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Gastroentérologie & Neurologie & Médecine de famille

Dysphagie | Clinique Omicron Québec

La dysphagie est définie comme une difficulté ou une gêne lors de la déglutition — la sensation que les aliments solides, les liquides ou la salive ne progressent pas normalement de la bouche vers l'estomac. Elle se distingue de l'odynophagie (douleur à la déglutition) et de la globus pharyngeus (sensation de boule dans la gorge sans trouble réel de la déglutition). La prévalence de la dysphagie est estimée à 8–10 % de la population adulte générale, avec une fréquence nettement plus élevée chez les personnes âgées (40–60 % des résidents en établissement de soins de longue durée) et les patients neurologiques (70–80 % après un AVC aigu). La déglutition est un processus neuromusculaire complexe impliquant plus de 30 paires de muscles et 6 nerfs crâniens (V, VII, IX, X, XI, XII), organisé en trois phases distinctes : phase orale volontaire (préparation du bol alimentaire et propulsion vers le pharynx) ; phase pharyngée réflexe (fermeture des voies nasales par le voile du palais, fermeture laryngée par l'épiglotte et les cordes vocales, ouverture du sphincter œsophagien supérieur — SOS — par relaxation du muscle cricopharyngien) ; phase œsophagienne (propulsion péristaltique du bol alimentaire du SOS jusqu'au sphincter œsophagien inférieur — SOI — en 8–20 secondes). La classification anatomique distingue deux grandes catégories cliniquement et physiopathologiquement distinctes : la dysphagie oropharyngée (DOp) — difficulté dans les premières secondes de la déglutition, au niveau de la cavité buccale, du pharynx ou du SOS — et la dysphagie œsophagienne (DÅ") — sensation de blocage survenant secondes à minutes après la déglutition, localisée en rétrosternal ou à la base du cou. Cette distinction oriente directement la démarche diagnostique et les choix d'investigation.

