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Le 4 mars marque chaque année la Journée mondiale de l’obésité — une initiative internationale qui vise à transformer la façon dont la société perçoit et traite cette condition. Car malgré les avancées scientifiques des dernières décennies, l’obésité reste encore trop souvent perçue comme une question de volonté plutôt que comme ce qu’elle est réellement : une maladie chronique complexe, influencée par la génétique, la biologie, les hormones, l’environnement et les facteurs psychosociaux.

Au Québec, environ 26 % des adultes vivent avec l’obésité — définie par un indice de masse corporelle (IMC) supérieur à 30 — et plus de 60 % présentent un excès de poids. Ces chiffres ne sont pas le reflet d’un échec individuel : ils reflètent une réalité biologique et environnementale qui mérite une réponse médicale sérieuse. Clinique Omicron accompagne les patients dans leur parcours de gestion du poids dans plusieurs de ses succursales au Québec.

L’obésité : une maladie chronique, pas un choix

La médecine moderne reconnaît l’obésité comme une maladie chronique à part entière depuis plusieurs décennies. Elle est associée à plus de 200 complications médicales, dont le diabète de type 2, les maladies cardiovasculaires, l’hypertension artérielle, l’apnée du sommeil, certains cancers, les maladies articulaires et la stéatose hépatique. Son impact sur la santé mentale est également considérable : dépression, anxiété, isolement social et stigmatisation sont fréquemment rapportés.

Le maintien du poids corporel est régulé par des mécanismes biologiques complexes impliquant de nombreuses hormones — dont l’insuline, la leptine, la ghréline et le GLP-1 — ainsi que le système nerveux central. Lorsque quelqu’un perd du poids, son organisme réagit en augmentant la faim et en réduisant le métabolisme basal pour retrouver le poids de départ — un phénomène appelé résistance métabolique. C’est pourquoi les approches basées sur la seule restriction calorique échouent si souvent à long terme sans soutien médical adapté.

L’évaluation médicale : le point de départ essentiel

Une prise en charge efficace de l’obésité commence toujours par une évaluation médicale complète. Celle-ci permet d’identifier les causes secondaires d’obésité — comme l’hypothyroïdie, le syndrome de Cushing ou le syndrome des ovaires polykystiques — qui nécessitent un traitement spécifique. Elle permet également de quantifier les complications déjà présentes, d’évaluer les facteurs de risque cardiovasculaires et métaboliques, et de personnaliser le plan de traitement.

Le bilan inclut typiquement la mesure de l’IMC et du tour de taille, un bilan sanguin complet avec glycémie à jeun, hémoglobine glyquée, bilan lipidique, bilan thyroïdien et bilan hépatique, ainsi qu’une mesure de la tension artérielle.   Cette évaluation globale est disponible lors d’une consultation médicale dans plusieurs de nos succursales au Québec, sans nécessiter de référence préalable.

Les piliers de la prise en charge de l’obésité

La prise en charge médicale de l’obésité repose sur une approche multimodale. Les modifications du mode de vie — alimentation équilibrée avec déficit calorique modéré, activité physique progressive et travail sur les comportements alimentaires — constituent le socle de tout traitement. L’accompagnement par une nutritionniste ou une diétiste est précieux pour personnaliser les recommandations alimentaires et éviter les régimes restrictifs contre-productifs. La thérapie cognitivo-comportementale peut aider à identifier et modifier les patterns alimentaires émotionnels.

Lorsque les modifications du mode de vie sont insuffisantes pour atteindre une perte de poids cliniquement significative — généralement définie comme 5 à 10 % du poids initial — la pharmacothérapie peut être envisagée en complément, jamais en substitution.

Les nouveaux médicaments GLP-1 : une révolution thérapeutique

L’arrivée des agonistes du récepteur GLP-1 — une classe de médicaments dont font partie le sémaglutide (commercialisé sous les noms Ozempic et Wegovy) et le tirzépatide (Mounjaro) — a profondément transformé le traitement médical de l’obésité. Ces molécules imitent l’action d’une hormone intestinale naturelle qui réduit l’appétit, ralentit la vidange gastrique et agit sur les centres cérébraux de la satiété. Les études cliniques montrent des pertes de poids moyennes de 15 à 22 % du poids corporel sur un an — des résultats sans précédent pour un traitement pharmacologique.

Ces médicaments sont injectables sous-cutanés, administrés une fois par semaine. Ils sont indiqués pour les patients avec un IMC supérieur à 30, ou supérieur à 27 en présence d’une comorbidité liée au poids. Ils ne sont pas remboursés par la RAMQ pour l’indication obésité au Québec — sauf dans certaines conditions pour le diabète de type 2 — mais peuvent être couverts partiellement par certaines assurances privées. Leur coût mensuel au Québec se situe entre 250 et 500 dollars selon la molécule et le dosage.

Questions fréquentes sur la prise en charge de l’obésité au Québec

La chirurgie bariatrique est-elle la seule solution efficace à long terme contre l’obésité ?

Non. Bien que la chirurgie bariatrique — notamment la sleeve gastrectomie et le bypass gastrique — soit l’intervention la plus efficace pour les obésités sévères (IMC supérieur à 40), les nouveaux médicaments GLP-1 offrent des résultats comparables pour une proportion significative de patients, sans les risques chirurgicaux. Pour la majorité des personnes avec un IMC entre 30 et 40, une approche combinant modifications du mode de vie, accompagnement nutritionnel et pharmacothérapie représente aujourd’hui une alternative crédible à la chirurgie.

Est-ce que les médicaments comme Ozempic fonctionnent sans changer ses habitudes de vie ?

Les médicaments GLP-1 sont plus efficaces lorsqu’ils sont combinés à des changements alimentaires et à une activité physique. Utilisés seuls, ils produisent quand même une perte de poids significative chez la majorité des patients, mais les meilleurs résultats — et surtout leur maintien à long terme — sont obtenus dans le cadre d’une approche globale supervisée médicalement. De plus, l’arrêt du médicament sans avoir modifié ses habitudes de vie entraîne souvent une reprise de poids, car les mécanismes biologiques sous-jacents ne sont pas corrigés de façon permanente.

Puis-je consulter un médecin à Clinique Omicron pour une prise en charge de mon poids sans référence ?

Oui. Dans plusieurs de nos succursales au Québec, vous pouvez prendre rendez-vous directement avec un médecin pour discuter de votre poids et de vos objectifs de santé. La consultation comprend une évaluation médicale complète, un bilan sanguin si indiqué, et une discussion sur les options disponibles — incluant la prescription de médicaments si appropriée. Aucune ordonnance ni référence d’un autre professionnel n’est nécessaire.

L’obésité est-elle génétique ? Peut-on vraiment y faire quelque chose ?

La génétique joue un rôle important dans la prédisposition à l’obésité — certaines variations génétiques influencent le métabolisme basal, la régulation de l’appétit et la façon dont l’organisme stocke les graisses. Cela dit, la génétique n’est pas une fatalité : l’environnement, l’alimentation, l’activité physique et les traitements médicaux peuvent moduler significativement l’expression de ces prédispositions. La prise en charge médicale de l’obésité est efficace même pour les personnes ayant une forte composante génétique, à condition d’adopter une approche soutenue et personnalisée.

Obesity management | Clinique Omicron

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Meryem Bougrine
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