Aller au contenu

514 606-3350

info@cliniqueomicron.ca​

FR / EN
Logo – Clinique Omicron

Le 8 mars, Journée internationale des femmes, est l’occasion de célébrer les avancées pour l’égalité — mais aussi de rappeler que la santé des femmes mérite une attention particulière, une écoute active et des soins adaptés à leur réalité biologique. Les femmes présentent des besoins de santé spécifiques qui évoluent tout au long de leur vie : puberté, santé reproductive, grossesse, périménopause, ménopause et vieillissement ont chacun leurs particularités cliniques et leurs dépistages recommandés.

Pourtant, dans le contexte québécois actuel, l’accès à un médecin de famille — et a fortiori à un gynécologue — reste difficile pour une proportion significative de femmes. Clinique Omicron offre un suivi gynécologique et des bilans de santé féminins accessibles rapidement dans plusieurs de ses succursales au Québec, sans attente prolongée.

Le pap test : quand et pourquoi

Le test de Papanicolaou, communément appelé pap test ou frottis cervical, est l’examen de dépistage du cancer du col de l’utérus. Il consiste en un prélèvement de cellules sur le col de l’utérus lors d’un examen gynécologique, analysées ensuite en laboratoire pour détecter des anomalies cellulaires qui pourraient évoluer vers un cancer si non traitées. La quasi-totalité des cancers du col sont causés par le virus du papillome humain (VPH) — un virus très répandu transmis par voie sexuelle.

Au Québec, le Programme québécois de dépistage du cancer du col utérin recommande un pap test tous les trois ans pour les femmes de 25 à 65 ans ayant déjà eu une activité sexuelle. Le dépistage peut commencer avant 25 ans si une femme a déjà été active sexuellement et consulte pour un autre motif gynécologique. Même les femmes vaccinées contre le VPH doivent continuer le dépistage, car les vaccins ne couvrent pas tous les types oncogènes du virus.

La mammographie : dépistage du cancer du sein

Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez les femmes au Canada, avec environ 28 000 nouveaux diagnostics par année. La mammographie — une radiographie à faible dose des seins — est l’examen de dépistage standard. Détectée tôt, la grande majorité des cancers du sein sont traités avec succès. Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein invite les femmes de 50 à 74 ans à passer une mammographie de dépistage tous les deux ans. Pour les femmes ayant des facteurs de risque élevés — antécédents familiaux de premier degré, mutation BRCA, densité mammaire élevée — un suivi plus serré peut être recommandé dès 40 ans.

L’examen clinique des seins par un professionnel de santé complète la mammographie. Il est recommandé lors de chaque visite gynécologique. Les femmes sont également encouragées à connaître l’aspect habituel de leurs seins afin de repérer tout changement — une bosse, une modification de la peau ou du mamelon, un écoulement — et à le signaler rapidement à leur médecin.

Santé hormonale et ménopause : ne pas souffrir en silence

La périménopause — la période de transition hormonale précédant la ménopause — peut durer de 4 à 10 ans et s’accompagne de symptômes variés : irrégularités menstruelles, bouffées de chaleur, sueurs nocturnes, troubles du sommeil, sautes d’humeur, sécheresse vaginale, baisse de libido et difficultés de concentration. Ces symptômes sont normaux sur le plan biologique, mais leur intensité est très variable d’une femme à l’autre — et il n’est pas nécessaire de les endurer sans traitement.

L’hormonothérapie de la ménopause (HTM), lorsqu’elle est indiquée et prescrite au moment opportun, permet de soulager efficacement la majorité des symptômes climatériques tout en offrant des bénéfices sur la santé osseuse et cardiovasculaire. La consultation médicale permet d’évaluer l’indication, les contre-indications et les préférences de la patiente pour personnaliser l’approche. Des alternatives non hormonales existent également pour les femmes qui ne peuvent pas ou ne souhaitent pas recourir à l’hormonothérapie.

