Fibrome utérin
Présentation clinique, diagnostic et bilan
- Clinical manifestations according to location and size: ménorragies (saignements menstruels abondants) : symptôme le plus fréquent (30–50 % des femmes symptomatiques) — causées principalement par les fibromes sous-muqueux (types 0–2) qui distordent la cavité endométriale + augmentent la surface de l'endomètre + altèrent la contractilité myométriale + favorisent la néovascularisation locale et la fragilité vasculaire — définition objective : pertes sanguines menstruelles >80 mL/cycle ou retentissement sur la qualité de vie — définition pratique : changement de protection >1/heure pendant plusieurs heures consécutives + passage de caillots + durée des règles >7 jours — complications des ménorragies : anémie ferriprive (fréquente — ferritine effondrée + hémoglobine basse) + asthénie + impact socioprofessionnel + isolement social pendant les règles ; douleurs pelviennes et dysménorrhée : dysménorrhée secondaire (règles douloureuses) aggravée par les fibromes sous-muqueux + douleurs pelviennes chroniques en cas de fibromes volumineux + douleurs aiguës par nécrobiose aseptique (infarctus hémorragique d'un fibrome — très douloureux + souvent fébrile — fréquent pendant la grossesse ou sous traitement par agoniste GnRH) ; symptômes de compression des organes adjacents : fibrome volumineux (≥10 cm) ou fibromes multiples — pollakiurie + urgences mictionnelles + rétention urinaire partielle (compression vésicale) + constipation + ténesme + compression urétérale avec hydronéphrose (rare mais possible) + compression veineuse avec œdème des membres inférieurs ; infertilité et complications obstétricales : les fibromes sous-muqueux (types 0–2) réduisent le taux d'implantation + augmentent le risque de fausses couches précoces — les fibromes intramuraux (types 3–4) peuvent réduire la fertilité si >3–4 cm ou multiples — les fibromes sous-séreux (types 6–7) n'affectent généralement pas la fertilité ; complications obstétricales : présentation dystocique + prématurité + décollement placentaire + hémorragie du post-partum (atonie utérine liée aux fibromes) + nécessité de césarienne augmentée
- Diagnostic — échographie pelvienne et imagerie : échographie pelvienne (voie sus-pubienne + endovaginale) : examen de 1re intention — identification + localisation + mesure des fibromes — sensibilité 90–99 % pour les fibromes ≥1 cm — décrire : nombre + localisation FIGO + dimensions (3 mesures) + échostructure (hypoéchogène homogène habituel + calcifications possibles en post-ménopause) + vascularisation au Doppler couleur ; hystérosonographie (échographie de contraste par instillation saline — SCSH) : injection de sérum physiologique dans la cavité utérine sous contrôle échographique → meilleure visualisation de la composante intracavitaire des fibromes sous-muqueux (types 0–2) — utile pour planifier l'hystéroscopie opératoire — sensibilité 95 % pour les fibromes sous-muqueux ; hystéroscopie diagnostique : visualisation directe de la cavité utérine — gold standard pour les fibromes sous-muqueux — permet la biopsie de l'endomètre si anomalie associée — réalisée en consultation (mini-hystéroscopie) ou en salle d'opération ; IRM pelvienne : indiquée si : fibromes multiples ou volumineux (cartographie préopératoire avant myomectomie) + suspicion d'adénomyose associée (endomètre hétérogène — zone jonctionnelle épaissie >12 mm à l'IRM) + suspicion de léiomyosarcome (rare — mais signaux d'alarme : croissance rapide + ménopause + aspect hétérogène à l'IRM + zone nécrotique centrale) + avant embolisation des artères utérines (EAU) + bilan de fertilité ; bilan biologique : NFS (anémie ferriprive secondaire aux ménorragies — Hb + ferritine + CST) + TSH (hypothyroïdie comme cause différentielle des ménorragies) + bHCG (grossesse) + bilan de coagulation si ménorragies sévères depuis l'adolescence (maladie de von Willebrand type 1 — présente dans 13 % des adolescentes avec ménorragies) ; biopsie de l'endomètre : indiquée chez les femmes de ≥45 ans avec ménorragies + chez les femmes plus jeunes avec facteurs de risque de cancer de l'endomètre (obésité + SOPK + anovulation chronique + traitement œstrogénique sans progestatif) — cancer de l'endomètre doit être exclu avant tout traitement conservateur des ménorragies