Classification étiologique et présentation clinique

EtiologyMechanism and clinical presentationKey Diagnostic Elements
Dysphagie oropharyngée — causes neurologiques
AVC, Parkinson, SLA, myasthénie
Cause la plus fréquente de DOp — lésion des centres de déglutition (cortex insulaire, cortex prémoteur, tronc cérébral — noyau du tractus solitaire, noyau ambigu), des nerfs crâniens moteurs (IX, X, XII) ou des muscles de la déglutition ; AVC : dysphagie dans 40–70 % des AVC aigus (surtout AVC du tronc cérébral et AVC sylvien droit) → risque majeur de pneumonie par aspiration (1re cause de mortalité post-AVC) → dépistage systématique avant toute alimentation orale ; maladie de Parkinson (MP) : dysphagie dans 50–82 % des MP à un stade avancé — troubles de la phase orale (rigidité linguale, tremblements) + retard du réflexe de déglutition + réduction de la propulsion pharyngée → fausses routes silencieuses (sans toux) fréquentes ; SLA (sclérose latérale amyotrophique) : atteinte bulbaire progressive → dysarthrie + dysphagie + dysphonie simultanées — évolution inexorable ; myasthénie grave : fatigue musculaire à l'effort → aggravation de la dysphagie au cours du repas (dysphagie fatigante) + diplopie + ptosis fluctuants ; SEP, paralysie pseudobulbaire, démences avancées Évaluation clinique de la déglutition : test des 3 oz d'eau (DePippo 1992) — si toux ou voix mouillée après déglutition de 90 mL d'eau → risque élevé d'aspiration → arrêt de l'alimentation orale ; vidéofluoroscopie de la déglutition (VFSS — barium swallow modifié) : gold standard pour visualiser toutes les phases et identifier les aspirations silencieuses (sensibilité 93 %) ; fibroscopie de déglutition (FEES — Fiberoptic Endoscopic Evaluation of Swallowing) : visualisation directe sans radiation — pénétration laryngée et aspiration visibles ; bilan neurologique + IRM cérébrale + EMG + tests anticholinestérasiques (myasthénie)
Dysphagie oropharyngée — causes structurelles
Tumeurs ORL, diverticule de Zenker, sténoses
Diverticule de Zenker (diverticule pharyngo-œsophagien) : herniation muqueuse à travers le triangle de Killian (zone de faiblesse entre le muscle thyropharyngien et le cricopharyngien) → poche se remplissant de nourriture → régurgitation d'aliments non digérés (parfois des heures après le repas — aliments reconnaissables) + halitose + toux nocturne + pneumonie d'aspiration récurrente ; dysphagie aux solides progressivement aggravée ; prédominance chez les hommes >60 ans ; tumeurs de l'hypopharynx, du larynx, de la cavité buccale : dysphagie progressive aux solides + odynophagie + dysphonie + adénopathies cervicales + antécédent tabagique/alcoolique + amaigrissement ; bar cricopharyngien (achalasie du cricopharyngien) : hypertonie ou relaxation insuffisante du SOS → blocage pharyngo-œsophagien Endoscopie ORL (nasofibroscopie) : visualisation directe du pharynx, du larynx et de l'hypopharynx — dépistage des tumeurs ORL + évaluation de la mobilité des cordes vocales ; transit pharyngo-œsophagien (radiologie — baryum) : visualisation du diverticule de Zenker — ne pas réaliser l'endoscopie digestive haute sans transit préalable si Zenker suspecté (risque de perforation) ; TDM cervico-thoracique avec injection : bilan d'extension des tumeurs ; biopsies endoscopiques si lésion suspecte
Achalasia of the esophagus
Trouble moteur œsophagien — 1re cause de dysphagie motrice
Destruction sélective des neurones inhibiteurs du plexus myentérique d'Auerbach (NO synthase + VIP — vasoactive intestinal peptide) → absence de relaxation du SOI (hypertension du SOI ≥45 mmHg + absence de relaxation résiduelle intégrée — IRP >15 mmHg) + apéristaltisme de l'œsophage corps → stase œsophagienne → dilatation progressive de l'œsophage ; incidence 1–2/100 000/an ; présentation : dysphagie paradoxale (aux liquides ET aux solides d'emblée — contrairement aux sténoses mécaniques où la dysphagie commence aux solides) + régurgitation d'aliments non digérés + pyrosis atypique (par fermentation du contenu stagnant) + douleurs thoraciques + amaigrissement progressif ; classification de Chicago v4.0 (manométrie haute résolution — HRM) : type I (absence de contractilité + IRP élevé) ; type II (pressurisation panosophagienne) ; type III (spastique — contractions prématurées) Manométrie haute résolution (HRM — gold standard de l'achalasie) : IRP >15 mmHg + apéristaltisme (type I/II) ou contractions prématurées (type III) — classification de Chicago v4.0 ; transit baryté : signe de la « cheminée » (col à la jonction œsogastrique — dilatation œsophagienne sus-jacente) — sensibilité 58 % pour l'achalasie seule ; endoscopie digestive haute (OGD) obligatoire pour exclure une pseudo-achalasie (cancer cardial infiltrant simulant une achalasie — réaliser biopsies cardiales systématiques) ; impédancemétrie-manométrie (FLIP — functional lumen imaging probe) : évaluation de la distensibilité de la JOG
Sténoses œsophagiennes organiques
Cancer, GERD, Schatzki ring, EoE
Cancer de l'œsophage : carcinome épidermoïde (tiers supérieur et moyen — tabac + alcool) ou adénocarcinome (tiers inférieur — endobrachyœsophage — RGO chronique — obésité) → dysphagie progressive aux solides puis aux liquides + amaigrissement rapide + odynophagie ; pronostic sombre (survie à 5 ans : 15–20 % tous stades confondus) — 4e cancer digestif en mortalité ; sténose peptique (RGO chronique) : fibrose cicatricielle du bas œsophage → dysphagie aux solides progressive + pyrosis chronique + IMC élevé ; anneau de Schatzki (anneau muqueux de la JOG) : dysphagie intermittente aux solides (typiquement « steak-house syndrome » — blocage lors de la déglutition de viande mal mastiquée) → diagnostic souvent fortuit à l'endoscopie ; œsophagite à éosinophiles (EoE) : ≥15 éosinophiles/champ HPF sur biopsies œsophagiennes → dysphagie aux solides + impaction alimentaire + pyrosis résistant aux IPP → adulte jeune atopique (allergie alimentaire, asthme, rhinite) Endoscopie digestive haute (OGD) + biopsies étagées (œsophage supérieur + moyen + inférieur) : diagnostic de l'EoE (≥15 éosinophiles/HPF) + cancer + endobrachyœsophage + sténose peptique + anneau de Schatzki ; TDM thoraco-abdominal avec injection + TEP-FDG : bilan d'extension du cancer de l'œsophage (TNM) ; écho-endoscopie œsophagienne : stadification T et N locale du cancer ; pH-métrie + impédancemétrie 24h : confirmation du RGO sous-jacent aux sténoses peptiques et à l'EoE réfractaire aux IPP
Causes médicamenteuses et infectieuses
Œsophagite médicamenteuse, candidose
Œsophagite médicamenteuse (pill esophagitis) : comprimés pris sans eau ou en position allongée → rétention prolongée dans l'œsophage → lésion caustique chimique → odynophagie + dysphagie + douleur rétrosternale aiguë ; médicaments incriminés : doxycycline (la plus fréquente — tétracycline) + bisphosphonates (alendronate, risédronate — CI en position allongée) + AINS + chlorure de potassium + quinidine + ferrosulfate ; candidose œsophagienne : odynophagie prédominante + dysphagie + plaques blanchâtres endoscopiques → chez l'immunodéprimé (VIH CD4 <100, corticoïdes, chimiothérapie) ou après antibiothérapie prolongée ou corticoïdes inhalés (pas de rince-bouche) ; œsophagite herpétique (HSV) et à CMV : immunodéprimé — ulcères œsophagiens profonds Anamnèse médicamenteuse détaillée (doxycycline + position lors de la prise + quantité d'eau) ; OGD : ulcères médio-œsophagiens de taille variable pour l'œsophagite médicamenteuse ; candidose : plaques blanchâtres confluentes — prélèvements mycologiques + examen direct (pseudohyphes et blastospores) ; HSV : ulcères volcaniques punched-out + biopsies (inclusions virales intranucléaires — corps de Cowdry A) ; CMV : ulcères profonds + biopsies (inclusions cytoplasmiques) ; antigénémie CMV + PCR plasmatique chez l'immunodéprimé

