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Infectiologie & Dermatologie & Santé publique & Médecine de famille

Mpox (monkeypox)

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Le mpox (anciennement appelé variole du singe — monkeypox) est une maladie infectieuse causée par le virus Monkeypox (MPXV) — un Orthopoxvirus à ADN double brin de la famille des Poxviridae, génétiquement proche du virus de la variole humaine (Variola). Zoonose d'origine africaine (bassins endémiques en Afrique de l'Ouest — clade II — et Afrique centrale — clade I), le mpox a été identifié pour la première fois chez l'humain en République Démocratique du Congo en 1970. En mai 2022, une flambée mondiale sans précédent a éclaté hors des zones endémiques traditionnelles — touchant initialement et principalement les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HARSAH) dans les pays à revenus élevés — avec plus de 90 000 cas confirmés dans plus de 110 pays (OMS 2022). En 2024, une nouvelle flambée du clade I (Ib) en RDC et dans les pays frontaliers a conduit l'OMS à déclarer à nouveau une urgence de santé publique de portée internationale (USPPI). Deux clades principaux existent : le clade I (Afrique centrale — plus sévère — mortalité 3–11 %) et le clade II (Afrique de l'Ouest — moins sévère — mortalité <1 % — responsable de l'épidémie mondiale de 2022). La transmission s'effectue par contact direct avec les lésions cutanées ou muqueuses d'une personne infectée + gouttelettes respiratoires + fomites + contact sexuel (voie principale lors de l'épidémie de 2022). La présentation clinique classique associe fièvre + adénopathies + éruption vésiculopustuleuse ombiliquée évoluant en stades (macule → papule → vésicule → pustule → croûte). Au Québec, l'INSPQ et la DGSP (Direction générale de santé publique) coordonnent la surveillance et la réponse.

Virologie, transmission et présentation clinique

  • Virologie du MPXV, clades et mécanismes de transmission : virologie : MPXV = Orthopoxvirus à ADN double brin + grande taille (200–250 nm) + réplication cytoplasmique (comme tous les Poxvirus) + génome de 196 kb + deux clades principaux : clade I (Ib — sous-clade responsable de la flambée 2024 en RDC) → mortalité 3–11 % + transmission interhumaine plus efficace + clade II (IIa + IIb — responsable de l'épidémie mondiale 2022) → mortalité <1 % dans les pays à revenus élevés + réservoirs animaux : rongeurs africains (écureuils de terre rats gambie atherurus) primates non humains → chats et chiens peuvent être infectés transitoirement mais ne constituent pas un réservoir stable transmission interhumaine contact direct prolongé avec lésions cutanées ou muqueuses d'une personne infectée (voie principale) liquides biologiques (sang salive sécrétions génitales orales anales) gouttelettes respiratoires grande taille (nécessite face — <2 m>3h) + contact sexuel : voie principale lors de l'épidémie de 2022 → lésions génitales + anales + buccales + fomites (literie + vêtements + serviettes + jouets sexuels) + incubation : 5–21 jours (médiane 6–13 jours) + contagiosité : de l'apparition des premiers symptômes jusqu'à la chute de la dernière croûte + asymptomatique : la transmission par les asymptomatiques est possible mais limitée
  • Présentation clinique, stades de l'éruption et formes atypiques : présentation classique — phases successives : phase prodromique (2–4 jours) : fièvre + frissons + céphalées + myalgies + asthénie + lombalgies → adénopathies (caractéristiques du mpox — différencie de la varicelle) : cervicales + inguinales + axillaires → douloureuses + unilatérales ou bilatérales + phase éruptive (7–14 jours) : éruption cutanée débutant sur le visage → puis extension centrifuge vers les paumes + la plante des pieds + les membres + le tronc → lésions synchrones (toutes au même stade au même moment) → différencie de la varicelle (lésions asynchrones) → évolution en stades : macule (plaque plate) → papule (relief) → vésicule (liquide clair) → pustule (liquide trouble) → croûte → desquamation → cicatrice → durée : 2–4 semaines → formes atypiques de l'épidémie 2022 : lésions génitales + anales + buccales isolées ou prédominantes + sans éruption diffuse + moins de lésions (parfois <10) + sans phase prodromique systémique → atypiques vs présentation classique africaine → formes sévères : surinfection bactérienne des lésions + pneumopathie + encéphalite + kératite + sepsis → surtout chez l'immunodéprimé (VIH+ avec CD4 bas + immunosupprimés) + atteinte muqueuse : ulcères oraux + anaux + génitaux + douleurs anales intenses + ténesme + dysphagie

