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IgA totales : signification, déficit sélectif en IgA et maladies associées | Clinique Omicron
Immunologie & Médecine interne & Pédiatrie & Médecine de famille

IgA totales

Les immunoglobulines A (IgA) sont des anticorps de la classe A, produits principalement par les plasmocytes des muqueuses et représentant la principale immunoglobuline des sécrétions externes — salive, larmes, colostrum, sécrétions bronchiques, intestinales, génitales. Dans le sérum, les IgA constituent la deuxième immunoglobuline la plus abondante après les IgG, avec des valeurs normales de 0,7 à 4,0 g/L chez l'adulte selon les laboratoires. Elles existent sous deux formes : les IgA monomériques (principales dans le sérum) et les IgA sécrétoires dimérique (sIgA — avec composante sécrétoire — dans les sécrétions muqueuses). Le dosage des IgA totales est réalisé en pratique courante dans deux contextes principaux : en accompagnement des tests sérologiques dont la performance dépend des IgA (notamment le test anti-tTG IgA pour la maladie cœliaque) et dans le bilan des déficits immunitaires. Le déficit sélectif en IgA (DSIgA) — défini par des IgA sériques <0,07 g/L (<7 mg/dL) avec des IgG et IgM normales, chez un individu >4 ans — est le déficit immunitaire primitif le plus fréquent en population générale, avec une prévalence de 1/300 à 1/500 dans les populations caucasiennes. À l'opposé, une élévation des IgA totales (>4 g/L) peut orienter vers plusieurs entités cliniques : maladie cœliaque non traitée, maladies hépatiques (cirrhose), maladies infectieuses chroniques (VIH, tuberculose), néphropathie à IgA (maladie de Berger), purpura de Henoch-Schönlein, ou gammapathie monoclonale à IgA.