Investigations et bilan diagnostique structuré

  • Interrogatoire — orientation clinique initiale : type of food (solids alone → progressive mechanical stenosis; solids AND liquids from the start → motor disorder or severe stenosis); onset and course (progressive → stenosis or cancer; intermittent → EoE or Schatzki ring; sudden → foreign body or food impaction); perceived location (cervical → DOp ; retrosternal → DÅ"); associated symptoms (undigested regurgitation → Zenker or achalasia; chronic pyrosis → GERD/peptic stenosis; weight loss → cancer; coughing on swallowing → false route); medications taken (bisphosphonates, doxycycline); neurological history (stroke, Parkinson's, MS)
  • OGD (œsogastroduodénoscopie) — 1re investigation pour la DÅ" : indicated as 1st-line treatment for any persistent esophageal dysphagia ≥4 weeks; allows: direct visualization of stenoses, tumors, rings, EoE; mandatory staged biopsies of the esophagus (at least 2-4 biopsies per level: proximal, middle, distal) for EoE + cancer + endobrachyœsophagus; DO NOT perform OGD as 1st-line treatment if Zenker diverticulum suspected (risk of perforation) → barium transit initially
  • Manométrie haute résolution (HRM) — troubles moteurs : indicated if OGD normal (no structural cause identified) for dysphagia to solids and liquids; characterizes motility abnormalities (achalasia type I/II/III, diffuse esophageal spasm, malleable/hypercontractile esophagus, hypomotility - SSc, pseudo-obstruction); Chicago classification v4.0; not to be performed until pseudo-achalasia has been ruled out by OGD with cardiac biopsies
  • Transit baryté pharyngo-œsophagien : main indication: suspected Zenker diverticulum or pharyngoesophageal junction anomaly; evaluates pharyngeal and esophageal morphology + swallowing dynamics (with liquid barium and paste); less informative than OGD + HRM for functional and mucosal causes but complementary for complex motor disorders (megaesophagus in advanced achalasia)
  • Cervico-thoraco-abdominal CT + FDG-PET : indicated if esophageal cancer or ENT tumor suspected (extension workup); esophageal echo-endoscopy for local staging (T and N) of esophageal cancer + mediastinal lymph nodes; brain MRI + brainstem MRI if central neurological DOp suspected

