Anal fissure
Diagnostic, présentation clinique et diagnostics différentiels
- Présentation clinique et examen proctologique : characteristic symptoms : sharp, stabbing or burning anal pain, typically occurring during defecation and persisting from a few minutes to several hours afterwards (prolonged post-defecatory pain - different from hemorrhoidal pain) - rectorrhagia of small abundance on the toilet paper or in a trickle on the stool (bright red blood - not mixed with the stool) - anal pruritus + permanent anal discomfort in chronic forms - the patient dreads defecation and may deliberately delay bowel movements, thus aggravating constipation (vicious circle) ; clinical examination : anal inspection with gentle spreading of the margins - in the vast majority of cases, the fissure is visible without anoscopy (no need for systematic and painful anoscopy in 1st intention) - Sims position (left lateral decubitus + knee flexion) or genu-pectoral position - fissure margins : clear and sharp (acute fissure) vs. indurated + fibrotic + sentinel mariscus downstream (chronic fissure) - sphincter hypertonicity at edge separation (indirect sign) - fissure is painful to palpation → do not perform rectal touch if fissure visible (unnecessary pain + non-contributory to diagnosis - reserve RT after healing or under local anesthesia); anoscopy: deferred after healing or under local anaesthetic - reserved for atypical cases (lateral fissure + unusual position + suspicion of associated pathology) or to visualize hypertrophic papilla; features suggestive of idiopathic primary fissure: posterior-medial (90 %) or anterior (10 % - female) position + typical post-defecatory pain profile + terrain (constipation + young adult + post-partum) + single fissure + visible fundus + sharp margins (acute) or chronic with sentinel mariscus
- Fissures secondaires — causes à ne pas manquer : maladie de Crohn ano-périnéale : fissures multiples + position latérale + atypique + fissures à fond indéterminable + ulcérations larges et profondes + marisques inflammatoires violacées + fistules + abcès périanaux associés + pas forcément d'hypertonie sphinctérienne — antécédent de MICI ou diarrhée chronique + perte de poids + contexte systémique — coloscopie + biopsies + calprotectine fécale + CRP + bilan nutritionnel — traitement médical de la MICI en 1re intention (corticostéroïdes + immunosuppresseurs + biothérapies anti-TNF) — la sphinctérotomie latérale interne est contre-indiquée dans la MICI (risque d'incontinence anale sévère) ; syphilis anale secondaire ou tertiaire : ulcérations anales indolores ou peu douloureuses + condylomes lata (plaques larges planes verruqueuses) + adénopathies inguinales bilatérales indolores + sérologie syphilis (TPHA + VDRL + FTA-Abs) + PCR Treponema pallidum sur écouvillonnage de l'ulcération ; tuberculose anale : ulcération anfractueuse + fistule anale + sécrétions mucoïdes + contexte immigrant + immunodépression + IDR + IGRA + biopsie (granulomes caséeux) ; carcinome épidermoïde anal : ulcération irrégulière + indurée + bords surélevés + saignements + ADP inguinales + chez le patient avec histoire de condylomes + VIH + immunodépression + partenaires multiples — biopsie obligatoire ; VIH avancé (CD4 <200) : ulcérations anales extensives à CMV + HSV — cultures virales + PCR ; leucémie et hémopathies : ulcérations anales dans le contexte de neutropénie profonde
- Diagnostics différentiels des douleurs anales : thrombosed internal hemorrhoids: sudden pain + bluish swelling visible on inspection + no linear tear - treatment: urgent surgical excision or conservative treatment (NSAIDs + sitz baths) depending on time since thrombosis; anorectal abscess: pulsatile pain + fever + redness + localized induration - surgical emergency (drainage); anal fistula: chronic purulent discharge + pain - proctology for assessment and surgical treatment; fleeting proctalgia (Thiele syndrome): episodic + nocturnal + brief (seconds to minutes) spastic anal pain without visible lesion - treatment: muscle relaxants + biofeedback; coccygodynia: coccygeal pain + aggravated by sitting; actinic rectitis (after pelvic radiotherapy) + solitary rectal ulceration; anal dermatosis (psoriasis + lichen planus + lichen sclero-atrophic + contact dermatitis).