Biologie des IgA, déficit sélectif et maladies associées

  • Biologie et rôle physiologique des IgA : structure et sous-classes : IgA1 (80 % des IgA sériques — chaîne α1) + IgA2 (20 % des IgA sériques — chaîne α2 — plus concentrée dans les sécrétions intestinales) → les deux forment des dimères reliés par une chaîne J dans les muqueuses + IgA sécrétoire (sIgA) : dimère + chaîne J + composante sécrétoire (produite par les cellules épithéliales) → résistante aux protéases de la lumière intestinale → rôle principal dans l'immunité muqueuse : barrière contre les micro-organismes et les antigènes de l'environnement + neutralisation des toxines + prévention de l'adhérence bactérienne à l'épithélium + immunoexclusion des antigènes alimentaires + IgA1 dominent dans le sérum + les sécrétions respiratoires hautes + IgA2 dominent dans les sécrétions intestinales basses + les voies génitales ; fonctions biologiques des IgA : immunité muqueuse : 1re ligne de défense contre les pathogènes entériques + respiratoires + activation des FcαRI (récepteurs Fc des IgA sur les neutrophiles + macrophages + cellules NK) → phagocytose + dégranulation + ADCC (Antibody-Dependent Cellular Cytotoxicity) → mais : les IgA activent peu le complément (propriété anti-inflammatoire) → limite les dommages tissulaires liés à la réponse inflammatoire → régulation immune : rôle immunomodulateur → réduction de la réponse inflammatoire systémique → équilibre entre tolérance et immunité + LPS (lipopolysaccharide) + IgA → complexes → clearance hépatique (via les récepteurs hépatiques des IgA) → elimination des antigènes bactériens → production par les plasmocytes des muqueuses (tissu lymphoïde associé aux muqueuses — MALT) : principalement dans la lamina propria du tube digestif + des poumons + des glandes exocrines + production stimulée par l'IL-6 + l'IL-10 + le TGF-β + la cytokine APRIL + BAFF + la commutation de classe IgM → IgA indépendante du thymus dans les muqueuses (commutation T-indépendante) → nettement différente de la commutation IgM → IgG (T-dépendante) → valeurs de référence des IgA sériques : adulte : 0,7–4,0 g/L (700–4 000 mg/L) → variations selon les laboratoires (certains utilisent 0,8–4,5 g/L) + âge-dépendant : nourrisson <6 mois : 0,03–0,53 g/L + 6–12 mois : 0,14–1,06 g/L + 1–5 ans : 0,14–1,06 g/L + 6–10 ans : 0,33–2,36 g/L + adolescent : 0,45–2,36 g/L → les IgA atteignent les valeurs adultes entre 10 et 15 ans → un déficit sélectif en IgA (<0,07 g/L) chez un enfant >4 ans est significatif → avant 4 ans : possible physiologique (immaturité immunologique)
  • Déficit sélectif en IgA (DSIgA) — épidémiologie, génétique et présentation clinique : définition et épidémiologie : IgA totales sériques <0,07 g/L (<7 mg/dL) + IgG et IgM normales + chez un individu >4 ans + en l'absence d'autre cause de déficit immunitaire primitif → prévalence : 1/300 à 1/500 dans les populations caucasiennes → 10–15× plus fréquent dans la maladie cœliaque → association forte : risque de DSIgA chez les patients cœliaques 10× la prévalence générale + prévalence variable selon les ethnicités : 1/8 000 en Asie + plus fréquent en Europe du Nord et dans les populations caucasiennes → génétique : complexe + IGHD (gène de la chaîne delta) + TNFRSF13B (TACI) → mutations dans 5–10 % des DSIgA → HLA-DR3 + HLA-B8 → susceptibilité + transmission souvent autosomique dominante à pénétrance incomplète → certains cas secondaires à des médicaments (phénytoïne + carbamazépine + D-pénicillamine + sulfasalazine + hydroxychloroquine) → Cunningham-Rundles 2001 — Clinical Immunology : revue complète du DSIgA + génétique + présentation clinique + variabilité phénotypique considérable : 85–90 % des individus avec DSIgA sont asymptomatiques ou peu symptomatiques → les 10–15 % symptomatiques présentent des infections récidivantes + maladies auto-immunes + allergies ; présentation clinique du DSIgA symptomatique : infections récidivantes des muqueuses : infections ORL (otites + sinusites + rhinopharyngites récidivantes) + infections respiratoires basses (bronchites + pneumonies à répétition) + infections digestives (Giardia + Campylobacter) → les IgG compensent partiellement (la plupart des patients tolèrent bien les infections bactériennes extracellulaires grâce aux IgG normales) + maladies auto-immunes associées (20–30 % des patients symptomatiques) : maladie cœliaque (5–10 % des DSIgA) + DT1 + polyarthrite rhumatoïde + LES + thyroïdite de Hashimoto + PTI (thrombocytopénie immune) + anémie hémolytique auto-immune + MICI + maladies atopiques/allergiques (augmentation de la prévalence) : asthme + rhinite allergique + eczéma + allergie alimentaire → rôle des IgA dans la tolérance aux antigènes de l'environnement → IgA basses → antigènes non exclus → sensibilisation + risque de réaction anaphylactique grave lors de la transfusion de produits sanguins contenant des IgA (anti-IgA IgE ou IgG → réaction transfusionnelle sévère) → important à noter dans le dossier médical → produits sanguins lavés ou de donneurs IgA-déficients + évolution vers le DICV (Déficit Immunitaire Commun Variable) : 5–10 % des DSIgA évoluent vers un DICV (IgG + IgA + IgM toutes basses) → suivi immunologique indispensable si IgG progressivement basses

