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Fatigue persistante, baisse du désir sexuel, perte de masse musculaire malgré l’entraînement, humeur dépressive sans raison évidente. Ces symptômes, pris ensemble, peuvent indiquer un déficit en testostérone, une condition plus fréquente qu’on ne le croit et souvent peu reconnue chez l’homme. L’andropause, terme parfois utilisé pour décrire ce phénomène, n’est pas un mythe médiatique : le déclin de la testostérone avec l’âge est une réalité physiologique documentée, même si son ampleur et ses conséquences varient considérablement d’un homme à l’autre.

Après 40 ans, les niveaux de testostérone diminuent en moyenne de 1 à 2 % par an. Cette baisse est progressive et silencieuse, contrairement à la ménopause féminine.

Le rôle de la testostérone dans l’organisme masculin

La testostérone est l’hormone androgène principale chez l’homme. Elle est produite principalement par les testicules, sous la régulation de l’axe hypothalamo-hypophysaire. Elle influence la libido, la fonction érectile, la masse musculaire et la densité osseuse, la distribution des graisses corporelles, la production de globules rouges, l’humeur et l’énergie générale. Un déficit en testostérone peut donc se manifester par une combinaison variable de ces dimensions.

Les symptômes à reconnaître

La baisse de la libido est souvent le premier symptôme évoqué, mais elle n’est pas spécifique. La fatigue chronique, difficile à distinguer d’un surmenage ou d’un trouble du sommeil, est fréquente. La dysfonction érectile peut être associée, bien qu’elle ait souvent des causes multiples. La perte de masse musculaire et l’augmentation de la graisse abdominale, malgré une alimentation inchangée, reflètent les effets métaboliques du déficit androgénique.

Des symptômes moins typiques comme une irritabilité accrue, des difficultés de concentration, une diminution de la pilosité corporelle, une réduction de la taille des testicules ou une anémie légère peuvent également être présents. La présentation est variable et souvent peu spécifique, ce qui explique pourquoi le diagnostic est parfois retardé.

Le diagnostic

Le diagnostic repose sur la combinaison de symptômes cliniques et d’un dosage sanguin de la testostérone totale, prélevé le matin entre 8h et 10h, moment où les niveaux sont naturellement les plus élevés. Un résultat inférieur à 8 à 12 nmol/L, selon les laboratoires et les lignes directrices utilisées, peut indiquer un hypogonadisme. La mesure de la testostérone libre ou biodisponible est parfois plus informative que la testostérone totale, notamment chez les hommes obèses ou avec des taux élevés de globuline liant les hormones sexuelles.

Le bilan comprend également la LH et la FSH pour distinguer un hypogonadisme primaire testiculaire d’un hypogonadisme secondaire d’origine hypophysaire, ainsi qu’une prolactine, une hémoglobine et un hématocrite. Un bilan métabolique complet est habituellement associé.

Les options de traitement

Avant d’envisager un traitement de substitution hormonale, les causes modifiables de déficit en testostérone doivent être traitées. L’obésité, le manque d’activité physique, la privation de sommeil, l’alcool en excès et le stress chronique abaissent tous la testostérone et peuvent être améliorés par des changements de mode de vie avec des effets mesurables sur les niveaux hormonaux.

Pour les hommes avec un déficit documenté et symptomatique qui ne répond pas aux mesures comportementales, le traitement de substitution en testostérone, sous forme de gel, d’injection ou de patch, peut être envisagé. Ce traitement nécessite un suivi médical régulier pour ajuster la dose, surveiller l’hématocrite, le PSA et les effets sur la fertilité, car la substitution supprime la production endogène de testostérone et peut réduire la spermatogenèse.

Questions fréquentes sur la testostérone basse

Le traitement à la testostérone augmente-t-il le risque de cancer de la prostate ?
Les données actuelles ne confirment pas un lien causal entre la substitution en testostérone et le cancer de la prostate. Cependant, la substitution est contre-indiquée chez les hommes avec un cancer de la prostate non traité. Un suivi du PSA est recommandé pendant le traitement.

Les suppléments de testostérone vendus en ligne sont-ils efficaces ?
Les suppléments non pharmaceutiques vendus comme boosters de testostérone ont une efficacité non prouvée et parfois des risques de contaminants ou d’interactions médicamenteuses. Un traitement hormonal documenté et suivi médicalement est la seule approche validée.

Le manque de testostérone affecte-t-il la santé mentale ?
Oui. Le déficit en testostérone est associé à un risque accru de dépression, d’anxiété et d’irritabilité. Ces symptômes font partie du tableau clinique de l’hypogonadisme et peuvent s’améliorer avec un traitement adéquat.

Quand consulter un professionnel de santé

Si vous présentez plusieurs des symptômes décrits, si vous avez plus de 45 ans avec une baisse significative de votre énergie et de votre libido, ou si vous souhaitez vérifier votre statut hormonal, une consultation médicale s’impose.

Un médecin peut évaluer votre tableau clinique, prescrire un bilan hormonal et discuter des options selon les résultats. Une consultation en présentiel ou en téléconsultation dans l’un des points de service de Clinique Omicron au Québec vous permet d’y accéder rapidement.

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Geneviève Dostie
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