Treatment
| Treatment | Mécanisme, produits et modalités | Effectiveness, results, and precautions |
|---|---|---|
| Conservative treatment — 1st line Fissure aiguë et chronique — mesures hygiéno-diététiques |
Le traitement conservateur est la base de la prise en charge de toute fissure anale — il est proposé en première intention dans les fissures aiguës et en association avec les traitements pharmacologiques dans les fissures chroniques ; régularisation du transit intestinal (mesure fondamentale) : objectif : selles molles, formées, sans effort de poussée — augmentation des apports en fibres alimentaires (25–35 g/j) : fruits + légumes + légumineuses + céréales complètes — augmentation des apports hydriques (1,5–2 L/j) — suppléments de fibres solubles si apports insuffisants : psyllium (Métamucil) 1 càs dans 250 mL d'eau × 2–3/j ou methylcellulose (Citrucel) + augmentation progressive pour éviter les flatulences — laxatifs osmotiques (polyéthylène glycol — PEG — Restoralax 17 g/j dans 240 mL eau × 1/j) ou macrogol (Lax-A-Day) si constipation installée — lactulose 15–30 mL × 1–2/j (alternative) — objectif transit : 1 selle molle/j sans effort ; bains de siège (sitz baths) : immersion des fesses et du périnée dans de l'eau tiède (36–38 °C) × 15–20 min × 2–4 fois/j + après chaque selle — mécanisme : relaxation du sphincter interne (réduction réflexe de l'hypertonie sphinctérienne) + amélioration de la circulation locale + soulagement antalgique direct — eau simple sans additif — ajouter du sel de mer ou bicarbonate de soude si souhait de la patiente mais pas de bénéfice démontré au-delà de l'eau simple chaude — sécher délicatement par tamponnement (ne pas frotter) ; antalgiques locaux et systémiques : crème ou suppositoire anesthésiant topique : lidocaïne 2–5 % gel ou crème (Xylocaïne) — application 15–30 min avant la défécation + après la selle + au coucher — soulagement antalgique local permettant une défécation moins douloureuse — benzocaïne topique (crème Anusol + Preparation H + autres combinaisons) — attention : allergie possible aux anesthésiques locaux (benzocaïne) — durée : maximum 2–4 semaines (risque de dermite de contact par utilisation prolongée) ; acétaminophène 500–1 000 mg × 4/j + AINS (ibuprofène 400 mg × 3/j) PO pour la douleur post-défécatoire — éviter les opioïdes (constipation aggravée) | Taux de guérison du traitement conservateur seul : fissure aiguë (durée <6 semaines) : guérison spontanée sous traitement conservateur dans 40–50 % des cas à 6–8 semaines — le traitement conservateur est suffisant en première intention dans toutes les fissures aiguës ; fissure chronique sous traitement conservateur seul (fibres + laxatifs + bains de siège + anesthésiques locaux) : guérison dans 20–40 % des cas à 8–12 semaines selon les séries — taux insuffisant pour les fissures chroniques → nécessité d'un traitement pharmacologique topique actif (nitroglycérine ou diltiazem ou nifédipine) en association ; résultats des bains de siège — méta-analyse Lund et al. 2006 : pas de différence d'efficacité entre eau simple chaude vs eau avec additifs — les bains de siège améliorent le confort et réduisent la douleur post-défécatoire mais n'augmentent pas les taux de guérison de façon statistiquement significative en comparaison à d'autres mesures actives — ils restent indiqués comme mesure de confort de base ; régularisation du transit intestinal : mesure la plus impactante sur le long terme — prévention des récidives dans 70–80 % des cas si transit normalisé durablement — le traitement des fissures doit toujours s'accompagner d'une gestion à long terme du transit (alimentation + hydratation + activité physique) pour prévenir les récidives |
| Dérivés nitrés topiques — nitroglycérine Sphinctérotomie chimique — 1re ligne pharmacologique |
