Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquemment diagnostiqué chez les hommes au Canada. En 2024, on estimait que plus de 25 000 nouveaux cas seraient identifiés au pays (Société canadienne du cancer, 2024). La bonne nouvelle, c’est que détecté tôt, il se traite dans la grande majorité des cas avec d’excellents résultats. La mauvaise nouvelle, c’est que comme beaucoup de cancers masculins, il est souvent pris en charge tardivement parce que les hommes consultent moins et parlent moins de leur santé.
Le dépistage du cancer de la prostate est un sujet nuancé, avec des avantages et des limites qui méritent d’être compris avant de prendre une décision éclairée.
Ce qu’est la prostate et comment elle change avec l’âge
La prostate est une glande de la taille d’une noix située sous la vessie, autour de l’urètre. Elle produit une partie du liquide séminal. Avec l’âge, la prostate grossit naturellement, un phénomène appelé hyperplasie bénigne de la prostate, ou HBP. Cette hypertrophie bénigne peut comprimer l’urètre et causer des symptômes urinaires : jet faible, mictions fréquentes, urgences mictionnelles, sensation de vidange incomplète. Ces symptômes sont fréquents après 50 ans et ne signifient pas nécessairement la présence d’un cancer.
Le cancer de la prostate se développe dans les cellules glandulaires de la prostate et peut coexister avec une HBP. Sa progression est souvent lente, mais certaines formes sont agressives et nécessitent une intervention rapide.
PSA testing: what it measures and its limitations
L’antigène spécifique de la prostate, ou PSA, est une protéine produite par les cellules de la prostate et mesurable dans le sang par une simple prise de sang. Un taux de PSA élevé peut indiquer un cancer de la prostate, mais aussi une HBP, une prostatite ou une simple inflammation. À l’inverse, un PSA normal n’exclut pas complètement un cancer.
C’est pourquoi le dépistage par PSA est une décision à prendre avec le médecin, en pesant les avantages d’une détection précoce contre les risques de sur-diagnostic et de sur-traitement de cancers qui n’auraient jamais causé de symptômes. Cette décision dépend de l’âge, des antécédents familiaux, de l’origine ethnique et des préférences individuelles.
Les recommandations de dépistage au Canada
L’Association canadienne d’urologie recommande une discussion sur le dépistage par PSA à partir de 50 ans pour les hommes à risque moyen, et dès 40 ans pour ceux avec des antécédents familiaux de cancer de la prostate au premier degré ou d’origine africaine, qui présentent un risque plus élevé. Cette discussion doit être informée et partagée : le médecin présente les bénéfices et les limites du test, et la décision appartient au patient.
Si le PSA est dans des valeurs normales et stables, un suivi tous les deux à quatre ans selon le niveau peut être suffisant. Une élévation du PSA ou une variation rapide dans le temps est généralement plus significative qu’une valeur isolée élevée.
Les symptômes à surveiller
Les symptômes urinaires décrits plus haut méritent une évaluation médicale même en l’absence de dépistage formel. Des douleurs osseuses, une perte de poids inexpliquée ou du sang dans les urines ou le sperme sont des signes qui nécessitent une consultation sans délai. Ces symptômes peuvent indiquer un cancer à un stade plus avancé et appellent une évaluation urgente.
Questions fréquentes sur la santé de la prostate
L’hyperplasie bénigne de la prostate augmente-t-elle le risque de cancer ?
Non, l’HBP elle-même n’est pas un facteur de risque de cancer de la prostate. Les deux conditions peuvent coexister, mais l’une ne cause pas l’autre.
Le toucher rectal est-il toujours nécessaire pour évaluer la prostate ?
Digital rectal examination allows palpation of the prostate and detection of abnormalities in texture or volume. It is complementary to PSA and can detect certain cancers even with a normal PSA. Its use depends on the clinical context and patient preferences.
Are there modifiable risk factors for prostate cancer?
L’alimentation riche en graisses animales et pauvre en légumes, le surpoids et le manque d’activité physique sont associés à un risque plus élevé. Ces facteurs sont modifiables et bénéficient à la santé globale indépendamment du risque prostatique.
When to consult a healthcare professional
Si vous avez 50 ans ou plus et n’avez jamais discuté du dépistage de la prostate avec un médecin, si vous avez des symptômes urinaires qui affectent votre qualité de vie, ou si vous avez des antécédents familiaux de cancer de la prostate, une consultation s’impose.
Un médecin peut discuter avec vous des options de dépistage, prescrire un dosage du PSA si approprié et vous orienter vers un urologue si nécessaire. Une consultation en présentiel ou en teleconsultation at one of our Omicron Clinic au Québec vous permet d’y accéder sans liste d’attente.
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