Santé osseuse : prévenir l’ostéoporose

La diminution rapide des œstrogènes après la ménopause accélère la perte osseuse et augmente significativement le risque d’ostéoporose — une maladie qui fragilise les os et prédispose aux fractures. Au Québec, environ une femme sur quatre de plus de 50 ans souffre d’ostéoporose. La densitométrie osseuse (DXA) est l’examen de référence pour mesurer la densité minérale osseuse et dépister l’ostéoporose. Elle est généralement recommandée à partir de 65 ans, ou plus tôt en présence de facteurs de risque comme une ménopause précoce, une histoire de fractures ou une prise prolongée de corticostéroïdes.

Santé cardiovasculaire des femmes : un risque souvent sous-estimé

Les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité chez les femmes au Canada — devant le cancer du sein. Pourtant, elles sont souvent perçues comme une maladie masculine. Les symptômes d’infarctus chez les femmes sont fréquemment atypiques : fatigue soudaine, essoufflement, nausées, douleur dans la mâchoire ou le dos plutôt que la douleur thoracique classique — ce qui retarde souvent le diagnostic. Les facteurs de risque spécifiques aux femmes incluent les antécédents de prééclampsie, de diabète gestationnel, de ménopause précoce et de maladies auto-immunes comme le lupus. Un bilan cardiovasculaire régulier — tension artérielle, cholestérol, glycémie — est essentiel pour toute femme à partir de la quarantaine.

Questions fréquentes sur la santé féminine et le dépistage gynécologique au Québec

Faut-il un médecin de famille pour avoir accès à un pap test ou à une mammographie ?

Non. Dans plusieurs de nos succursales au Québec, une consultation médicale permet d’accéder directement à un pap test, à une prescription de mammographie ou à un bilan gynécologique complet sans nécessiter de référence ni d’avoir un médecin de famille attitré. L’absence de médecin de famille ne devrait pas être un obstacle au dépistage. L’accessibilité rapide à ces soins préventifs est au cœur de la mission de Clinique Omicron.

À partir de quel âge les femmes devraient-elles consulter un gynécologue ou un médecin pour leur santé reproductive ?

Il n’existe pas d’âge universel obligatoire, mais une première consultation gynécologique est généralement recommandée au début de l’activité sexuelle, ou vers 21 à 25 ans si la femme n’est pas encore sexuellement active. Cette première visite permet d’établir un bilan de référence, de discuter de contraception, de dépistage des ITSS et de répondre aux questions de la patiente sur sa santé reproductive. Par la suite, un suivi annuel ou tous les deux à trois ans selon les recommandations est conseillé.

La contraception hormonale est-elle sans danger sur le long terme ?

Les contraceptifs hormonaux — pilule, timbre, anneau vaginal, stérilet hormonal, injection — sont considérés comme sûrs pour la grande majorité des femmes en bonne santé. Ils sont associés à certains risques mineurs qui varient selon la formulation et le profil de la patiente, notamment un léger risque de thrombose pour les contraceptifs contenant des œstrogènes chez les femmes fumeuses ou présentant certains facteurs de risque. Une consultation médicale permet de choisir la méthode la mieux adaptée à votre profil de santé, vos besoins et vos préférences.

Quels sont les signes d’une ménopause précoce et pourquoi est-il important de la détecter ?

On parle d’insuffisance ovarienne prématurée — anciennement appelée ménopause précoce — lorsque les ovaires cessent de fonctionner normalement avant l’âge de 40 ans. Elle touche environ 1 % des femmes et se manifeste par des irrégularités menstruelles, des symptômes climatériques précoces et une infertilité. Elle est importante à détecter car la privation prolongée en œstrogènes augmente significativement les risques d’ostéoporose et de maladies cardiovasculaires à long terme. Un traitement hormonal est généralement recommandé jusqu’à l’âge habituel de la ménopause pour protéger ces femmes de ces complications.

Gynécologie | Clinique Omicron

Clinique Omicron

Besoin de consulter un médecin ?

Prise en charge en 24-48h. En clinique ou en télémédecine, partout au Québec.

Reçus pour assurances. 7j/7. Sans médecin de famille requis.

Professionnelle de la santé en consultation, représentant les services de la Clinique Omicron au Québec.
Meryem Bougrine
Partager cette publication :

Articles similaires