Les dérivés nitrés topiques (nitroglycérine — glycéryle trinitrate — GTN) constituent le traitement pharmacologique de 1re ligne de la fissure anale chronique dans la plupart des guidelines internationaux (ASCRS + ESCP) ; mécanisme d'action : libération d'oxyde nitrique (NO) localement → relaxation du muscle lisse du sphincter interne → réduction de la pression de repos du canal anal (hypertonie sphinctérienne) → amélioration de la perfusion de la muqueuse anale postérieure ischémique → cicatrisation de la fissure ; formulation et posologie : pommade de nitroglycérine 0,2 % (GTN 0,2 %) — au Canada, la pommade de nitroglycérine à 0,2 % n'est pas disponible sous forme commerciale préparée en routine — elle est préparée par des pharmacies préparatrices (préparations magistrales) ou substituée par les diltiazem/nifédipine topiques disponibles au Canada — application d'une noisette de pommade (1–1,5 cm = environ 375–500 µg) sur la marge anale et le canal anal distal × 2–3/j pendant 6–8 semaines — application avec le doigt ou un coton-tige ; effets indésirables principaux : céphalées (les plus fréquentes — surviennent dans 20–65 % des patients — dose-dépendantes — souvent limitantes pour l'observance) + hypotension orthostatique + flush — réduction à 0,1 % si céphalées intolérables — prendre le traitement en position couchée — débuter à une application le soir au coucher pour limiter les céphalées initiales — CI absolue : association aux inhibiteurs de la phosphodiestérase de type 5 (sildenafil + tadalafil + vardénafil) → hypotension sévère ; durée du traitement : 6–8 semaines — réévaluation à 8 semaines — en cas de récidive après arrêt : nouvelle cure possible | Efficacité de la nitroglycérine topique — méta-analyses (Sanei et al. — Dis Colon Rectum 2009 + Cochrane Review 2012) : taux de guérison de la fissure chronique à 8 semaines : 49–68 % sous GTN 0,2–0,4 % vs 30–40 % sous placebo — réduction de la pression de repos du sphincter interne de 25–35 % sous GTN — récidive après arrêt : 30–40 % à 1 an (la nitroglycérine traite le symptôme mais ne corrige pas le terrain) ; comparaison GTN vs diltiazem topique : méta-analyse Nelson et al. — Cochrane 2012 : efficacité comparable de GTN et diltiazem topique sur les taux de guérison — le diltiazem est mieux toléré (moins de céphalées) → préférence pour le diltiazem au Canada où les deux formulations sont disponibles en préparations magistrales ; comparaison GTN vs toxine botulique : méta-analyse Sajid et al. — J Gastrointest Surg 2008 : taux de guérison légèrement supérieur avec la toxine botulique (73 % vs 60 %) + moins de récidives (18 % vs 42 % à 1 an) mais procédure d'injection plus invasive et coûteuse — la toxine botulique est réservée à la 2e ligne après échec des topiques dans la majorité des algorithmes thérapeutiques ; disponibilité des préparations nitrées au Québec : pommade de nitroglycérine 0,2 % ou 0,4 % disponible sur prescription médicale dans les pharmacies préparatrices (compounding pharmacies) ou certaines pharmacies hospitalières du Québec — prescription en mentionnant « préparation magistrale : nitroglycérine 0,2 % pommade rectale — 30 g » |
| Inhibiteurs calciques topiques — diltiazem et nifédipine Alternative mieux tolérée à la nitroglycérine |