Interprétation du dosage, maladies associées aux IgA élevées et prise en charge

Situation / maladieDonnées, critères diagnostiques et modalitésÉtudes clés et recommandations
Impact du déficit en IgA sur les sérologies — conséquences pratiques
Anti-tTG IgA faux négatif — sérologie cœliaque — anti-tTG IgG — anti-DGP IgG — EMA — tests de référence si IgA déficit — dépistage
Conséquences du DSIgA sur les tests sérologiques utilisant les IgA : anti-tTG IgA (anticorps anti-transglutaminase tissulaire de type IgA) : test de dépistage de 1re ligne de la maladie cœliaque → si DSIgA (<0,07 g/L) : anti-tTG IgA FAUSSEMENT NÉGATIF → peut manquer le diagnostic de cœliaque → en pratique clinique : il est OBLIGATOIRE de doser les IgA totales en même temps que les anti-tTG IgA → si IgA déficit → utiliser les tests IgG → anti-tTG IgG (ELISA — IgG spécifiques de la transglutaminase) → substitut validé si DSIgA → sensibilité 70–80 % + spécificité 87–95 % → moins performant que l'anti-tTG IgA chez les individus avec IgA normales + anti-DGP IgG (anticorps anti-gliadine déaminée IgG) : alternative équivalente ou supérieure aux anti-tTG IgG dans le DSIgA → Villalta 2010 — Journal of Clinical Immunology : anti-DGP IgG + DSIgA → meilleure performance diagnostique → anti-DGP IgG + anti-tTG IgG en combinaison si IgA bas → augmente la sensibilité → anti-EMA (endomysium IgA) : également faussement négatif en DSIgA → pas utile + IgA totales basses mais pas nul (0,07–0,20 g/L) — zone d'interprétation difficile : valeur intermédiaire → les anti-tTG IgA peuvent être faussement diminués + interprétation délicate → mieux d'ajouter les IgG tests + Zone ≥0,20 g/L : impact clinique faible sur les anti-tTG IgA → interprétation habituelle + autres sérologies utilisant des IgA potentiellement affectées : anti-cardiolipines IgA + anti-β2GPI IgA + anti-neutrophile ANCA IgA + certains tests allergologiques IgA → toujours vérifier les IgA totales avant d'interpréter les sérologies IgA-dépendantes ; bilan complémentaire si DSIgA confirmé : IgG + IgM + sous-classes IgG (IgG1 + IgG2 + IgG3 + IgG4) → exclure un DICV + NFS + lymphocytes + lymphophénotypage si infections sévères → anti-tTG IgG + anti-DGP IgG → dépistage cœliaque → anti-corps anti-thyroïdiens (anti-TPO + anti-TG) → dépistage auto-immunité associée → NFS + bilan auto-immun → dépistage maladies auto-immunes → allergie IgE spécifique si atopie → éventuellement HLA-DQ2/DQ8 → dépistage de la cœliaque sans biopsie si HLA négatif + anti-tTG IgG négatif → probabilité très faible Villalta 2010 — Journal of Clinical Immunology : anti-DGP IgG + DSIgA → performance diagnostique cœliaque → meilleure que anti-tTG IgG seul + Rubio-Tapia 2023 — ACG Clinical Guidelines : IgA totales dosées systématiquement avec les anti-tTG IgA → si IgA <0,07 g/L → anti-tTG IgG + anti-DGP IgG → Husby 2020 — JPGN (ESPGHAN) : même recommandation en pédiatrie + Cunningham-Rundles 2001 — Clinical Immunology : DSIgA + impact sur les tests sérologiques + maladies auto-immunes + Aghamohammadi 2006 — Journal of Clinical Immunology : DSIgA + cœliaque → anti-DGP IgG = test de référence + ESPE/ECFS Guidelines : dosage IgA totales obligatoire dans le bilan des infections respiratoires récidivantes + bilan auto-immun → ACG 2023 + BSG 2022 : IgA totales = test obligatoire accompagnant les anti-tTG IgA + Association canadienne de gastroentérologie 2024 : même recommandation
Diagnostic et prise en charge du déficit sélectif en IgA
Critères diagnostiques — bilan initial — surveillance — traitement des infections — substitution IgA — transition vers DICV — médicaments — transfusions sécurisées