Treatments based on etiology

TreatmentMécanisme, technique et indicationEfficacité, suivi et précautions
Endoscopic per-oral myotomy (POEM) and Heller myotomy
Achalasie — traitement de référence
POEM (Per-Oral Endoscopic Myotomy) : section endoscopique des fibres musculaires circulaires du bas œsophage et du SOI via un tunnel sous-muqueux — technique endoscopique mini-invasive (Inoue 2010) ; durée : 60–120 min sous anesthésie générale — hospitalisation 2–3 jours ; myotomie de Heller : myotomie chirurgicale laparoscopique du SOI + fundoplicature antérieure de Dor (prévention du RGO post-myotomie) ; les deux techniques visent à sectionner les fibres musculaires hypertoniantes du SOI → levée de l'obstruction fonctionnelle → amélioration du transit œsophagien POEM : efficacité 90–95 % sur la dysphagie à 2 ans (score d'Eckardt ≤3) — supérieure à la dilatation pneumatique pour l'achalasie type III (spastique) — POET trial (Werner 2019 — Lancet Gastro) ; taux de RGO post-POEM significativement plus élevé que post-Heller (40–60 % de RGO objectif vs 10–20 %) → IPP systématique post-POEM + pH-métrie à 3 mois ; Heller : efficacité 85–90 % à 5 ans ; en cas d'échec : dilatation pneumatique répétée ou injection de toxine botulique (solution temporaire 6–12 mois) ou, en dernier recours, œsophagectomie
Endoscopic dilatation
Sténoses œsophagiennes — achalasie
Dilatation pneumatique (DP) de l'achalasie : ballonnet rigide (Rigiflex — 30/35/40 mm) gonflé sous contrôle radioscopique au niveau du SOI → section des fibres musculaires par distension mécanique radiale — séances successives de calibres croissants ; dilatation aux bougies (Savary-Gilliard) ou aux ballonnets de dilatation (TTS — Through The Scope) pour les sténoses œsophagiennes bénignes (sténose peptique, sténose anastomotique, anneau de Schatzki) — à répéter si resténose (toutes les 4–6 semaines jusqu'à calibre ≥15 mm) ; pose de prothèse métallique auto-expansive (PMAE) si sténose maligne infranchissable non résécable (cancer de l'œsophage — palliatif) Risque principal de la DP : perforation œsophagienne (1–3 % — prise en charge chirurgicale ou conservatrice selon la taille) ; perforation post-dilatation sténose bénigne : <0,5 % avec ballonnets TTS ; la dilatation de l'anneau de Schatzki à ≥16–18 mm est curative dans 80–90 % des cas (résolution durable de la dysphagie) ; pour l'EoE : traitement médical en 1re intention avant toute dilatation (risque de déchirure muqueuse si EoE active non traitée)
IPP et stéroïdes topiques
EoE — RGO — sténose peptique
Stéroïdes topiques déglutis (EoE 1re ligne) : fluticasone propionate (Flixotide MDI — 880 µg/jour en 4 actuations avalées sans spacer — boîte noire inhaler sans inhaler) ou budésonide oral visqueux (préparation magistrale — hydroxyméthylcellulose 10 mg dans 10 mL — Jorveza comprimé orodispersible si disponible) → réduction de l'infiltrat éosinophilique muqueux (histologie de contrôle à 8 semaines — cible <15 éosinophiles/HPF) ; IPP haute dose (ésoméprazole 40 mg × 2/j ou pantoprazole 40 mg × 2/j) : RGO associé à l'EoE + sténose peptique + œsophagite à éosinophiles répondant aux IPP (EoE-PPI) ; régime d'éviction (6-food elimination diet — lait, blé, œuf, soja, noix, fruits de mer) : efficacité 70–80 % dans l'EoE Efficacité des stéroïdes topiques dans l'EoE : rémission histologique 60–70 % (dupilumab Dupixent 300 mg/2 sem — approbation Santé Canada pour l'EoE ≥12 ans 2023 — rémission histologique 59 % — essai PART 3 — pour les formes réfractaires ou stéroïdo-dépendantes) ; suivi EoE : OGD + biopsies à 6–8 semaines pour confirmer la rémission histologique ; surveillance de la candidose œsophagienne si stéroïdes topiques prolongés (rincer la bouche après chaque prise)
Rééducation de la déglutition
DOp neurologique — orthophonie
Prise en charge orthophonique spécialisée (orthophoniste ou speech-language pathologist — SLP) : exercices de renforcement des muscles de la déglutition (exercices de Shaker — élévation de la tête en décubitus dorsal — renforce le muscle géniohyoïdien et améliore l'ouverture du SOS) ; manœuvres compensatoires (flexion du menton — chin tuck — réduit les fausses routes en allongeant la fermeture laryngée) ; modification des textures alimentaires (IDDSI — International Dysphagia Diet Standardisation Initiative — niveaux 0 à 7) et des épaississants de liquides (niveaux 1 à 4) ; stimulation électrique neuromusculaire pharyngée (VitalStim) : efficacité controversée La rééducation orthophonique réduit les pneumonies d'aspiration et améliore la qualité de vie dans la DOp post-AVC (méta-analyse Bath 1999 + Cochrane Geeganage 2012) ; initier dès les premières 24–48h post-AVC (équipe de soins spécialisés AVC) ; nutrition entérale par sonde nasogastrique (SNG) ou par gastrostomie percutanée (PEG) si impossibilité d'alimentation orale sécuritaire ; la décision de PEG dans les pathologies neurodégénératives progressives (SLA, démences avancées) requiert une discussion multidisciplinaire et une réflexion sur les souhaits du patient
Traitement des causes infectieuses et médicamenteuses
Candidiasis, HSV, CMV, pill esophagitis
Candidose œsophagienne : fluconazole 200 mg J1 puis 100 mg/jour × 14–21 jours per os (traitement systémique oral — supérieur aux antifongiques topiques non absorbés) ; si résistance ou candidose réfractaire (Candida glabrata, C. krusei) : voriconazole 200 mg × 2/j ou échinocandines (caspofongine 50 mg/j IV) ; HSV œsophagien : aciclovir 5 mg/kg IV × 8h × 7–14j (immunodéprimé sévère) ou valaciclovir 1 g × 3/j per os si forme modérée ; CMV œsophagien : ganciclovir IV 5 mg/kg × 12h × 14–21j → relais valganciclovir oral 900 mg × 2/j ; pill esophagitis : arrêt du médicament incriminé + sucralfate + IPP — IPP + sucralfate (protection muqueuse) × 4–6 semaines ; prévention : prendre les médicaments avec 200–250 mL d'eau, en position assise ou debout La candidose œsophagienne est une infection opportuniste classante SIDA — rechercher une immunodépression si candidose œsophagienne chez un patient sans facteur de risque évident ; chez les patients sous corticoïdes inhalés (asthme, BPCO) : technique d'inhalation avec rinçage buccal systématique après chaque prise pour prévenir la candidose oro-pharyngée et œsophagienne ; monitoring de la créatinine sous ganciclovir et aciclovir IV (néphrotoxicité)
ℹ️ L'impaction alimentaire aiguë - sudden blockage of a food bolus (usually a piece of meat) in the esophagus, often against a background of EoE or unrecognized Schatzki ring - is an endoscopic emergency. The patient presents with total inability to swallow (including saliva), hypersalivation, distress and sometimes chest pain. Pending urgent endoscopy (within 12h - or immediately if complete obstruction with risk of aspiration): give nothing per os; IV glucagon (1 mg) can be tried (SOI relaxation - modest efficacy - 30-40 % success rate); endoscopy allows bolus extraction or gentle pushing into stomach (push technique) + systematic biopsies to search for underlying EoE. Never administer papaya or cola (risk of perforation and complications).
Drapeaux rouges — Consultation urgente requise