- Diagnostics différentiels et évaluation de la sévérité : diagnostics différentiels des fibromes utérins : adénomyose (endomètre ectopique dans le myomètre — utérus globuleux + douloureux + dysménorrhée sévère + ménorragies — diagnostic IRM : zone jonctionnelle >12 mm + îlots hyperéchogènes au sein du myomètre à l'échographie — peut coexister avec les fibromes dans 30–50 % des cas) + polypes endométriaux (saignements intermenstruels + ménorragies — diagnostic : hystérosonographie + hystéroscopie — bénins dans 95 % des cas) + grossesse (utérus augmenté de volume — hCG) + cancer de l'endomètre (saignements postménopausiques ou intermenstruels + biopsie endométriale obligatoire) + léiomyosarcome utérin (tumeur maligne du muscle lisse — rare : 0,5 % des tumeurs utérines — prévalence dans les utérus supposés fibromateux : 1/400 à 1/1 000 selon les séries — signaux d'alarme : croissance rapide après la ménopause + symptômes constitutionnels + aspect IRM hétérogène + nécrose) ; évaluation de l'impact des ménorragies : score PBAC (Pictorial Blood Assessment Chart) — quantification semi-objective des pertes sanguines menstruelles — score >100 = ménorragies cliniquement significatives — utile pour documenter le retentissement + suivre l'efficacité du traitement ; questionnaires qualité de vie : UFS-QoL (Uterine Fibroid Symptom and Quality-of-Life questionnaire) — outil validé de mesure du retentissement des fibromes sur la qualité de vie — utile en recherche clinique et pour le suivi
Treatment
| Treatment | Mechanism, molecules, and modalities | Efficacité, résultats et indications |
|---|---|---|
| Traitement médical — contrôle des ménorragies 1re ligne — fibromes asymptomatiques ou peu symptomatiques |
Le traitement médical vise à contrôler les saignements et la douleur sans traiter directement les fibromes — il est proposé en 1re intention chez les femmes avec symptômes modérés, souhaitant préserver leur fertilité ou en attente d'une intervention chirurgicale ; dispositif intra-utérin au lévonorgestrel (DIU-LNG — Mirena 52 mg) : libération locale de lévonorgestrel → atrophie endométriale + réduction des ménorragies de 70–90 % — réduction de l'hémoglobine perdue de 95 % — amélioration de l'anémie en 3–6 mois — efficace si la cavité utérine n'est pas trop déformée par les fibromes (cavité distordue → pose difficile + expulsion) — contre-indiqué si fibrome sous-muqueux type 0–1 déformant la cavité — très efficace dans les fibromes intramuraux et sous-séreux avec ménorragies — durée : 5 ans (Mirena) ; acide tranexamique (Cyklokapron) 1 g × 3–4/j PO pendant les règles (maximum 5 jours/cycle) : antifibrinolytique — réduit les ménorragies de 47–54 % — sans effet hormonal — utilisable chez les femmes souhaitant une grossesse immédiate — peut être associé aux AINS ; AINS (ibuprofène 400–600 mg × 3/j + naproxène 500 mg × 2/j pendant les règles) : inhibition des prostaglandines → réduction des ménorragies de 20–30 % + antalgique — moins efficace que l'acide tranexamique pour les ménorragies — utile si dysménorrhée associée ; contraceptifs oraux combinés (COC) : réduction des ménorragies de 35–50 % + soulagement de la dysménorrhée — option simple et bien tolérée — pas d'effet démontré sur la taille des fibromes (contrairement aux agonistes GnRH) — contre-indication habituelle des COC à respecter (âge + tabac + ATCD thromboemboliques) ; progestatifs oraux en phase lutéale (noréthistérone 5 mg × 3/j de J5 à J26) : réduction des ménorragies de 83 % — alternative au DIU-LNG — souvent moins bien tolérée à long terme (effets androgéniques + prise de poids) | Choix du traitement médical de 1re ligne selon le profil de la patiente : femme souhaitant une grossesse immédiate → acide tranexamique + AINS (pas de contraception) ; femme souhaitant une contraception efficace + contrôle