J8) : traitement topique de référence pour les résidents autonomes et semi-autonomes → pour les personnes grabataires ou non coopérantes : ivermectine PO × 2 doses (J1 + J8) (ou J1 + J2 + J8 si gale norvégienne confirmée) → personnel soignant : perméthrine 5 % × 2 applications (J1 + J8) à domicile (traitement à faire le soir après le travail) ; décontamination institutionnelle coordonnée : literie + vêtements lavés à 60 °C le jour du traitement → matelas + fauteuils roulants + surfaces rembourrées → bombe acaricide (A-Par) → aérer 3h → aspiration des moquettes + tapis — répéter la décontamination à J8 en parallèle de la 2e application ; communication aux familles et au personnel : lettre d'information claire + instructions détaillées sur la technique d'application + liste des symptômes de surveillance + numéro de contact de la direction de soins → transparence indispensable pour obtenir l'adhérence au traitement collectif ; surveillance post-traitement : nouveau cas 4–6 semaines après le traitement → réinvestigation + nouveau tour de traitement si nécessaire → fin de l'éclosion : absence de nouveau cas documenté × 6 semaines après le dernier traitement + ressources québécoises : Protocoles de gestion des éclosions de gale — MSSS Québec + INSPQ → disponibles sur le site de l'INSPQ + soutien de la DSP régionale (ex. DSP Montérégie + CIUSSS) |
Prurit diffus + kératodermie hyperkératosique + croûtes épaisses chez un patient immunodéprimé (VIH, transplanté, corticothérapie au long cours) → gale norvégienne → isolement de contact immédiat + traitement combiné (ivermectine PO + perméthrine topique quotidienne) + signalement à la DSP si milieu institutionnel.
Éclosion de ≥2 cas de prurit nocturne avec lésions évocatrices dans un CHSLD, une garderie ou un camp → signalement immédiat à la DSP régionale + mise en œuvre du protocole d'éclosion MSSS/INSPQ + traitement collectif simultané coordonné.
Gale + fièvre élevée + plaies surinfectées + cellulite cutanée → surinfection bactérienne (staphylocoque ou streptocoque) → antibiothérapie (cefazoline IV ou amoxicilline-clavulanate PO selon la sévérité) + traitement scabicide concomitant.
Gale diagnostiquée chez un adolescent ou un adulte jeune avec contexte de rapports sexuels non protégés → gale = ITSS potentielle → dépistage complet des autres ITSS (VIH + syphilis + gonorrhée + chlamydia) + orientation vers une clinique ITSS ou le SPOT Montréal.
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Les médecins de Clinique Omicron diagnostiquent et traitent la gale chez les patients de tous âges — prescription de perméthrine ou d'ivermectine, instructions détaillées sur la décontamination du domicile, traitement simultané des contacts et suivi post-traitement. La gale en contexte d'ITSS fait l'objet d'un dépistage complet. La télémédecine est disponible pour les consultations initiales lorsque le tableau clinique est évocateur. Pour des soins disponibles dans plusieurs points de service au Québec, visitez cliniqueomicron.ca.
Le contenu de cette page est fourni à titre informatif uniquement et ne remplace pas l'avis d'un médecin ou d'un dermatologue. La gale est une affection traitable — un diagnostic et une prise en charge rapides permettent d'éviter la propagation à l'entourage.
Clinique Omicron
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