Les inhibiteurs calciques topiques (diltiazem 2 % et nifédipine 0,2–0,3 %) représentent la principale alternative pharmacologique à la nitroglycérine — ils sont souvent préférés en 1re ligne au Canada en raison de leur meilleure tolérance (moins de céphalées) et de leur efficacité comparable ; mécanisme d'action : inhibition des canaux calciques voltage-dépendants du muscle lisse sphinctérien → réduction de l'afflux de calcium intracellulaire → relaxation du sphincter interne → réduction de la pression de repos anale → amélioration de la perfusion ischémique → cicatrisation ; diltiazem topique 2 % pommade ou gel : application d'une noisette × 2/j sur la marge anale et le canal anal distal — durée : 6–8 semaines — disponible en préparation magistrale dans les pharmacies québécoises préparatrices — effets indésirables : légers (brûlures locales transitoires + rares céphalées légères <10 % vs 20–65 % pour la GTN) + peu d'effet systémique à ces doses topiques — pas de contre-indication majeure connue à cette dose topique ; nifédipine topique 0,2–0,3 % pommade : même mécanisme + effets similaires — moins utilisée que le diltiazem au Canada — disponible en préparation magistrale ; diltiazem oral (Cardizem) : également utilisé dans certains cas de fissure chronique réfractaire aux topiques ou si topiques non disponibles — 60 mg × 2/j PO × 8 semaines — efficacité équivalente aux topiques — effets indésirables systémiques plus marqués (céphalées + flush + œdèmes des membres inférieurs + bradycardie) — profil d'effets indésirables moins favorable que le diltiazem topique → préférer la voie topique ; nifédipine orale 20 mg × 2/j PO × 8 semaines : alternative si topique non disponible — mêmes réserves sur les effets systémiques | Données probantes sur le diltiazem topique : essai randomisé Knight et al. — Br J Surg 2001 : diltiazem 2 % topique vs nitroglycérine 0,2 % topique × 8 semaines — taux de guérison : diltiazem 65 % vs GTN 68 % (différence non significative) — céphalées : diltiazem 6 % vs GTN 38 % → supériorité nette du diltiazem sur la tolérance à efficacité équivalente ; méta-analyse Sajid et al. — Tech Coloproctol 2008 : diltiazem topique comparé à sphinctérotomie latérale interne (SLI) : taux de guérison à 6–8 semaines : SLI 89 % vs diltiazem 65 % — mais incontinence anale post-SLI : 0–30 % → rôle du diltiazem comme traitement moins invasif de 1re ligne bien validé, réservant la SLI aux échecs ; place dans l'algorithme au Québec : le diltiazem 2 % topique est devenu le traitement pharmacologique de 1re ligne de la fissure chronique dans la majorité des pratiques québécoises en raison de sa meilleure tolérance et de son efficacité équivalente à la GTN — préparations magistrales facilement accessibles dans les pharmacies préparatrices des grands centres (Montréal + Québec + Sherbrooke + Laval) sur prescription médicale ; durée optimale du traitement et décision de passage à la 2e ligne : si absence de guérison (persistance de la douleur + absence de cicatrisation à l'inspection) à 8 semaines de traitement topique bien conduit → indication à la 2e ligne : toxine botulique (injection par proctologue) ou sphinctérotomie latérale interne (chirurgie) |
| Botulinum toxin (Botox) 2e ligne — fissure chronique réfractaire aux topiques |
L'injection de toxine botulique de type A (Botox — onabotulinum toxin A) dans le sphincter interne de l'anus est le traitement de 2e ligne de référence des fissures chroniques réfractaires au traitement médical topique — réalisée en consultation ou au bloc opératoire (sous anesthésie locale ou générale légère selon la coopération du patient) par un chirurgien colorectal ou un proctologue ; mécanisme d'action : toxine botulique de type A → inhibition de la libération d'acétylcholine aux jonctions neuromusculaires → paralysie chimique réversible du sphincter interne de l'anus → réduction de la pression de repos anale de 25–35 % → levée de l'hypertonie sphinctérienne → amélioration de la perfusion ischémique → cicatrisation de la fissure → durée d'effet : 3–6 mois (puis récupération progressive de la fonction sphinctérienne) ; posologie et technique : 20–50 UI de Botox (onabotulinum toxin A) injectées dans le sphincter interne au niveau de la fissure ou