des ménorragies → DIU-LNG (Mirena) si cavité non déformée → COC si DIU contre-indiqué ; fibrome sous-muqueux type 0–1 déformant la cavité → résection hystéroscopique (traitement chirurgical de 1re ligne — pas de DIU possible) ; femme avec anémie sévère préopératoire → traitement préopératoire par agoniste GnRH ou linzagolix (voir traitement hormonal de 2e ligne) pour corriger l'anémie avant chirurgie ; ferrostimulation de l'anémie ferriprive concomitante : fer oral (fumarate ferreux + gluconate ferreux 150–200 mg de fer élémentaire/j) — si intolérance digestive ou mauvaise absorption → fer IV (carboxymaltose ferrique — Ferinject — 500–1000 mg IV en une seule perfusion) — efficacité supérieure au fer oral dans l'anémie sévère liée aux fibromes (Hb <100 g/L) — remboursé RAMQ dans l'anémie ferriprive symptomatique sévère ; surveillance sous traitement médical : NFS + ferritine à 3 mois + évaluation clinique (score PBAC ou questionnaire standardisé) → si échec ou aggravation → passage à la 2e ligne médicale ou chirurgicale |
| Traitement hormonal de 2e ligne — agonistes GnRH et modulateurs sélectifs Réduction volumétrique — préparation à la chirurgie |
Les agonistes de la GnRH (hormone de libération des gonadotrophines) et les antagonistes/modulateurs du récepteur de la GnRH induisent un hypoœstrogénisme profond réversible, entraînant une réduction du volume des fibromes et une aménorrhée ; agonistes GnRH (leuproréline — Lupron Depot + nafaréline + triptoréline — Decapeptyl) : administration IM ou SC mensuelle (leuproréline 3,75 mg/mois IM) ou trimestrielle (11,25 mg) — effet flare-up initial (augmentation paradoxale des estrogènes dans les 2 premières semaines → aggravation possible des saignements avant amélioration) — à partir du 2e mois : aménorrhée dans 90 % des cas + réduction volumétrique des fibromes de 35–65 % en 3–6 mois — utilisés principalement en préopératoire (3 mois) pour réduire les fibromes avant myomectomie ou hystérectomie + corriger l'anémie ; effets indésirables des agonistes GnRH : symptômes de ménopause artificielle (bouffées de chaleur + sécheresse vaginale + insomnie + humeur dépressive) + perte osseuse (réversible à l'arrêt) — add-back therapy (œstrogène + progestérone à faible dose) en cas d'utilisation >3 mois pour limiter la déminéralisation osseuse ; linzagolix (Yselty 200 mg/j PO — antagoniste oral GnRH) : approuvé par Santé Canada (2023) pour le traitement des ménorragies modérées à sévères liées aux fibromes utérins chez les femmes préménopausées — avantages par rapport aux agonistes GnRH injectables : administration orale + pas d'effet flare-up + onset d'action rapide (réduction des saignements dès le 1er cycle) — réduction des ménorragies de 75 % à 24 semaines (essais PRIMROSE 1 et 2) + réduction du volume des fibromes de 30–50 % — add-back therapy (estradiol 1 mg + acétate de noréthistérone 0,5 mg) recommandée si utilisation prolongée (>6 mois) ; ulipristal acétate (Fibristal 5 mg/j PO — modulateur sélectif du récepteur de la progestérone — SPRM) : retiré du marché canadien en 2020 suite à des signalements de lésions hépatiques graves — ne plus prescrire ; rétinaprégline (modulateur SPRM 2e génération) + elagolix (Orilissa — antagoniste oral GnRH) : en développement ou en cours d'évaluation par Santé Canada pour les fibromes | Linzagolix (Yselty) — données des essais PRIMROSE au Canada (2022–2023) : PRIMROSE 1 (sans add-back) : 75 % des femmes avec réponse (pertes <80 mL/cycle) à 24 semaines vs 16 % placebo — réduction médiane des saignements de 90 % — PRIMROSE 2 (avec add-back E2/NETA) : réponse dans 77 % des cas — maintien du bénéfice sur l'os avec add-back — tolérance favorable + effets secondaires de ménopause modérés — remboursement RAMQ du linzagolix : formulaire d'exception disponible depuis 2024 pour les ménorragies modérées à sévères liées aux fibromes — prescrit par le gynécologue ou le médecin de famille après confirmation échosonographique des fibromes ; durée d'utilisation des traitements hormonaux de 2e ligne : agonistes GnRH : maximum 6 mois en préopératoire — rechute à l'arrêt dans 3–6 mois (les fibromes réaugmentent progressivement) — linzagolix : utilisation jusqu'à la ménopause si bien toléré avec add-back + surveillance hépatique annuelle (transaminases) + densitométrie osseuse si >12 mois sans add-back ; choix entre linzagolix et agonistes GnRH : linzagolix oral privilégié si utilisation prolongée souhaitée + patiente ne souhaitant pas de chirurgie + ménopause prochaine (<5 ans) — agonistes GnRH injectables privilégiés si préparation à la chirurgie à court terme (3 mois) + anémie sévère à corriger rapidement |