Consult your doctor without delay (endoscopie digestive haute en <2 semaines) si la dysphagie est accompagnée de : involuntary weight loss (>5 % du poids en 3 mois) ; dysphagie rapidly progressive to solids, then to liquids (evolution in weeks) ; odynophagia (pain on swallowing) persistent ; hématémèse ou méléna ; adénopathies cervicales ou sus-claviculaires palpables ; âge >50 ans avec dysphagie d'apparition récente et antécédent de RGO chronique ou tabagisme.

Dial 911 in case of'complete food impaction with total inability to swallow, including saliva (endoscopic emergency - risk of aspiration), or of détresse respiratoire during a meal (massive false route with asphyxia). In patients known to have a stroke or neurological disorder: any toux répétée à la déglutition + fever = aspiration pneumonia → medical emergency.

Consult at Clinique Omicron

Les médecins de Clinique Omicron évaluent les patients présentant une dysphagie — anamnèse structurée pour orienter entre DOp et DÅ", prescription des investigations appropriées (OGD, transit baryté, bilan neurologique), et coordination avec la gastroentérologie, la neurologie et l'orthophonie pour la prise en charge spécialisée. La surveillance des patients sous traitement pour l'EoE, le RGO ou l'achalasie est assurée dans nos points de service au Québec et en télémédecine. Pour prendre rendez-vous, visitez cliniqueomicron.ca.

Le contenu de cette page est fourni à titre informatif uniquement et ne remplace pas l'avis d'un professionnel de santé qualifié. Toute dysphagie persistant plus de 4 semaines doit faire l'objet d'une évaluation médicale et, selon l'orientation, d'une endoscopie digestive haute.

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