Diagnostic, traitement et vaccination

Appearance / treatmentData, modalities and protocolsReferences and recommendations
Diagnostic — PCR, prélèvements et bilan
PCR Orthopoxvirus mpox — écouvillonnage lésion — prélèvement vésicule pustule croûte — confirmation LNM Winnipeg — NFS CRP — bilan ITSS associé VIH gonorrhée chlamydia — MADO — isolement — notification contacts — déclaration DSP
Diagnostic du mpox — démarche clinique et biologique : diagnostic clinique : éruption vésiculopustuleuse + adénopathies + fièvre + contexte épidémiologique (contact avec un cas confirmé + ou HARSAH + ou voyageur revenant de zone endémique) → toujours envisager le mpox devant une éruption atypique génitale ou anale inexpliquée + prélèvements pour PCR MPXV : écouvillonnage des lésions cutanées (frotter énergiquement la surface d'une vésicule + pustule + ou croûte avec un écouvillon sec) → idéalement prélever la vésicule + le liquide + le fond de la lésion → 2 sites différents si possible + écouvillonnage nasopharyngé ou oropharyngé : si lésions orales + ou symptômes respiratoires + sang : non recommandé en routine → technique : PCR Orthopoxvirus + spéciation MPXV → confirmation au Laboratoire national de microbiologie (LNM — Winnipeg) + délai de résultat : 24–48h habituellement → isolation des cas suspects : jusqu'à confirmation + puis jusqu'à cicatrisation complète de toutes les lésions (chute des croûtes) + bilan complémentaire : NFS + CRP + bilan rénal et hépatique (si tecovirimat envisagé) → bilan ITSS systématique : VIH (Combo Ag-Ac) + syphilis (VDRL + TPHA) + gonorrhée + chlamydia (NAAT) + hépatites B et C → car le mpox se transmet par les mêmes réseaux de transmission que les ITSS → MADO (maladie à déclaration obligatoire) : le mpox est une MADO au Québec → déclaration immédiate à la DSP + traçage des contacts + notification → mesures d'isolement : rester à domicile + éviter les contacts avec les personnes et les animaux de compagnie + couvrir les lésions + port du masque si contact avec d'autres personnes Thornhill 2022 — NEJM : épidémie mondiale 2022 + présentation + diagnostic → référence + Titanji 2022 — NEJM : mpox + prise en charge clinique → INSPQ Québec : mpox + diagnostic + MADO + protocoles → référence provinciale + ASPC (Agence de santé publique du Canada) : mpox + lignes directrices + LNM + Santé Canada : mpox + directives + OMS 2022 + 2024 : mpox + USPPI + CCNI : mpox + vaccination + INESSS Québec + RAMQ : PCR mpox + bilan ITSS → remboursés
Traitement — tecovirimat et soins de support
Tecovirimat TPOXX antivirale — formes sévères — immunodéprimés — soins de support analgésiques — antiseptiques lésions — antibiothérapie surinfection — lidocaïne gel anorectale — cidofovir — vaccinia immunoglobulines VIG — isolement — durée maladie — critères hospitalisation
Traitement du mpox — soins de support et antiviral spécifique : traitement de la grande majorité des cas (immunocompétents avec mpox non sévère) : soins de support : analgésiques + antipyrétiques (ibuprofène + ou paracétamol) → hygiène rigoureuse des lésions (nettoyage doux + antiseptiques locaux type chlorhexidine + ou povidone iodée) → laisser les lésions à l'air si possible + couvrir si risque de contact → antibiothérapie si surinfection bactérienne (céphalexine + ou cloxacilline) → atteinte anorectale douloureuse : gel de lidocaïne 2 % sur les lésions anales + ou suppositoires de paracétamol + ou opioïdes si douleur sévère → soutien psychologique (isolement + stigmatisation) + tecovirimat (TPOXX — antivirale spécifique) : mécanisme : inhibiteur de la protéine VP37 du virus vaccinia → bloque la libération des virions extracellulaires → efficace contre tous les Orthopoxvirus → indications selon les critères INSPQ + ASPC : formes sévères (nombreuses lésions + lésions confluentes + atteinte grave muqueuse + sepsis + pneumopathie + encéphalite) + ou immunodéprimé (VIH avec CD4 <200 + transplant + chimiothérapie + corticoïdes haute dose) + ou lésions dans des zones anatomiques critiques (ophtalmologiques + génitales sévères + anorectales sévères) + posologie : 600 mg × 2/j PO × 14 jours (adulte ≥40 kg) → disponible via accès spécial Santé Canada + programme élargi → cidofovir (Vistide) : antivirale de 2e ligne → formes très réfractaires + toxicité rénale importante → peu utilisé + immunoglobulines vaccinia (VIG) : formes très sévères + ou immunodéprimés graves → accès spécial + hospitalisation : si formes sévères + lésions oculaires + atteinte neurologique + surinfection bactérienne grave + ou incapacité à s'isoler adéquatement Titanji 2022 — NEJM : mpox + traitement + tecovirimat → Grosenbach 2018 — NEJM : tecovirimat + orthopoxvirus → efficacité animale → approbation FDA + Thornhill 2022 — NEJM : mpox + 2022 + prise en charge → INSPQ Québec : tecovirimat + critères d'accès + Santé Canada : tecovirimat → accès spécial + ASPC : mpox + traitement + lignes directrices + CCNI : mpox + traitement + INESSS Québec + RAMQ : tecovirimat → accès spécial Santé Canada + soins de support remboursés
Vaccination — Imvamune et prévention
Imvamune JYNNEOS vaccin — MVA-BN — sous-cutané ou intradermique — 2 doses — 1 dose — prévention pré-exposition — prévention post-exposition PEPV — HARSAH — immunodéprimés — personnel santé exposé — calendrier — efficacité 85 % — effets indésirables — contre-indications
Vaccination contre le mpox — Imvamune (JYNNEOS) : vaccin Imvamune (JYNNEOS — MVA-BN — Modified Vaccinia Ankara) : vaccin vivant atténué de 3e génération → dérivé du virus de la vaccine modifié (MVA) → ne peut pas se répliquer chez l'humain → pas de risque de vaccine secondaire → autorisé au Canada + approuvé FDA pour la prévention du mpox chez les adultes à risque + voies d'administration : sous-cutanée (SC) : 0,5 mL → schéma traditionnel + ou intradermique (ID) : 0,1 mL → 5 fois moins de vaccin par dose → utilisation en contexte de pénurie + même efficacité → schéma vaccinal prévention pré-exposition (PPrEV) : 2 doses à 28 jours d'intervalle → pour les personnes à risque élevé → HARSAH + travailleurs du sexe + personnes multi-partenaires → et personnel de santé à risque (laboratoire + soins aux cas) → prévention post-exposition (PEPV) : 1 dose dans les 4 jours suivant l'exposition (idéalement 14 jours max) → peut réduire la sévérité + ou prévenir la maladie → efficacité : études observationnelles 2022–2023 → Cevik 2023 — NEJM / Vaccines : efficacité ≈ 85 % après 2 doses pour la prévention du mpox symptomatique → 1 dose : protection partielle ≈ 50–60 % → personnes déjà vaccinées contre la variole (avant 1972 au Canada) : protection résiduelle partielle → 1 seule dose peut être suffisante → contre-indications : allergie grave aux composants du vaccin → effets indésirables fréquents : réaction locale (érythème + induration + prurit au site d'injection) + fièvre légère + myalgies → rares : lymphadénopathies + précautions : immunodéprimés sévères (données limitées mais vaccin inactivé → sécuritaire) + grossesse (données limitées → bénéfice/risque à évaluer) + programme vaccinal Québec : INSPQ coordonne la stratégie vaccinale + Santé publique du Québec → vaccin gratuit pour les populations à risque Cevik 2023 — NEJM / Lancet Infectious Diseases : Imvamune + efficacité → 85 % après 2 doses → référence + Wolff Sagy 2023 — Lancet : Imvamune + efficacité observationnelle → Rao 2022 — NEJM : JYNNEOS + vaccination + épidémie + INSPQ Québec : mpox + vaccination + Imvamune + protocole → référence provinciale + Santé Canada : Imvamune → autorisation + ASPC + CCNI (Comité consultatif national de l'immunisation) : mpox + vaccination + lignes directrices canadiennes + OMS 2022 + 2024 : mpox + vaccination + INESSS Québec + RAMQ : Imvamune → gratuit populations à risque + programme vaccinal Québec
ℹ️ Le mpox est une MADO au Québec — toute suspicion impose une déclaration immédiate à la DSP et un traçage des contacts : le diagnostic repose sur la PCR MPXV par écouvillonnage des lésions (vésicule + pustule + croûte). Un bilan ITSS systématique (VIH + syphilis + gonorrhée + chlamydia) est recommandé en raison des réseaux de transmission communs. Le vaccin Imvamune (JYNNEOS) est efficace à 85 % après 2 doses et est disponible gratuitement au Québec pour les populations à risque. Le tecovirimat (TPOXX) est le traitement antiviral pour les formes sévères et les immunodéprimés.
Situations nécessitant une prise en charge urgente ou une consultation spécialisée