| Chirurgie conservatrice — myomectomie Préservation utérine — fertilité souhaitée |
La myomectomie est l'exérèse chirurgicale sélective des fibromes avec conservation de l'utérus — traitement de choix chez les femmes souhaitant préserver leur fertilité ou leur utérus, avec symptômes réfractaires au traitement médical ; myomectomie hystéroscopique : traitement de référence des fibromes sous-muqueux types 0, 1 et 2 (<5 cm accessibles par voie endocavitaire) — réalisée sous anesthésie générale ou locorégionale en chirurgie d'un jour — résection à l'anse électrique (résectoscope) ou au morcellateur intra-utérin (MyoSure + TRUCLEAR) — excellents résultats sur les ménorragies (réduction de 70–90 %) et sur la fertilité (amélioration du taux d'implantation et de grossesse) — récidive des symptômes à 5 ans : 15–25 % (nécessité de fibrome résiduel ou de nouveau fibrome) ; myomectomie laparoscopique : fibromes intramuraux et sous-séreux — fibromes ≤8–10 cm (selon l'expertise du chirurgien) + nombre ≤3–4 — réduction des ménorragies + douleurs pelviennes — avantages vs laparotomie : récupération plus rapide (2 semaines vs 4–6 semaines) + moindre adhérence post-opératoire + cicatrice minime — contre-indiqué : morcellement intrapéritonéal en vrac si suspicion de léiomyosarcome (dissémination) → utilisation d'un sac de morcellement (contained morcellation bag) obligatoire si morcellement nécessaire — récidive à 5 ans : 25–35 % ; myomectomie par laparotomie (voie ouverte) : fibromes volumineux (>10 cm) + fibromes multiples (>4) + localisation complexe (fibromes intra-ligamentaires + cervicaux) — récupération plus longue — risque d'adhérences post-opératoires important + cicatrice utérine pouvant nécessiter une césarienne lors des grossesses ultérieures ; délai de grossesse après myomectomie : 3 mois après myomectomie hystéroscopique + 3–6 mois après myomectomie laparoscopique + 6–12 mois après myomectomie par laparotomie (cicatrice utérine à consolider) | Résultats de la myomectomie sur la fertilité : méta-analyses et revues Cochrane : myomectomie hystéroscopique des fibromes sous-muqueux → amélioration des taux de grossesse clinique (OR 2,4) + réduction des fausses couches (OR 0,5) — myomectomie des fibromes intramuraux >3 cm → données moins concluantes mais tendance favorable — pas d'essai randomisé de grande envergure disponible en raison des difficultés éthiques à randomiser les femmes infertiles ; préparation préopératoire : correction de l'anémie (fer IV si Hb <100 g/L) + agoniste GnRH ou linzagolix × 3 mois si fibrome volumineux (réduction du volume + amenorrhée = champ opératoire facilité + moindre perte sanguine) + dépôt de sang autologue possible (pour la myomectomie par laparotomie) ; complications de la myomectomie : hémorragie per-opératoire (transfusion dans 1–5 % des laparotomies) + adhérences post-opératoires + infection + conversion en hystérectomie de sauvetage hémostatique (<1 % des cas — risque à évoquer avec la patiente avant toute myomectomie) + récidive des fibromes (25–35 % à 5 ans — fibromyomatose utérine) ; embolisation des artères utérines (EAU) avant myomectomie : non recommandée avant la myomectomie (risque d'adhérences + nécrose du fibrome rendant l'exérèse plus difficile) |
| Embolisation des artères utérines (EAU) Alternative mini-invasive — conservation utérine sans chirurgie |
