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Image illustrant la prévention et la prise en charge des troubles musculo-squelettiques au travail, avec une personne utilisant un élastique de résistance sous la supervision d'un professionnel de la santé.

Troubles musculo-squelettiques au travail : prévention et prise en charge

Les troubles musculo-squelettiques liés au travail sont la principale cause de lésions professionnelles indemnisées au Québec, représentant plus de 30 % de toutes les demandes à la CNESST (Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail, 2023). Douleurs au dos, aux épaules, aux poignets ou aux membres inférieurs : ces conditions affectent autant les travailleurs de bureau que les travailleurs manuels, et leur coût humain et économique est considérable.

La bonne nouvelle est qu’une grande partie de ces troubles est évitable avec des mesures de prévention ciblées et une prise en charge précoce lorsque les premiers symptômes apparaissent.

Qu’est-ce qu’un TMS lié au travail

Les TMS regroupent un ensemble de conditions qui affectent les muscles, les tendons, les ligaments, les nerfs et les structures articulaires. Ils se développent progressivement sous l’effet de sollicitations répétées, de postures contraignantes maintenues dans le temps, d’efforts excessifs ou de vibrations. Le syndrome du canal carpien chez les travailleurs qui utilisent un clavier, les tendinopathies de l’épaule chez les travailleurs en hauteur, les lombalgies chez les conducteurs de véhicules et les travailleurs qui soulèvent des charges, et les cervicalgies chez les travailleurs de bureau sont des exemples représentatifs.

Les facteurs psychosociaux au travail, comme le stress chronique, un faible contrôle sur son travail et un manque de reconnaissance, contribuent également au risque de TMS en augmentant les tensions musculaires et en réduisant la tolérance à la douleur.

La prévention en milieu de travail

L’ergonomie est le levier de prévention le plus efficace contre les TMS. L’adaptation du poste de travail aux caractéristiques physiques de l’employé, la réduction des gestes répétitifs par la rotation des tâches, l’introduction de pauses actives et l’utilisation d’équipements adaptés réduisent la charge sur les structures musculo-squelettiques. Une évaluation ergonomique par un professionnel certifié permet d’identifier les risques spécifiques à chaque poste et de proposer des solutions ciblées.

La formation des employés aux bonnes techniques de manutention, aux postures de travail adéquates et à la reconnaissance précoce des symptômes est complémentaire aux aménagements physiques. Un employé qui sait reconnaître les premiers signes d’un TMS et qui consulte rapidement est moins susceptible de développer une condition chronique invalidante.

La prise en charge médicale

Une prise en charge précoce des TMS améliore significativement le pronostic. Le médecin ou l’IPS évalue la condition, prescrit les investigations appropriées si nécessaire, et oriente vers la physiothérapie ou l’ergothérapie. La physiothérapie est le traitement de première ligne pour la plupart des TMS : elle réduit la douleur, améliore la mobilité et renforce les structures affectées.

Dans le cadre de la CNESST, le médecin traitant joue un rôle particulier : il doit évaluer le lien entre la condition et le travail, documenter la lésion et coordonner la réadaptation professionnelle. Le dossier médical et les rapports du médecin traitant sont des pièces centrales dans le traitement du dossier d’indemnisation.

Questions fréquentes sur les TMS au travail

Les TMS sont-ils reconnus comme lésions professionnelles au Québec ?
Oui, s’il existe un lien établi entre la condition et les conditions de travail. Le médecin traitant documente ce lien dans le rapport initial à la CNESST. L’employeur peut contester la reconnaissance, mais le fardeau de la preuve lui appartient.

Que faire si l’employeur ne prend pas les mesures préventives recommandées ?
Les employés peuvent signaler une situation à risque à leur représentant en santé-sécurité ou directement à la CNESST. Les inspecteurs de la CNESST ont le pouvoir d’imposer des correctifs aux employeurs qui ne respectent pas leurs obligations en matière de santé et sécurité au travail.

Le télétravail peut-il causer des TMS ?
Oui. Les postes de télétravail mal configurés, souvent sur des tables ordinaires avec des chaises non adaptées, sont une source croissante de TMS, notamment les cervicalgies et les lombalgies. Les principes ergonomiques s’appliquent au domicile au même titre qu’au bureau.

Quand consulter un professionnel de santé

Si vous ressentez une douleur musculosquelettique persistante liée à votre travail, si vous souhaitez une évaluation médicale dans le cadre d’un dossier CNESST, ou si vous êtes employeur et souhaitez mettre en place une approche préventive, une consultation médicale s’impose.

Un médecin ou une infirmière praticienne spécialisée peut évaluer votre condition, amorcer la prise en charge et coordonner les démarches administratives si nécessaire. Une consultation en présentiel ou en téléconsultation dans l’un des points de service de Clinique Omicron au Québec vous permet d’y accéder rapidement.

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Geneviève Dostie
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