Critères diagnostiques du déficit sélectif en IgA (European Society for Immunodeficiencies — ESID) : IgA sériques <0,07 g/L (<7 mg/dL) → mesuré à 2 reprises à ≥3 mois d'intervalle + chez un sujet >4 ans + IgG totales normales (et sous-classes IgG normales) + IgM normales + en l'absence d'autre déficit immunitaire primitif (pas d'hypogammaglobulinémie globale) + exclusion des causes secondaires (médicaments + maladies lymphoprolifératives + IVIG récentes) → diagnostic différentiel avec le DICV : DICV = IgG + IgM + IgA toutes basses (pas sélectif) → la sévérité des infections est généralement plus importante dans le DICV + bilan initial recommandé au diagnostic du DSIgA : NFS + lymphocytes + lymphophénotypage + IgG + IgM + sous-classes IgG + NFS + bilan auto-immun (ANA + ANCA + anti-tTG IgG + DGP IgG) + anti-TPO + TSH + bilan coagulation (risque PTI) + bilan allergique si atopie → sérologie anti-IgA (anticorps anti-IgA de type IgE ou IgG) : à chercher avant toute transfusion → risque de réaction anaphylactique si anti-IgA positifs → produits sanguins lavés ou de donneurs IgA-négatifs → carte d'alerte médicale mentionnant le DSIgA et le risque de réaction transfusionnelle + traitement du DSIgA : substitution en IVIG (immunoglobulines IV) : NON indiquée dans le DSIgA isolé (car les IgG sont normales et assurent la protection systémique) → sauf si : évolution vers un DICV (IgG progressivement basses) + ou infections sévères avec déficit démontré des IgG sous-classes + traitement des infections : antibiotiques adaptés → prophylaxie antibiotique si infections ORL récidivantes (azithromycine hebdomadaire + ou amoxicilline à faible dose dans certains centres) + vaccinations : toutes les vaccinations recommandées en population générale → efficacité des vaccins protéiques normale dans le DSIgA (IgG normales) → vaccins polysaccharidiques (pneumocoque 23-valent) : réponse normale → pas de contre-indication aux vaccins vivants atténués si IgG normales + surveillance à long terme : surveillance annuelle des IgG + IgM + IgA (évolution vers le DICV dans 5–10 % des cas) + NFS + bilan auto-immun annuellement → si IgG en baisse progressive → immunologue + discussion de l'IVIG + suivi pédiatrique : certains enfants avec DSIgA connu avant 4 ans → normalisation spontanée des IgA possible dans 20–30 % → réévaluer à 4 ans + 6 ans + 10 ans → transition vers l'âge adulte : suivi immunologique maintenu Cunningham-Rundles 2001 — Clinical Immunology : revue du DSIgA → 85–90 % asymptomatiques → 10–15 % infections récidivantes + maladies auto-immunes → traitement symptomatique → IVIG non indiquées dans le DSIgA isolé + Notarangelo 2014 — Journal of Allergy and Clinical Immunology : Erratum ESID classification déficits immunitaires → DSIgA + critères + prise en charge + Picard 2018 — Journal of Allergy and Clinical Immunology : mise à jour de la classification IUIS des déficits immunitaires primitifs → DSIgA comme entité distincte + Spickett 2012 — Clinical and Experimental Immunology : revue de la prise en charge du DSIgA → surveillance + infections + maladies auto-immunes + risque transfusionnel → ESID (European Society for Immunodeficiencies) 2023 : guidelines pour le DSIgA → critères + surveillance + traitement + risque transfusionnel + Immunodeficiency Canada + CAAIF (Canadian Allergy Asthma and Immunology Foundation) : ressources pour les patients + médecins au Canada + recommandations de vaccination
IgA élevées — causes et orientation diagnostique
Néphropathie à IgA (Berger) — purpura de Henoch-Schönlein — cirrhose — VIH — maladie cœliaque — infections chroniques — gammapathie monoclonale — myélome à IgA — électrophorèse
IgA totales élevées (>4,0 g/L) — orientation diagnostique : maladie cœliaque non traitée : les IgA totales peuvent être modérément élevées (4–6 g/L) dans la maladie cœliaque active → barrière intestinale altérée → antigènes alimentaires traversent → stimulation plasmocytaire muqueuse → production accrue d'IgA → normalisation sous RSG → une IgA modérément élevée avec anti-tTG IgA très positif → cœliaque très probable → néphropathie à IgA (maladie de Berger) : cause la plus fréquente de glomérulonéphrite primitive dans le monde + IgA polyclonales élevées dans 50–60 % des cas → dépôts mésangiaux d'IgA1 dans le glomérule (par immunofluorescence) → hématurie macroscopique récidivante (souvent après une infection des muqueuses) + hématurie microscopique persistante + protéinurie → diagnostic : biopsie rénale → score d'Oxford (MEST-C) pour la stadification → traitement : inhibiteurs du SRAA + corticoïdes dans les formes protéinuriques ou prolifératives → ciblage plus récent de la voie APRIL/BAFF → sparsentan (traitement combiné RAAS + endotheline) → iptacopan (inhibiteur du facteur B du complément) → Floege 2021 — Kidney International Supplements : guidelines KDIGO pour la néphropathie à IgA + purpura de Henoch-Schönlein (vasculite à IgA — IgAV) : dépôts vasculaires d'IgA + dépôts glomérulaires d'IgA → purpura palpable des membres inférieurs + arthralgies + douleurs abdominales + atteinte rénale (glomérulonéphrite) → IgA sériques élevées dans 40–60 % → voir la fiche dédiée au purpura de Henoch-Schönlein → maladies hépatiques (cirrhose alcoolique) : IgA polyclonales très élevées (5–10 g/L parfois) → mécanisme : réduction de la clairance hépatique des complexes IgA-antigènes bactériens (portail) + stimulation accrue par les bactéries intestinales (perméabilité intestinale) + électrophorèse des protéines sériques (EPS) : pic bêta-gamma fusionné (« beta-gamma bridge ») → caractéristique de la cirrhose alcoolique + infections chroniques et VIH : stimulation polyclonale des lymphocytes B → IgA augmentées → tuberculose + histoplasmose + VIH + infections chroniques bactériennes → gammapathie monoclonale à IgA : pic monoclonal IgA (M-spike) à l'EPS + immunofixation (IFX) : confirme la chaîne légère (kappa ou lambda) → MGUS à IgA (monoclonal gammopathy of undetermined significance) : <30 g/L + pas de complications d'organe → myélome à IgA : IgA >30 g/L + plasmocytose médullaire ≥10 % + atteinte d'organe (CRAB : calcium élevé + insuffisance rénale + anémie + bone lesions) → voir la fiche myélome multiple → macroglobulinémie de Waldenström : IgM monoclonale (pas IgA) + syndrome d'hyperviscosité → à distinguer + sarcoidose : IgA polyclonales modérément élevées + bilan sarcoidose complet (ECA + biopsies + scanner TAP) + maladies auto-immunes systémiques (LES + PR) : IgA polyclonales modérément élevées possible + contexte clinique oriente + algorithme devant des IgA élevées : EPS → pic polyclonal = infection ou inflammation → pic monoclonal → IFX → myélome ou MGUS → IgA polyclonales élevées + contexte digestif → maladie cœliaque + cirrhose + IgA polyclonales élevées + atteinte rénale + hématurie → néphropathie à IgA + IgA polyclonales + purpura + arthralgies → vasculite à IgA Floege 2021 — Kidney International Supplements (KDIGO Clinical Practice Guidelines for IgA Nephropathy) : néphropathie à IgA → score Oxford MEST-C + traitement → SRAA + corticoïdes → sparsentan + iptacopan nouveaux traitements + Rajasekaran 2021 — NEJM (phase 2 sparsentan pour la néphropathie IgA) + Barratt 2017 — Nature Reviews Nephrology : pathogenèse de la néphropathie à IgA → IgA1 galactose-déficiente → dépôts mésangiaux + déclencheur mucosale + Cunningham-Rundles 2001 — Clinical Immunology : IgA élevées + maladies associées + Picard 2018 — JACI : classification IUIS déficits immunitaires + Dispenzieri 2021 — Mayo Clinic Proceedings : MGUS + gammapathie monoclonale + surveillance + Kyle 2002 — NEJM : MGUS → myélome → risque de progression 1 %/an → surveillance + Lee 2019 — JAMA Oncology : IgA MGUS → risque de progression vers le myélome + EPS + IFX → bilan standard + IMWG 2014 + 2022 : critères diagnostiques myélome multiple + MGUS + gammapathie → ACR 2022 + EULAR 2022 : vasculite IgA (purpura de Henoch-Schönlein) → IgA élevées + dépôts vasculaires IgA
Situations particulières — DSIgA pédiatrique, DSIgA et grossesse, médicaments, et vaccinations
Enfant — DSIgA transitoire — résolution spontanée — médicaments inducteurs — vaccination — anti-IgA — réaction anaphylactique — transfusion sécurisée — IVIG délétion IgA
