Test SHBG au Québec | Clinique Omicron
Valeurs normales selon le sexe et l'âge
- Homme adulte : 10–57 nmol/L (valeurs de référence variables selon les laboratoires) + diminue progressivement avec l'âge jusqu'à 50 ans + puis augmente après 60 ans (diminution de la testostérone totale + augmentation relative de la SHBG)
- Femme adulte (non enceinte) : 18–144 nmol/L + valeurs plus élevées que chez l'homme en raison de la stimulation estrogénique de la synthèse hépatique de SHBG
- Femme enceinte : jusqu'à 5–10 fois la valeur normale → hyperoestrogénie physiologique de la grossesse → SHBG très élevée → testostérone totale élevée mais fraction libre normale ou basse
- Contraceptifs oraux combinés (COC) : augmentent la SHBG de 2 à 4 fois → réduction de la testostérone libre → effet antiandrogénique recherché dans le SOPK + l'acné + l'hirsutisme → la SHBG peut rester élevée plusieurs mois après l'arrêt des COC (effet de mémoire hépatique)
- Enfant prépubère : valeurs plus élevées que chez l'adulte → diminuent progressivement à la puberté sous l'effet des androgènes
Causes de SHBG basse
| Cause | Mécanisme | Conséquences cliniques |
|---|---|---|
| Obésité et syndrome métabolique | Hyperinsulinémie → inhibition de la synthèse hépatique de SHBG (voie FOXO1) → SHBG basse proportionnelle à l'IMC et à la résistance à l'insuline | Testostérone libre élevée (hyperandrogénie) → acné + hirsutisme chez la femme + SHBG basse = marqueur de résistance à l'insuline → risque cardiovasculaire et métabolique accru |
| SOPK (syndrome des ovaires polykystiques) | Hyperinsulinémie + hyperandrogénie → double inhibition de la SHBG hépatique | SHBG basse → testostérone libre (IAL) élevée → aggravation de l'hirsutisme + de l'acné + de l'anovulation → mesure de l'IAL indispensable dans le bilan du SOPK |
| Diabète de type 2 et prédiabète | Résistance à l'insuline → hyperinsulinémie → SHBG basse | SHBG basse = facteur prédictif indépendant du risque de développer un diabète de type 2 (études prospectives) → utile comme marqueur de risque métabolique |
| Hypothyroïdie | Déficit en hormones thyroïdiennes → réduction de la stimulation de la synthèse hépatique de SHBG | SHBG basse → testostérone libre augmentée → signes d'hyperandrogénie possible chez la femme → TSH systématique dans le bilan |
| Androgènes (endogènes ou exogènes) | Les androgènes inhibent directement la synthèse de SHBG hépatique | Testostérone exogène (TRT) + stéroïdes anabolisants → SHBG très basse → testostérone libre élevée → effets androgéniques amplifiés |
| Glucocorticoïdes (cortisol + corticoïdes exogènes) | Inhibition de la synthèse hépatique de SHBG | Syndrome de Cushing + corticothérapie prolongée → SHBG basse → effets androgéniques relatifs |
| Stéatose hépatique (MASLD) | Dysfonction hépatique → réduction de la synthèse de SHBG | SHBG basse → marqueur de sévérité de la stéatose hépatique dans certaines études |
| Acromégalie | Excès d'IGF-1 → inhibition de la synthèse de SHBG | SHBG basse → hyperandrogénie relative |
Causes de SHBG élevée
- Hyperthyroïdie : excès d'hormones thyroïdiennes → stimulation majeure de la synthèse hépatique de SHBG → SHBG très élevée → testostérone totale élevée mais fraction libre normale ou basse → hypogonadisme fonctionnel → TSH systématique si SHBG élevée inexpliquée
- Contraceptifs oraux combinés + estrogènes exogènes : estrogènes éthinylés → forte stimulation de la SHBG hépatique → testostérone libre réduite → effet antiandrogénique → déprescription des COC → SHBG peut rester élevée 3–6 mois
- Cirrhose hépatique et insuffisance hépatique : paradoxalement la cirrhose peut augmenter la SHBG par réduction du catabolisme hépatique de la SHBG → testostérone totale normale ou élevée mais testostérone libre basse → hypogonadisme biochimique fréquent dans la cirrhose avancée