L'embolisation des artères utérines (EAU) est une procédure radiologique interventionnelle mini-invasive réalisée sous anesthésie locale + sédation par le radiologue interventionnel — elle consiste à occlure sélectivement les artères utérines par injection de particules embolisantes (microsphères de polyvinyl alcool — PVA — ou trisacryl gélatine) via un cathéter introduit par voie artérielle fémorale ; mécanisme d'action : occlusion des artères utérines → ischémie du myomètre + des fibromes → nécrose de coagulation des fibromes (plus vascularisés que le myomètre normal → infarctus préférentiel des fibromes) → réduction volumétrique des fibromes de 40–70 % en 3–6 mois → réduction des ménorragies + de la pression pelvienne ; technique : artériographie sélective des artères utérines droite et gauche + injection de microsphères calibrées (500–900 µm) sous contrôle fluoroscopique — durée de la procédure : 60–90 min — hospitalisation : 1–2 nuits pour la gestion de la douleur post-procédurale (syndrome post-embolisation : douleurs pelviennes intenses + fièvre + nausées dans les 24–72h suivant la procédure — traitement : AINS + antalgiques IV + parfois morphine) ; résultats à long terme : réduction des ménorragies de 80–90 % + satisfaction des patientes >85 % à 5 ans — réduction de la taille de l'utérus de 40–50 % — taux d'évitement de l'hystérectomie à 5 ans : 75–80 % ; indications préférentielles : fibromes multiples + fibrome volumineux + patiente refusant la chirurgie + comorbidités contre-indiquant l'anesthésie générale + refus de transfusion (Témoins de Jéhovah — procédure non chirurgicale avec perte sanguine minimale) ; contre-indications : désir de grossesse (données de fertilité post-EAU insuffisantes — l'EAU peut altérer la réserve ovarienne par irradiation des ovaires + ischémie ovarienne) + fibrome sous-muqueux pédiculé type 0 (risque d'expulsion du fibrome nécrosé dans la cavité utérine et le vagin) + suspicion de léiomyosarcome + infection pelvienne active + allergie aux produits de contraste iodés | Essai REST (Randomised trial of Embolisation versus Surgical Treatment) — Radiology 2004 + 5-year follow-up — Hehenkamp et al. Fertil Steril 2008 : EAU vs hystérectomie : réduction équivalente des symptômes à 5 ans — satisfaction des patientes comparable — taux de ré-intervention à 5 ans : EAU 32 % vs hystérectomie 0 % (différence attendue car l'hystérectomie est définitive) — durée d'hospitalisation et récupération : avantage EAU (1–2 nuits vs 3–5 jours) ; essai EMMY (EMbolization versus hysterectoMY) — résultats similaires ; disponibilité de l'EAU au Québec : procédure disponible dans les centres hospitaliers tertiaires disposant d'un service de radiologie interventionnelle — CHUM + Hôpital Maisonneuve-Rosemont + CHU de Québec (CHUQ) + certains CISSS-CIUSSS + cliniques privées de radiologie interventionnelle ; ultrasonothérapie focalisée guidée par IRM (MRgFUS — magnetic resonance-guided focused ultrasound) : alternative non invasive — ondes ultrasonores focalisées chauffant et détruisant les fibromes sans incision ni cathéter — séance de 3–4h + disponibilité limitée au Canada (quelques centres) + coûts élevés + remboursement non systématique + critères d'éligibilité stricts (fibromes antérieurs + non calcifiés + pas trop nombreux) |
| Hystérectomie Traitement définitif — symptômes réfractaires |
L'hystérectomie — ablation chirurgicale de l'utérus — est le seul traitement définitif et curatif des fibromes utérins symptomatiques : elle élimine toute possibilité de récidive et est le traitement de choix chez les femmes n'ayant pas ou plus de désir de grossesse, avec symptômes sévères réfractaires aux autres traitements ; voies d'abord de l'hystérectomie pour fibrome : hystérectomie vaginale : voie de choix si utérus de taille modérée (≤12–14 SA) + prolapsus utérin associé + pas de fibrome pédiculé sous-séreux — récupération plus rapide + moins de douleur post-opératoire + pas de cicatrice abdominale ; hystérectomie laparoscopique totale (HLT) : gold standard actuel — utérus de taille modérée à volumineuse (≤18 SA dans les mains expertes) — récupération rapide (2–3 semaines) + douleur moindre + cicatrices