DSIgA chez l'enfant — particularités : IgA physiologiquement basses avant 4 ans → un résultat d'IgA <0,07 g/L chez un enfant de 2–3 ans n'est pas nécessairement pathologique → attendre 4–6 ans pour confirmer ou infirmer le diagnostic → résolution spontanée des IgA basses dans l'enfance : 20–30 % des enfants avec DSIgA documenté avant 4 ans normalisent leurs IgA avant l'âge de 10 ans → réévaluer tous les 3–4 ans → en cas de DSIgA confirmé chez l'enfant → bilan infectieux + suivi ORL + pneumologique + gastroentérologique + immunologique + conseil génétique si antécédents familiaux ; DSIgA et grossesse : les IgA diminuent physiologiquement pendant la grossesse (hémodilution + possible suppression immune gestationnelle) → ne pas confondre avec un DSIgA vrai → revérifier le résultat en post-partum → DSIgA réel en grossesse → pas de contre-indication au RSG ni aux vaccins → attention : colostrum + lait maternel → riches en sIgA → protègent le nouveau-né contre les infections → l'allaitement est recommandé chez les mères DSIgA pour les bénéfices de l'IgA sécrétoire du lait + médicaments inducteurs d'un DSIgA : phénytoïne (Dilantin) + carbamazépine (Tegretol) + phénobarbital + D-pénicillamine + sulfasalazine (Salazopyrine) + hydroxychloroquine + captopril + cyclosporine → mécanisme : suppression de la commutation IgM → IgA → réversible à l'arrêt du médicament → à documenter dans le dossier + vérifier si le déficit disparaît à l'arrêt → Misbah 1992 — Clinical and Experimental Immunology : phénytoïne + DSIgA → réversibilité à l'arrêt + sécurité transfusionnelle dans le DSIgA : anticorps anti-IgA (IgE ou IgG) : présents dans 30–40 % des individus avec DSIgA → peuvent provoquer des réactions anaphylactiques graves lors de la transfusion de produits sanguins contenant des IgA (plasma + PFC + IVIG standards) + mesures préventives : typage anti-IgA avant toute transfusion → si anti-IgA positifs → culots globulaires lavés (pour éliminer le plasma contenant les IgA) + plasma de donneurs IgA-négatifs si plasma requis + IVIG pauvres en IgA (Octagam 10 % ou Privigen si IVIG nécessaires + teneur en IgA très basse) → mettre à jour le dossier médical du patient + bracelet d'alerte si anti-IgA élevés + Bjorkander 1985 — Journal of Clinical Immunology : anti-IgA + réaction anaphylactique → fréquence + gestion + Sandler 1986 — Blood : anti-IgA IgE + réaction transfusionnelle → mécanisme + prévention + vaccinations dans le DSIgA : efficacité des vaccins intacts → IgG protectrices normales → toutes les vaccinations recommandées doivent être réalisées normalement (calendrier vaccinaux complet) → pas de contre-indication aux vaccins vivants atténués (ROR + varicelle) si IgG normales → vaccin anti-pneumococcique et anti-H. influenzae b recommandés si infections ORL + respiratoires récidivantes → réponse anticorps spécifiques post-vaccinaux IgG normales Cunningham-Rundles 2001 — Clinical Immunology : résolution spontanée DSIgA dans l'enfance 20–30 % + Misbah 1992 — Clinical and Experimental Immunology : phénytoïne + DSIgA réversible → médicaments inducteurs + Bjorkander 1985 — Journal of Clinical Immunology : anti-IgA + réaction anaphylactique + sécurité transfusionnelle + Sandler 1986 — Blood : anti-IgA IgE + réactions transfusionnelles + mécanisme + Spickett 2012 — Clinical and Experimental Immunology : DSIgA + grossesse + enfant + vaccinations → revue de la prise en charge + Picard 2018 — JACI : IUIS classification déficits immunitaires + prise en charge + ESID 2023 : guidelines européens DSIgA → surveillance + infections + transfusion + vaccinations + Immunodeficiency Canada + CAAIF : ressources canadiennes pour le DSIgA → guide pour les patients + parents + médecins + Aghamohammadi 2006 — Journal of Clinical Immunology : DSIgA + cœliaque → fréquence association + anti-DGP IgG = test de référence dans ce contexte + ESIP (European Study of Immunodeficiency Paediatric) : surveillance des enfants avec DSIgA → résolution spontanée + évolution → DICV
ℹ️ Le dosage des IgA totales est OBLIGATOIRE lors de tout bilan sérologique de la maladie cœliaque (anti-tTG IgA) : un déficit sélectif en IgA rend le test anti-tTG IgA faussement négatif. Si les IgA totales sont inférieures à 0,07 g/L, il faut impérativement utiliser les anti-tTG IgG et les anti-DGP IgG pour dépister la cœliaque. Par ailleurs, tout patient avec un DSIgA confirmé doit porter une mention dans son dossier médical signalant le risque de réaction anaphylactique transfusionnelle si des anti-IgA sont présents — les culots globulaires lavés ou les produits IgA-négatifs sont alors obligatoires.
Situations nécessitant une consultation urgente ou spécialisée