- Anorexie mentale et dénutrition sévère : catabolisme + déficit calorique → SHBG élevée → hypogonadisme + aménorrhée hypothalamique
- Vieillissement masculin : après 60 ans → SHBG augmente progressivement → testostérone totale peut rester normale mais testostérone libre diminue → hypogonadisme de l'homme âgé (PADAM) → mesurer la testostérone libre ou calculée + ne pas se fier à la testostérone totale seule
- Antiépileptiques inducteurs enzymatiques : phénytoïne + carbamazépine + phénobarbital → induction du CYP3A4 hépatique → augmentation SHBG → testostérone libre réduite → hypogonadisme iatrogène + suspecter si dysfonction érectile chez un épileptique
- VIH sous traitement antirétroviral : certains ARV (efavirenz) → induction enzymatique → SHBG augmentée → testostérone libre basse
Index d'androgènes libres (IAL) — calcul et interprétation
- Formule : IAL = (Testostérone totale [nmol/L] / SHBG [nmol/L]) × 100
- Valeurs normales : homme : 30–150 + femme : 0,5–6,5 (valeurs variables selon les laboratoires)
- Intérêt clinique chez la femme (SOPK + hirsutisme) : IAL élevé (> 6,5–10) = hyperandrogénie biochimique même si testostérone totale dans les limites de la normale + indicateur de sévérité du SOPK + guide l'intensité du traitement antiandrogénique
- Intérêt clinique chez l'homme (vieillissement) : IAL bas = testostérone libre basse → hypogonadisme fonctionnel → évaluer les symptômes + considérer la testostéronothérapie substitutive
- Testostérone libre calculée : formule de Vermeulen (utilisant testostérone totale + SHBG + albumine) → plus précise que l'IAL + disponible via des calculateurs en ligne validés (recommandée par l'EAU et l'Endocrine Society)
Consulter un médecin si un bilan hormonal montre une SHBG anormalement basse associée à une testostérone totale normale ou élevée chez une femme présentant de l'acné + de l'hirsutisme + des irrégularités menstruelles + ou une infertilité — ces signes évoquent une hyperandrogénie fonctionnelle dans le contexte d'un SOPK ou d'une résistance à l'insuline. De même, un homme âgé ou vieillissant avec des symptômes d'hypogonadisme (fatigue + dysfonction érectile + réduction de la libido) malgré une testostérone totale normale doit avoir une SHBG et une testostérone libre mesurées. Pour le bilan hormonal complet (SHBG + testostérone totale + IAL + TSH), Clinique Omicron offre des consultations dans ses points de service au Québec et en télémédecine. Pour prendre rendez-vous, visitez cliniqueomicron.ca.
Consulter à Clinique Omicron
Les médecins et infirmiers praticiens spécialisés (IPS) de Clinique Omicron prescrivent et interprètent la SHBG dans le contexte clinique approprié — bilan du SOPK + hirsutisme + hyperandrogénie + hypogonadisme masculin + bilan thyroïdien + bilan du syndrome métabolique — calculent l'index d'androgènes libres (IAL) et la testostérone libre calculée (formule de Vermeulen), distinguent une hyperandrogénie biochimique d'une hyperandrogénie clinique, et orientent vers l'endocrinologie ou la gynécologie selon les résultats. Des consultations sont disponibles dans plusieurs points de service au Québec et en télémédecine. Pour prendre rendez-vous, visitez cliniqueomicron.ca.
Le contenu de cette page est fourni à titre informatif uniquement et ne remplace pas l'avis d'un médecin ou d'un endocrinologue. La SHBG doit toujours être interprétée en parallèle avec la testostérone totale et dans le contexte clinique du patient — une valeur isolée de SHBG n'a pas de signification diagnostique sans les données cliniques et les autres paramètres hormonaux. Les valeurs de référence de la SHBG varient selon les laboratoires.
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