Patient avec mpox confirmé ou suspecté + lésion oculaire (kératite + conjonctivite + douleur oculaire) + ou atteinte neurologique (céphalée intense + confusion + méningisme) + ou détresse respiratoire + ou sepsis (fièvre >40°C + hypotension + tachycardie) → forme sévère de mpox → hospitalisation urgente + tecovirimat + consultation infectiologie + ophtalmologie + soins intensifs selon la sévérité.

Patient immunodéprimé (VIH non contrôlé CD4 <200 + transplant + chimiothérapie) + lésions de mpox étendues ou progressives malgré les soins de support + ou mpox confirmé avec nombreuses lésions confluentes → forme sévère sur terrain immunodéprimé → tecovirimat 600 mg × 2/j × 14j + consultation infectiologie urgente + éventuellement cidofovir si réfractaire + renforcement de l'immunosuppression à réévaluer + contrôle de la charge virale VIH.

Contact à haut risque avec un cas confirmé de mpox (contact sexuel + ou contact direct prolongé avec les lésions) dans les 4 jours précédents + non vacciné + ou immunodéprimé → vaccination post-exposition (PEPV) : Imvamune 1 dose dans les 4 jours → contacter la DSP locale + ou la clinique ITSS → tecovirimat prophylactique si immunodéprimé sévère (selon les critères locaux).

Consult at Clinique Omicron

Les médecins de Clinique Omicron reconnaissent les présentations cliniques typiques et atypiques du mpox (éruption vésiculopustuleuse + adénopathies + lésions génitales ou anales), prescrivent la PCR MPXV et le bilan ITSS associé, réalisent la déclaration MADO à la DSP, éduquent sur les mesures d'isolement et de prévention, prescrivent les soins de support et orientent vers le tecovirimat si indiqué, et assurent la vaccination préventive Imvamune pour les populations à risque. Des consultations sont disponibles dans plusieurs points de service au Québec et en télémédecine. Pour prendre rendez-vous, Choose your online service.

Le contenu de cette page est fourni à titre informatif uniquement et ne remplace pas l'avis d'un médecin ou d'un spécialiste en maladies infectieuses. Le mpox est une maladie à déclaration obligatoire au Québec — tout cas suspecté doit être signalé à la Direction de santé publique. Les protocoles et recommandations évoluent rapidement — consulter l'INSPQ et l'ASPC pour les mises à jour les plus récentes.

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