minimes — morcellation à l'intérieur d'un sac de confinement (contained power morcellation) obligatoire si utérus ≥12 SA pour extraction par les trocarts ; hystérectomie par laparotomie (voie ouverte) : utérus très volumineux (>20 SA) + fibromes multiples complexes + suspicion de léiomyosarcome (exérèse en bloc sans morcellement) + adhérences pelviennes majeures — récupération plus longue (4–6 semaines) + complications cicatricielles ; conservation des ovaires : recommandée chez les femmes préménopausées de moins de 45 ans si ovaires sains (élimination du risque de ménopause chirurgicale précoce) — après 45 ans ou en cas de risque génétique (BRCA) : discuter la salpingo-ovariectomie bilatérale avec la patiente ; hystérectomie subtotale (conservation du col) : option possible par voie laparoscopique — récupération similaire à l'HLT — frottis cervicaux annuels toujours nécessaires si conservation du col + pas d'indication chez les femmes BRCA+ ou avec antécédent de dysplasie cervicale | Résultats de l'hystérectomie pour fibromes : satisfaction des patientes : 95–98 % — résolution complète et définitive des ménorragies + douleurs pelviennes + compression — qualité de vie améliorée de façon significative et durable — aucune récidive possible ; mortalité opératoire : 0,1–0,2/1 000 (procédure élective) ; complications péri-opératoires : hémorragie (transfusion 1–3 %) + infections (endométrite + cellulite du fond de sac — 3–5 %) + lésions vésicales ou urétérales (<1 %) + thrombose veineuse profonde (prophylaxie systématique : HBPM + bas de compression + lever précoce) + complications anesthésiques ; effets à long terme : ménopause chirurgicale si ovariectomie bilatérale (symptômes vasomoteurs + risque cardiovasculaire + ostéoporose → THM recommandé si <60 ans et pas de contre-indication) + syndrome post-hystérectomie (rare — insuffisance ovarienne précoce par altération de la vascularisation ovarienne même sans ovariectomie — incidence 1–5 %) ; critères d'accès à l'hystérectomie au Québec : indication médicale documentée (fibromes symptomatiques réfractaires + anémie sévère récidivante + symptômes invalidants) + consultation gynécologique obligatoire + consentement éclairé documenté + délai d'attente variable selon le centre (3–18 mois en milieu public) → accès plus rapide en milieu privé via les cliniques chirurgicales privées québécoises |
Saignements menstruels très abondants + vertiges + pâleur + tachycardie → Severe acute anemia due to menorrhagia → urgent medical consultation the same day or emergency room — CBC + ferritin + hemodynamic stabilization.
Douleur pelvienne aiguë sévère et brutale chez une femme avec fibromes connus Aseptic necrosis of a fibroid or torsion of a pedunculated fibroid -> urgent gynecological consultation + pelvic ultrasound.
Croissance rapide d'un fibrome connu après la ménopause + symptômes constitutionnels → Suspicion of leiomyosarcoma → Urgent pelvic MRI + gynecologic oncology consultation.
Consult at Clinique Omicron
Les médecins de Clinique Omicron évaluent les femmes présentant des ménorragies, une douleur pelvienne ou une masse utérine, prescrivent l'échographie pelvienne initiale, initient le traitement médical de première ligne et coordonnent le suivi gynécologique. La prise en charge des fibromes symptomatiques réfractaires est orientée vers le gynécologue pour la planification d'une myomectomie, d'une EAU ou d'une hystérectomie. Des consultations sont disponibles dans plusieurs points de service au Québec et via la télémédecine. Pour prendre rendez-vous, visitez cliniqueomicron.ca.
Le contenu de cette page est fourni à titre informatif uniquement et ne remplace pas l'avis d'un gynécologue qualifié. La prise en charge des fibromes utérins symptomatiques doit être individualisée selon les symptômes, le désir de grossesse, la taille et la localisation des fibromes.
Omicron Clinic
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Treatment within 24-48 hours. In-clinic or telemedicine, anywhere in Quebec.
Insurance receipts. 7j/7. No family doctor required.