Patient connu avec DSIgA recevant une transfusion sanguine (culots globulaires + plasma + IVIG standard) et développant une urticaire + bronchospasme + hypotension + tachycardie dans les minutes suivant le début de la perfusion → réaction anaphylactique sur anticorps anti-IgA → stopper immédiatement la perfusion → adrénaline 0,3 mg IM (EpiPen) + appel 911 → déclarer au Service canadien du sang + utiliser des produits sans IgA pour les transfusions futures.

Enfant avec DSIgA + infections ORL récidivantes (>6 otites/an + >4 sinusites/an) + bronchites à répétition + retard de croissance → DSIgA symptomatique avec complications infectieuses → bilan immunologique complet + lymphophénotypage + sous-classes IgG + consultation immunologue pédiatrique → prophylaxie antibiotique à discuter + vaccinations pneumococcique + H. influenzae b.

Patient avec DSIgA connu dont les IgG diminuent progressivement lors des contrôles annuels (de 8 g/L à 6 g/L à 4 g/L sur 3 ans) → évolution vers un DICV probable → consultation immunologue urgente → bilan DICV + réponse post-vaccinale → si IgG <5 g/L + infections sévères → IVIG substitutives → dossier médical à mettre à jour.

IgA totales très élevées (>8–10 g/L) + EPS montrant un pic monoclonal à l'électrophorèse chez un adulte → gammapathie monoclonale à IgA → myélome à IgA jusqu'à preuve du contraire → immunofixation + dosage des chaînes légères libres sériques (FLC kappa/lambda) + NFS + créatinine + calcium + bilan ostéolyse + myélogramme si critères myélome → consultation hémato-oncologique urgente si CRAB présents.

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Les médecins de Clinique Omicron prescrivent et interprètent le dosage des IgA totales dans les contextes appropriés (bilan sérologique cœliaque + infections récidivantes + bilan immunologique + bilan d'une élévation des IgA), orientent vers l'immunologue pour les déficits en IgA symptomatiques, informent le patient sur les mesures préventives (sécurité transfusionnelle + vaccinations), et assurent le suivi annuel. Des consultations sont disponibles dans plusieurs points de service au Québec et en télémédecine. Pour prendre rendez-vous, visitez cliniqueomicron.ca.

Le contenu de cette page est fourni à titre informatif uniquement et ne remplace pas l'avis d'un médecin ou d'un immunologue. Un déficit sélectif en IgA symptomatique ou évolutif nécessite une prise en charge spécialisée.

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