de part et d'autre de la commissure postérieure — certains protocoles utilisent 50–100 UI réparties en 2–4 injections — aiguille fine (25G) sous guidage visuel ou échographique en consultation (sans anesthésie générale systématique si patient coopérant) — procédure de 5–10 min ; effets indésirables : incontinence anale transitoire (gaz + selles molles) dans 1–10 % des cas selon la dose (toujours transitoire et réversible à 3–6 mois) — hématome local + douleur modérée au site d'injection (24–48h) + rare abcès fessier — taux d'incontinence permanente : quasi-nul avec les doses recommandées (<50 UI) ; résultats et récidives : guérison à 6–8 semaines : 60–80 % — récidive à 1 an : 30–40 % après une première injection — 2e injection en cas de récidive efficace dans 60–70 % des récidives — bonne alternative à la sphinctérotomie chirurgicale chez les patients à risque élevé d'incontinence (femme avec antécédent d'accouchement difficile + sphincter anal altéré + manométrie anorectale montrant une pression basse) | Données probantes de la toxine botulique dans la fissure anale chronique : essai randomisé Maria et al. — NEJM 1998 : injection unique de 20 UI de toxine botulique vs injection de sérum physiologique — guérison à 2 mois : 73 % vs 13 % — réduction de la pression de repos anale de 26 % ; méta-analyse Sajid et al. — Int J Colorectal Dis 2011 : comparaison toxine botulique vs sphinctérotomie latérale interne (SLI) : taux de guérison : toxine botulique 73 % vs SLI 89 % — incontinence anale : toxine botulique 0–3 % vs SLI 0–30 % — conclusion : la toxine botulique est légèrement moins efficace que la SLI mais avec un profil de sécurité sphinctérienne très supérieur — recommandée en 1re intention chez les patients à risque d'incontinence (femmes + manométrie basse + antécédents de chirurgie anale) ; disponibilité au Québec : injection de toxine botulique pour fissure anale disponible dans les consultations de proctologie et de chirurgie colorectale des hôpitaux quaternaires (CHUM + Maisonneuve-Rosemont + CHU de Québec) + certaines cliniques privées de chirurgie colorectale — délai d'attente en milieu public : 3–12 mois — accès plus rapide en clinique privée ; remboursement RAMQ : le Botox n'est pas remboursé par la RAMQ pour l'indication fissure anale — coût de la procédure privée : 500–1 500 $ selon le centre et l'anesthésie utilisée |
| Sphinctérotomie latérale interne (SLI) Chirurgie — traitement définitif — fissure réfractaire |
La sphinctérotomie latérale interne (SLI) est l'intervention chirurgicale de référence pour la fissure anale chronique réfractaire — elle consiste en une section partielle contrôlée du sphincter interne de l'anus afin de réduire définitivement l'hypertonie sphinctérienne et de permettre la cicatrisation de la fissure ; technique chirurgicale : réalisée sous anesthésie générale ou rachianesthésie en chirurgie ambulatoire (chirurgie d'un jour dans la majorité des cas) — voie fermée (technique la plus fréquente) : section du sphincter interne par une incision latérale (position 3h ou 9h sur le cadran horaire) sans ouvrir le canal anal — voie ouverte (moins utilisée) : incision latérale avec visualisation directe du sphincter avant section ; étendue de la section : section du sphincter interne sur une hauteur égale à la hauteur de la fissure (section « à hauteur de fissure » — tailored sphincterotomy) ou section jusqu'à la ligne dentée — la section limitée à la hauteur de la fissure réduit le risque d'incontinence par rapport à la sphinctérotomie traditionnelle jusqu'à la ligne dentée ; suites opératoires habituelles : douleur post-opératoire modérée (acétaminophène + AINS) — léger saignement per-opératoire et post-opératoire immédiat — retour à domicile le jour même — reprise du travail : 1–2 semaines pour les professions sédentaires + 3–4 semaines pour les professions physiques — bains de siège post-opératoires recommandés × 4–6 semaines ; fissulectomie (exérèse de la fissure) : peut être associée à la SLI dans les fissures très chroniques (fibrose épaisse + marisque sentinelle volumineuse + papille hypertrophique) — avancée de lambeau rectal (mucosal advancement flap) : alternative à la SLI dans les fissures à pression normale ou basse (Crohn + post-partum + patients à risque élevé d'incontinence) — recouvre la fissure par un lambeau de muqueuse saine sans section sphinctérienne | Résultats de la sphinctérotomie latérale interne : taux de guérison de la fissure chronique : 89–95 % à 6–8 semaines (le traitement le plus efficace disponible) — récidive à long terme : 3–8 % à 5 ans — la SLI a le meilleur taux de guérison de tous les traitements disponibles et le plus faible taux de récidive ; risque d'incontinence anale post-SLI : données de la méta-analyse Mentes et al. + Cochrane Review 2011 — incontinence totale (selles solides) : <1 % — incontinence aux gaz ou selles liquides (soiling) : 0–30 % selon les séries et les techniques — les études récentes avec sphinctérotomie limitée à la hauteur de la fissure (tailored SLI) rapportent un taux d'incontinence significative de 5–10 % à long terme — le risque augmente avec l'age avancé + les femmes multipares + les antécédents de traumatisme obstétrical + les patients avec pression sphinctérienne basse à la manométrie anorectale → ces patients doivent être informés du risque + manométrie anorectale préopératoire recommandée systématiquement avant une SLI chez la femme multipare ; évaluation préopératoire recommandée : manométrie anorectale (mesure de la pression de repos et de compression maximale du sphincter anal) + échographie endoanale (mesure de l'épaisseur du sphincter + recherche de défects sphinctériens) → si défect sphinctérien présent ou pression basse → contre-indication relative à la SLI → préférer l'avancée de lambeau rectal ou la toxine botulique ; contre-indications formelles à la SLI : maladie de Crohn ano-périnéale (risque d'incontinence sévère irreversible + non-cicatrisation) + défect sphinctérien connu + pression sphinctérienne basse à la manométrie (risque majoré d'incontinence) |
Fissure anale + fièvre + douleur pulsatile + induration périanale → associated perianal abscess → urgent surgical consultation - abscess drainage can't wait.
Fissure en position latérale + multiple + récidivante + chez un patient immunodéprimé ou avec diarrhée chronique → secondary fissure to be suspected (Crohn's + HIV + tuberculosis + syphilis) → oriented workup + colonoscopy + serologies.
Rectorragie importante (plus qu'un filet sur le papier) + douleur anale sans fissure visible à l'inspection → differential cause to be ruled out (thrombosed hemorrhoids + rectal cancer + rectitis) → medical consultation without delay.
Consult at Clinique Omicron
Les médecins de Clinique Omicron diagnostiquent et traitent les fissures anales : prescription du traitement conservateur, initiation du diltiazem ou de la nitroglycérine topique en préparation magistrale, et orientation vers le chirurgien colorectal pour la toxine botulique ou la sphinctérotomie en cas de fissure chronique réfractaire. Des consultations sont disponibles dans plusieurs points de service au Québec et via la télémédecine. Pour prendre rendez-vous, visitez cliniqueomicron.ca.
Le contenu de cette page est fourni à titre informatif uniquement et ne remplace pas l'avis d'un professionnel de santé qualifié. Une fissure anale chronique ou réfractaire au traitement médical doit être évaluée par un chirurgien colorectal ou un proctologue.
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